Les 12 et 13 février 2026, l’université de Caen Normandie a accueilli la 2ᵉ édition du Symposium en santé mentale et intelligence artificielle, placé sous le patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO. Organisé par Gaël Dias, professeur des universités en informatique et directeur adjoint du GREYC, et Amandine Cayol, professeure des universités en droit privé et chercheuse à l’ICREJ, l’événement a rassemblé chercheurs, doctorants et experts internationaux autour des enjeux scientifiques, éthiques et sociétaux de l’IA appliquée à la santé mentale.
Des recherches innovantes au service de la société et de la prévention
Comment l’intelligence artificielle peut-elle contribuer concrètement à la prévention, à l’accompagnement et à l’inclusion ? À cette question majeure pour les applications de l’IA à la santé, les projets présentés lors du symposium apportent des réponses multiples. Agents conversationnels en santé mentale, analyse des réseaux sociaux, détection du risque suicidaire, accessibilité cognitive ou soutien à l’autonomie des patients : autant de thématiques qui témoignent du dynamisme de la recherche portée par l’université de Caen Normandie et ses partenaires.

Une table ronde a permis de croiser les regards entre chercheurs, professionnels de santé et juristes, renforçant une approche collaborative et interdisciplinaire. L’évènement s’est clôturé par des sessions posters permettant de valoriser le travail des étudiants et doctorants en informatique dans ce domaine, comme la présentation d’A2MIMO : une plateforme pour la surveillance, la détection précoce et le soutien clinique des troubles psychiatriques, ou bien encore la Détection automatique de la réitération suicidaire.
UNICAEN, un pôle d’excellence au croisement de l’IA et de la santé mentale
À travers ce symposium, l’université de Caen Normandie a affirmé son rôle de pôle d’excellence pluridisciplinaire, mobilisant des expertises en informatique, neurosciences, psychiatrie, droit et sciences humaines et sociales. Les différentes sessions ont mis en lumière des recherches de pointe sur le fonctionnement du cerveau, la neuro-éthique, l’analyse de données médicales ou encore la prévention des troubles psychiques.
Les interventions des différents experts ont notamment souligné les défis éthiques et scientifiques liés à l’usage de l’intelligence artificielle en santé mentale : diagnostic assisté par l’IA, identification de profils cognitifs, détection précoce des troubles ou encore encadrement des neuro-technologies. Ces échanges ont illustré l’engagement de tous pour une IA responsable, encadrée et au service de l’humain.
MENTAL.AI@CaeSAR : une ambition collective pour la santé mentale de demain
Ce symposium a également marqué le lancement officiel du projet MENTAL.AI@CaeSAR, une initiative ambitieuse portée par l’université de Caen Normandie en partenariat avec une vingtaine de structures françaises et internationales. Son objectif : structurer un effort de recherche pluridisciplinaire de long terme pour transformer l’approche de la santé mentale et cérébrale grâce à l’intelligence artificielle. En croisant les expertises en informatique, neurosciences, médecine, droit et sciences humaines, le projet vise à développer une médecine plus personnalisée, préventive et participative, capable d’anticiper les troubles, d’accompagner plus finement les patients et d’adapter les prises en charge aux besoins de chacun.