L’UFR SEGGAT et le CREM ont accueilli pendant quatre semaines Philippe Kabore, professeur invité de l’université du Québec à Rimouski (UQAR). Cette présence à UNICAEN s’inscrit dans une dynamique de recherche internationale autour des problématiques de politiques publiques environnementales et des comportements des producteurs en contexte d’incertitude, et face aux impacts économiques du changement climatique.
Une rencontre entre deux spécialistes de l’économie de l’environnement marin
Bruno Drouot, chercheur au CREM-Caen et co-responsable du Master Etudes Socio-économiques Et Développement Durable – ESEDD, et Philippe Kabore, Professeur dans l’Unité départementale des sciences de la gestion à l’UQAR, se sont rencontrés en juillet 2025 à Rimouski. Bruno Drouot a profité de son déplacement au Canada pour présenter un article de recherche, co-écrit avec Jean Bonnet, au 61e colloque de l’Association de Science Régionale de Langue Française (ASRDLF) pour se rendre ensuite sur le campus de Rimouski et échanger à plusieurs reprises avec Philippe Kabore. Cela a été l’occasion pour les deux chercheurs d’initier une collaboration sur leurs thématiques de recherche communes.
Dans le même temps, le Carré international et le Bureau des Relations Internationales de l’UQAR travaillaient activement sur le renforcement de leur partenariat stratégique et lançaient conjointement leur premier appel de cofinancement de thèse en cotutelle. Souhaitant développer des contacts scientifiques dans ce cadre, Bruno Drouot se saisit de cet appel et prend attache avec les chercheurs du programme de gestion des ressources maritimes de l’UQAR. Philippe Kabore répond favorablement à cette sollicitation et les deux chercheurs se rencontrent à Rimouski en juillet 2025.
Des expertises complémentaires et un projet de thèse en cotutelle
Les échanges menés à l’UQAR ont rapidement mis en évidence la complémentarité de leurs approches. Tous deux travaillent sur les questions d’exploitation durable des ressources marines, mais avec des méthodes différentes et complémentaires : analyses qualitatives pour Bruno Drouot, approches quantitatives pour Philippe Kabore.
Dans un champ de recherche relativement restreint, où les spécialistes de l’économie des ressources marines demeurent peu nombreux, cette convergence scientifique est apparue comme une opportunité majeure. Les deux chercheurs ont donc souhaité identifier un sujet de recherche répondant à un double objectif : leur intérêt scientifique commun avec des perspectives d’insertion professionnelle pour le futur doctorant. Cette réflexion a conduit à la définition d’un projet doctoral intitulé : « Perception des risques et adaptation de l’ostréiculture au changement climatique : une comparaison entre la Normandie et le Québec ». Cette thématique répond à des enjeux contemporains majeurs pour les territoires littoraux et suscite déjà l’intérêt des acteurs socio-professionnels de la filière ostréicole en Normandie et au Québec.
Le projet s’inscrit pleinement dans le partenariat stratégique entre UNICAEN et l’UQAR et constitue une illustration concrète des possibilités offertes par les dispositifs de cotutelle internationale. Cette thèse sera dirigée par Philippe Kabore de l’UQAR et Jean Bonnet avec Bruno Drouot (encadrant) pour UNICAEN.
Un séjour à Caen pour consolider la coopération
Dans cette dynamique, Philippe Kabore a bénéficié du statut de professeur invité au sein de l’UFR SEGGAT et du CREM.
Cette immersion lui a permis de découvrir le secteur ostréicole normand à travers plusieurs visites de terrain, mais également de mieux comprendre le fonctionnement du système universitaire français, notamment l’organisation de la formation doctorale.
Au cours de son séjour, il a participé au processus de sélection du futur doctorant en cotutelle, en prenant part aux auditions des cinq candidats présélectionnés et à la sélection de la future doctorante. Il a également assisté au colloque « Recherches sur les transitions écologiques et solidaires ». Il est aussi intervenu dans un séminaire du CREM-Caen pour y présenter un de ses articles de recherche. Une occasion de découvrir les thématiques développées par les chercheurs de l’UFR SEGGAT et du CREM tout en renforçant son réseau scientifique.
Des ambitions scientifiques durables
Au-delà de la mise en place de cette thèse en cotutelle, ce partenariat ouvre de nombreuses perspectives. Les équipes envisagent notamment de renforcer leurs travaux communs à travers la réalisation de publications scientifiques, et le développement de nouveaux axes de recherche.
Cette coopération a également vocation à s’inscrire dans la durée grâce à des mobilités régulières entre la France et le Canada, favorisant la participation à des colloques internationaux et le renforcement des liens institutionnels entre UNICAEN et l’UQAR.