Observation des baleines (baleine à bosse)

Pendant l’hiver austral, de mai à octobre, les baleines du Pacifique Sud migrent vers des eaux plus chaudes, ce qui marque la haute saison du tourisme d’observation des mammifères marins. La péninsule de Kaikōura était autrefois un lieu de chasse à la baleine pour les Européens, chasse aujourd’hui interdite en Nouvelle-Zélande. En 1987, la Ngāti Tahu, une iwi maorie de Kaikoura, décide de fonder une entreprise de tourisme d’observation des baleines afin de résoudre les problèmes de chômage de la communauté maorie, basée sur les mythes fondateurs de leur ancêtre Paikea, qui serait arrivé sur l’île sur le dos de la baleine Tohorā.

L’observation des baleines rapporte aujourd’hui 2 milliards de dollars à l’industrie du tourisme et emploie 13 000 personnes dans le monde, soit plus que la chasse de ces cétacés, toujours pratiquée dans certains pays. Elle a généré 20 millions de dollars de recettes en 2006, ainsi que nombre d’emplois indirects. Les animaux peuvent être cependant perturbés par l’arrivée massive de bateaux de tourisme, et des accidents de collision bateau/cétacé ont pu être rapportés, ce qui a conduit les autorités néozélandaises à instaurer un contrôle important de cette activité par le Marine Mammal Protection Regulation en 1992. Des distances de sécurité et un nombre maximum de bateaux et avions à proximité des animaux ont été imposées, si bien qu’aujourd’hui, une seule entreprise est autorisée à envoyer des bateaux observer les baleines qui migrent et les cachalots qui résident dans la première réserve de baleines et phoques du pays à Kaikōura, qui se revendique première destination dédiée à l’écotourisme en Nouvelle-Zélande.

Morgane Esnault

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