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Midi Labo à Cyceron

  • Post last modified:23 juin 2022
  • Post category:Recherche

Les Midi labo, ce sont des rencontres, le temps d’une pause-déjeuner, entre les laboratoires de recherche et les personnels de l’université. C’est dans ce cadre que Cyceron a ouvert ses portes le mardi 14 juin. Au programme : visite de la plateforme d’imagerie biomédicale et découverte de ses équipements de pointe, dédiés à une exploration approfondie du cerveau humain.

8 000 m² de laboratoires et d’équipements

Le cerveau humain, d’une extraordinaire complexité, n’a pas encore révélé tous ses mystères ! La plateforme Cyceron, ce sont 8 000 m² de laboratoires et d’équipements dédiés à la recherche en neurosciences, pour étudier le fonctionnement et les dysfonctionnements de notre cerveau. La plateforme accueille actuellement 6 unités de recherche spécialisées dans l’étude du vieillissement, de la mémoire, du cancer, et des maladies neurologiques. Elle héberge également 3 sociétés qui, toutes, s’appuient sur l’expérience et les compétences offertes par la plateforme. À Cyceron se mêlent des chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, étudiants, entrepreneurs dans une atmosphère propice à l’émergence de nouvelles idées et de nouveaux projets.

Appareil d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) et d’imagerie par tomographie par émission de positons (TEP) — une technique permettant de mesurer l’activité métabolique ou moléculaire d’un organe grâce aux émissions produites par un produit radioactif injecté au préalable.

Des recherches à toutes les échelles du vivant

Emmené par Loïc Doeuvre, directeur général adjoint de Cyceron, et Mikaël Naveau, ingénieur de recherche, le groupe de quinze participantes a pu appréhender les recherches menées chez l’animal et chez l’Homme, à toutes les échelles du vivant — sur le gène, la cellule, le tissu, l’organe, et le corps. « À Cyceron, les recherches visent à développer des connaissances sur le cerveau humain et sur les maladies qui l’affectent, à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et à développer de nouvelles techniques pour améliorer les diagnostics, » souligne Loïc Doeuvre.

De l’idée jusqu’à sa concrétisation, la [18F] Fludarabine a ainsi été entièrement mise au point à Cyceron par le professeur Louisa Barré, au bout de dix années de recherche. Ce radiopharmaceutique, utilisé lors d’un examen d’imagerie médicale, est aujourd’hui un outil innovant pour repérer très précisément les lymphomes et ainsi améliorer le diagnostic de ce cancer du sang.

Patients et volontaires sont accueillis toute l’année au centre Cyceron dans le cadre de vastes protocoles de recherche. Le programme européen Silver Santé Study, mené par Gaël Chételat, directrice de recherche à l’INSERM, suit 150 volontaires durant 4 ans pour évaluer l’impact d’activités comme la méditation et l’apprentissage de l’anglais sur le cerveau au cours du vieillissement. L’étude Remember, pilotée par le professeur de neurosciences Francis Eustache, est également conduite à Cyceron auprès d’un groupe de 175 personnes incluant 102 personnes directement exposées aux attentats du 13 novembre 2015 — avec pour objectif de mieux comprendre les mécanismes du trouble de stress post-traumatique.

Beaucoup de projets en collaboration y sont menés comme le projet NanoXe mené par BB@C (collaboration PhIND, CERMN et LCS) qui vise à préparer de nouveaux outils diagnostic permettant de réaliser efficacement l’imagerie IRM in vivo des phénomènes de neuro-inflammation en utilisant une technique fondée sur l’utilisation du xénon-129 hyperpolarisé (Xe-HP).

Mikaël Naveau, ingénieur de recherche à Cyceron, dans la salle de l’IRM 7T

Durant une heure, le groupe a évolué dans les différents laboratoires de biologie moléculaire et cellulaire, et salles d’imagerie à résonance magnétique (IRM). Les échanges entre les participantes et les intervenants se sont prolongés autour d’un panier-repas.

Rendez-vous à la rentrée 2022 pour de nouvelles pauses-déjeuners !