Chapitre 64

Capitulum LXIIII1caput 63 1536.

Nereides [les néréides1Les Néréides étaient les nymphes bienveillantes de la mer, filles de Nérée et de Doris. Mais Pline (Plin. nat. 9, 9) certifie que certains en ont vu. La description qui figure dans l’Hortus sanitatis ne permet pas de reconnaître exactement ces figures mythologiques, mais on est aussi bien loin du ver marin qui porte ce nom.] et orcha [l’orque2Pour l’identification de l’orque ou épaulard (Orcinus orca Linné, 1758), voir s. v. Aries. Le nom est donné au neutre ou au féminin par les éditions de 1491 et de Prüss1 d’une part et de 1536 d’autre part.] [+][VB 17, 121 De nereide et orcha [-]][+]

Nereides et orcha2orca 1536 ut semper. [+][VB 17, 121 De nereide et orcha [-]][+]

Renvois internes : Orcha : cf. Aries, ch. 4.

Lieux parallèles : Nereides dans TC, De nereidis (6, 36) ; AM, [Nereides] (24, 86 (45)).
Orcha dans TC, De orcha (6, 39) ; AM, [Orcha] (24, 89 (46)).

poisson

[1] [] VB 17, 121, 1-2 Nota HSIsidore. [] TC 6, 36Les néréides sont de gros animaux marins, au corps tout entier hérissé d’écailles. Et leur apparence présente quelque ressemblance avec l’homme. Lorsque l’une d’elles, reproduisant la condition des mortels, doit mourir, on entend au loin ses gémissements et ses lamentations. [] VB 17, 121, 2On a largement parlé d’elles plus haut, dans le chapitre sur la baleine.

[1] [] VB 17, 121, 1-2 compil.Isidorus3isidorus non hab. VB.4Il n’est fait aucune mention des nereides dans les Étymologies d’Isidore de Séville. La source est Thomas de Cantimpré, dont Vincent de Beauvais n’a repris que quelques morceaux, qu’il a copiés presque à l’identique. Les informations sont empruntées à Plin. nat. 9, 9.. [] TC 6, 36Nereides sunt beluae5belua 1491 Prüss1. marinae toto corpore hirsutiis6hirsutis 1491 Prüss1 hirsutae et 1536. hispidae. Habentque speciem aliquam formatam cum homine. Horum aliqua cum mortalis conditionis imitatrix emori debet, auditur procul gemitus ejus ac planctus7post planctus hab. actor VB2 auctor VBd.. [] VB 17, 121, 2De his8post his hab. autem VB. plenius9plenius… superius : superius… plenius VB. dictum est superius in capitulo Balaena10balaena : de monstris marinis et etiam de orchis in capitulo de balaenis VB.11Les néréides ne sont pas mentionnées dans le chapitre de l’Hortus sanitatis consacré à la baleine (ch. 14). Le renvoi interne n’a pas été composé par l’auteur de l’Hortus sanitatis, mais a été repris en partie seulement à Vincent de Beauvais (voir l’apparat critique), qui le faisait apparaître sous le marqueur Actor. Celui-ci renvoyait au chapitre sur les monstres marins – absent de l’Hortus sanitatis – pour les néréides (VB 17, 100), et à celui sur les baleines (VB 17, 34) pour les orques..

[2] [] VB 17, 121, 3D’après le Liber de natura rerum. [] TC 6, 39, 1-9L’orque, comme le dit Pline, est un monstre marin ; aucun portrait ne saurait en donner l’idée, si ce n’est que c’est une montagne de chair molle. Elle poursuit les baleines d’une haine farouche : armée de dents redoutables, elle fait irruption dans les retraites des femelles et les déchire à coups de dents. Les baleines, incapables de se tourner, inaptes à la contre-attaque, accablées par leur poids, pourvues de nageoires sans force, ne connaissent d’autre ressource que la fuite en haute mer et l’abri de tout l’océan. Face à elles, les orques, aussi tenaces que cruelles, s’efforcent de leur couper la retraite, de massacrer celles qui se sont laissé surprendre dans des passages étroits, de les pousser sur les bancs de sable, de les jeter contre les rochers, etc.

[2] [] VB 17, 121, 3Ex Libro de naturis rerum12Le texte de Thomas de Cantimpré n’est que très peu modifié. Il est délesté cependant d’un long développement théologique et moral sur la baleine et l’orque, allégorie du mal. Les éléments de description viennent de Plin. nat. 9, 12-13.. [] TC 6, 39, 1-9Orchum13orca 1536. monstrum marinum est, ut ait Plinius ; ejus14cujus VB. imago nulla potest exprimi representatione, nisi quod sit mollis15moles VB.16Le terme mollis des éditions de l’Hortus sanitatis est une erreur pour moles de Vincent de Beauvais, conformément à Thomas de Cantimpré, d’où la traduction « une immense masse de chair ». Vérard a bien lu mollis : « il est grandement de mole chair ». L’adjectif n’apparaît pas dans la description de l’orque, déjà faite dans le chapitre sur la baleine, où l’on retrouve les mêmes informations., carnis immensae. Haec17hoc 1536. balaenas gravi odio persequitur : dentibus truculentis secreta feminarum irrumpit18irrumpunt 1491 Prüss1. ac morsu lacerat. Illae vero ad flexum immobiles, ad repugnandum inertes, pondere suo oneratae ac pinnis invalidae, solum noverunt auxilium in altum mare refugere seque toto oceano defendere. Econtra vero orchae19orcae 1536. in malitia pertinaces laborant fugientibus occurrere et incautas angustiis trucidare, in vada urgere, saxis illidere20Voir Verg. Aen. 1, 112, illiditque uadis [sc. naues]., etc.21etc. non hab. VBd..

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1Les Néréides étaient les nymphes bienveillantes de la mer, filles de Nérée et de Doris. Mais Pline (Plin. nat. 9, 9) certifie que certains en ont vu. La description qui figure dans l’Hortus sanitatis ne permet pas de reconnaître exactement ces figures mythologiques, mais on est aussi bien loin du ver marin qui porte ce nom.

2Pour l’identification de l’orque ou épaulard (Orcinus orca Linné, 1758), voir s. v. Aries. Le nom est donné au neutre ou au féminin par les éditions de 1491 et de Prüss1 d’une part et de 1536 d’autre part.

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1caput 63 1536.

2orca 1536 ut semper.

3isidorus non hab. VB.

4Il n’est fait aucune mention des nereides dans les Étymologies d’Isidore de Séville. La source est Thomas de Cantimpré, dont Vincent de Beauvais n’a repris que quelques morceaux, qu’il a copiés presque à l’identique. Les informations sont empruntées à Plin. nat. 9, 9.

5belua 1491 Prüss1.

6hirsutis 1491 Prüss1 hirsutae et 1536.

7post planctus hab. actor VB2 auctor VBd.

8post his hab. autem VB.

9plenius… superius : superius… plenius VB.

10balaena : de monstris marinis et etiam de orchis in capitulo de balaenis VB.

11Les néréides ne sont pas mentionnées dans le chapitre de l’Hortus sanitatis consacré à la baleine (ch. 14). Le renvoi interne n’a pas été composé par l’auteur de l’Hortus sanitatis, mais a été repris en partie seulement à Vincent de Beauvais (voir l’apparat critique), qui le faisait apparaître sous le marqueur Actor. Celui-ci renvoyait au chapitre sur les monstres marins – absent de l’Hortus sanitatis – pour les néréides (VB 17, 100), et à celui sur les baleines (VB 17, 34) pour les orques.

12Le texte de Thomas de Cantimpré n’est que très peu modifié. Il est délesté cependant d’un long développement théologique et moral sur la baleine et l’orque, allégorie du mal. Les éléments de description viennent de Plin. nat. 9, 12-13.

13orca 1536.

14cujus VB.

15moles VB.

16Le terme mollis des éditions de l’Hortus sanitatis est une erreur pour moles de Vincent de Beauvais, conformément à Thomas de Cantimpré, d’où la traduction « une immense masse de chair ». Vérard a bien lu mollis : « il est grandement de mole chair ». L’adjectif n’apparaît pas dans la description de l’orque, déjà faite dans le chapitre sur la baleine, où l’on retrouve les mêmes informations.

17hoc 1536.

18irrumpunt 1491 Prüss1.

19orcae 1536.

20Voir Verg. Aen. 1, 112, illiditque uadis [sc. naues].

21etc. non hab. VBd.

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