L’Institut universitaire de France (IUF) a dévoilé la liste de ses 200 nouveaux membres, nommés dans le cadre de la campagne 2026. Patrice Camy, Antoine Langeard et Victoria Lebed rejoignent cette prestigieuse institution pour une durée de cinq ans, en considération de la qualité de leur travail scientifique et de leur projet de recherche.
Patrice Camy, professeur des universités · CIMAP
Membre senior, lauréat au titre de la chaire Innovation
Les sources laser visibles et UV sont aujourd’hui de plus en plus demandées dans de nombreux domaines d’application, en particulier pour les traitements médicaux ou la cytométrie en flux, et de nouvelles solutions innovantes utilisant des lasers à état solide (SSL) émettant directement dans le spectre visible font leur apparition. Le projet vise à faire émerger une nouvelle génération de lasers solides dans le domaine spectral visible en s’appuyant sur les savoir-faire de l’équipe Optique Matériaux Lasers (OML) du laboratoire CIMAP. Il s’appuie sur trois axes :
- l’élaboration de matériaux actifs qui sont le cœur de ces sources,
- l’étude approfondie de ces matériaux,
- la mise au point de prototypes de sources laser innovantes en lien direct avec des partenaires industriels.
Antoine Langeard, maître de conférences · COMETE
Membre junior, lauréat au titre de la chaire innovation
Les chutes au cours du vieillissement constituent un problème majeur de santé publique : elles entraînent en France près de trois fois plus de décès que les accidents de la route. Le programme soutenu par l’IUF s’inscrit dans les recherches portées au laboratoire COMETE, à l’interface entre vieillissement, mobilité, et technologie de la santé. Il propose une approche innovante de la prévention des chutes chez les personnes âgées, en articulant :
- l’identification d’une signature globale du risque de chute, allant des marqueurs biologiques aux comportements en conditions réelles,
- le développement d’interventions ciblant notamment les fonctions musculaires et cognitives, en s’appuyant sur l’activité physique adaptée et le développement de nouvelles technologies,
- l’identification des facteurs environnementaux de chute dans l’espace public, en combinant les sciences participatives et l’analyse des signaux psycho-physiologiques issues d’objets connectés.
En reliant le corps, les technologies, les comportements et l’environnement, ce projet ambitionne de transformer des résultats de recherche en outils opérationnels pour les professionnels de santé, les collectivités, les acteurs de la prévention et les usagers eux-mêmes.
Victoria Lebed, maîtresse de conférences · LMNO
Membre junior, lauréate au titre de la chaire fondamentale
Ce projet envisage de bâtir des ponts entre deux communautés qui s’intéressent à la célèbre équation de Yang–Baxter. D’une part il s’agit de physiciens, qui étaient les premiers à découvrir l’importance de cette équation, et qui sont concernés par les solutions linéaires. Côté mathématiques, il s’agit de topologues et algébristes, qui se la sont appropriée, en la reliant à une variété spectaculaire de contextes mathématiques. Pour ces derniers, ce sont les solutions ensemblistes qui se retrouvent naturellement sous le feu des projecteurs, en les éloignant du cadre physique.