Au cœur des recherches sur les sociétés et les espaces ruraux

Lieu : Mrsh, salle des Actes
Début : 04/05/2010 - 14:30
Responsable(s) scientifique(s) : Phiippe Madeline et Jean-Marc Moriceau

Au programme

  •  Alejandro TORTOLERO, Professeur à l’Université de Iztapalga (Mexique) « Les grandes exploitations mexicaines au XIXe siècle, routine ou innovation agraires ? »
Depuis les travaux pionniers de Sergio de la Peña (1975) jusqu¹aux plus récents de Semo (1998), la modernisation de l'agriculture mexicaine a été étudiée pour montrer que l'hacienda mexicaine était responsable du retard dans les campagnes mexicaines. Ce système développe une économie plus proche des grandes unités féodales que des exploitations capitalistes modernes. Ainsi, à la veille de la révolution, l'hacienda accapare 97 % de la terre tandis que le groupe des propriétaires terriens, une élite de 847 propriétaires, représentent à peine 3 % de la population. Quelle a été la responsabilité de l'hacienda dans la révolution mexicaine ? L'intervention veut démontrer que le modèle de l'hacienda construit par A. Molina Enriquez en 1909 a ancré une représentation erronée des campagnes mexicaines, entre les réformes libérales inscrites dans les leyes de desamortización de 1856, et la révolution qui se poursuit jusqu'à la seconde décennie du vingtième siècle. Si la thèse de l'inefficacité de la grande hacienda reste valable dans quelques régions, les transformations de la fin du 19e siècle, il n'en est pas de même des haciendas des régions d'expansion urbaine et de marchés interconnectés par le système ferroviaire développé durant le porfiriato.
 
  • Daniel DELAHAYE, Professeur de géographie à l’Université de Caen Basse-Normandie, GEOPHEN, UMR 6554 LETG
« L'érosion des sols cultivés. Des processus à l'interface nature société »
Les espaces ruraux du nord-ouest de la France sont depuis trois décennies largement affectés par des processus de ruissellement et d'érosion des terres agricoles. L'ampleur de ces phénomènes connaît depuis le début des années 90 un accroissement inquiétant. En effet aux problèmes classiques de turbidité et de pollution des eaux souterraines sont associés, de plus en plus régulièrement, des phénomènes d'inondations aux conséquences fâcheuses voire catastrophiques pour les populations. Les pratiques agricoles sont largement mises en cause pour expliquer l'aggravation de ces processus. La présentation s'attachera à dresser un état des connaissances scientifiques actuelles sur le sujet mais surtout à mettre en perspective les enjeux actuels et futurs pour les différents acteurs qui sont confrontés à ces risques (agriculteurs, aménageurs, collectivités locales...). 

 

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