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La contribution de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à la conservation de la biodiversité

26 mai · 9h0010h30

Chaire Normandie pour la paix

Cycle de rencontres avec les jeunes chercheurs Gardiens de la paix sur la Terre 

avec François Huleux, docteur en droit, diplômé de l’université Paris-Saclay (France)
et de l’université Laval (Ville de Québec, Canada)

La diversité biologique connaît un schéma d’érosion face auquel la communauté internationale tente de lutter. Depuis quelques années, les communautés locales et autochtones sont reconnues comme un modèle de conservation et d’utilisation durable de cette diversité. Elles recréent, expriment et transmettent des connaissances et pratiques de gestion des ressources naturelles depuis des temps immémoriaux pour certaines. En 2003, la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (ci-après « Convention PCI ») est adoptée afin de préserver ce patrimoine qui est lui aussi sur le point de disparaître en raison de l’acculturation, la mondialisation, la déforestation, etc. Malgré la relation d’interdépendance qui caractérise certains éléments du patrimoine culturel immatériel (ci-après « PCI ») avec les éléments matériels naturels auxquels ils sont associés, la Convention ne guide pas ses Parties vers la reconnaissance et préservation de cette relation. Plus précisément, elle ne guide pas ses Parties vers la conservation et l’utilisation durable de l’ensemble des éléments de la biodiversité nécessaires à la sauvegarde du PCI (réseau de vie).

C’est pourquoi, certains pourraient s’interroger sur la capacité de la Convention PCI à sauvegarder le PCI associé à la biodiversité ? A l’heure de l’extinction des espèces et de la raréfaction des connaissances et pratiques « traditionnelles », il apparaît primordial de faire évoluer la mise en œuvre de la Convention par une révision de ses Directives opérationnelles vers une sauvegarde mieux adaptée au PCI associé à la biodiversité. L’approche par écosystème développée sous l’empire de la Convention sur la diversité biologique (ci-après « CDB ») dont les objectifs sont la conservation, l’utilisation durable de la biodiversité et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources naturelles sert de base à cette proposition de révision des directives de la Convention PCI. L’approche permet de gérer des écosystèmes considérés comme des réseaux de vie dont les Hommes et la diversité culturelle sont un élément à part entière.

Thèse dirigée par Pr. Véronique Guèvremont et Pr. Laurent Neyret
Rencontre animée par Émilie Gaillard, coordinatrice générale de la Chaire d’excellence Normandie pour la Paix

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ID de réunion : 923 6300 4099

Code secret : 222047

 

Détails

Date :
26 mai
Heure :
9h00 – 10h30
Catégorie d’évènement:
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Organisateur

Chaire d’excellence Normandie pour la paix
E-mail :
chairenormandiepourlapaix@unicaen.fr
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Lieu

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