Chapitre 43

Capitulum XLIII1caput 43 1536.

Hamius [la bonite à dos rayé1Il semble qu’il y ait ici confusion et que les termes hamio, hamius et hamia, avec ou sans h, ne recouvrent pas la même réalité. L’hamio, onis, d’Isidore de Séville n’est mentionné dans aucun texte classique. Si l’on peut supposer qu’il s’agit du même poisson que l’hamius, le fait qu’il soit saxatile semble interdire de le confondre avec l’amia, ae, de Pline, un poisson qui ressemble au thon, armé de dents redoutables, peut-être, d’après D’Arcy Thompson 1947, 13-14, et De Saint-Denis 1947, 4, la bonite à dos rayé (Sarda sarda Bloch, 1793), qui abonde en mer Noire et en Méditerranée. Ce poisson a possédé de nombreux noms, dont celui de Pelamys d’où pourrait venir le terme (h)amia. Kitchell & Resnick 1999, 1663, s’accordent avec cette identification, mais pensent que les deux poissons, amia et hamius, n’en font qu’un.] et hyrundo [l’hirondelle de mer2L’hirondelle de mer (Hirundichthys affinis Günther, 1886) est un poisson volant fréquent en Méditerranée. De Saint-Denis 1947, 50, l’assimile sans doute à tort au grondin volant (Trigla volitans Linné, 1758), qui, lui, ne vole pas. Sur le problème très complexe des poissons volants, voir s. v. Milagus.] [+][VB 17, 57 De hamio et hirundine [-]][+]

Hamius2hamia 1536. et hyrundo [+][VB 17, 57 De hamio et hirundine [-]][+]

Renvois internes : Hamius : cf. Amnis, ch. 9.

Lieux parallèles : Hamius dans TC, De amio (7, 11) ; AM, [Amius] (24, 11 (10)).
Hyrundo dans TC, De irundine maris (7, 41) ; AM, [Irundo maris] (24, 62 (36)).

poisson

[1] [] VB 17, 57, 1Isidore. [] Isid. orig. 12, 6, 33L’hamio est un poisson saxatile ; il se reconnaît aux bandes pourprées continues qui ornent ses flancs à droite et à gauche, et à d’autres de diverses couleurs ; et on l’appelle hamio parce qu’on ne le pêche qu’à l’hameçon.

[1] [] VB 17, 57, 1Isidorus. [] Isid. orig. 12, 6, 33Hamio saxatilis dextra sinistraque lateribus uirgis puniceis perpetuis aliisque discoloribus designatur ; dictus hamio quia non capitur nisi hamo.Hamio piscis est saxatilis ; dextra sinistraque lateribus virgis puniceis perpetuis aliisque discoloribus designatur ; et dictus est hamio quia non capitur nisi hamo.

[2] [] VB 17, 57, 2Pline, même référence que ci-dessus. [] Plin. nat. 9, 49On appelle amia, ou hamia, un poisson dont on peut observer chaque jour la croissance. En compagnie des thons, ces poissons et les pélamydes entrent dans le Pont-Euxin en bancs pour trouver des nourritures qu’ils apprécient davantage, chaque groupe sous la conduite de son chef.

[2] [] VB 17, 57, 2Plinius ubi supra3Ces observations de Pline viennent d’Aristote (Arist. HA 571 a 13-24 ; 598 a 28-32). Les termes ubi supra sont déjà présents chez Vincent de Beauvais sans plus de pertinence.. [] Plin. nat. 9, 49Amiam uocant cuius incrementum singulis diebus intellegitur. Cum thynnis haec et pelamydes in Pontum ad dulciora pabula intrant gregatim suis quaeque ducibus.Amiam sive4amiam sive non hab. 1536 VBd. hamiam vocant piscem cujus incrementum diebus singulis intelligitur. Cum thinnis haec et pelamides5palamides 1491 Prüss1 VB. in Pontum intrant gregatim ad dulciora pabula, cum suis quaeque ducibus.

Propriétés et indications

Operationes

[3] [] VB 17, 57, 3A. D’après le Liber de natura rerum. [] TC 7, 11L’hamius est, comme le dit Isidore de Séville, un poisson saxatile, c’est-à-dire qu’il porte une pierre à l’intérieur du corps3À propos des poissons qui ont une pierre dans la tête, voir Amnis, ch. 9, Lucius, ch. 53, et Lupus marinus, ch. 54. L’explication erronée donnée ici semble ne pas venir d’Isidore de Séville, qui écrit simplement, sans préciser le sens de l’adjectif, hamio saxatilis – que J. André traduit par « L’amio, poisson de roche » (André 1986, 201) –, mais de Thomas de Cantimpré ou d’Albert le Grand qui donnent ce sens à saxatilis.. Il est très beau, car il a, de chaque côté, comme de petites bandes pourprées continues ; le reste de son corps est de différentes couleurs, agréables à l’œil, et il est entièrement moiré à la manière d’un tissu de soie.

[3] [] VB 17, 57, 3A. Ex Libro de naturis rerum6Vincent de Beauvais suit très fidèlement Thomas de Cantimpré.. [] TC 7, 11Hamius7hamia 1536. est piscis saxatilis, ut ait Isidorus, id est8id est : et 1536. lapidem gerit interius. Hic admodum speciosus est, habens in utroque latere quasi virgulas perpetuo colore puniceas, reliquo vero corpore diversis quidem et gratis coloribus, totus in mo[Prüss1/vue 22] dum panni serici variatus.

[4] [] VB 17, 57, 3B. [] TC 7, 41L’hirondelle de mer ressemble à l’oiseau du même nom. Comme le calmar, elle séjourne dans l’eau, en tant que poisson, tandis qu’avec ses ailes, elle s’élève vers les lieux agréables de l’éther.

[4] [] VB 17, 57, 3B.9Vincent de Beauvais suit de près Thomas de Cantimpré. [] TC 7, 41Hyrundo maris similis est avi hujus nominis. Haec ad modum loliginis in aqua manet10manat VB. ut piscis, et alas habens ad amoena elevatur aetheris11Voir Plin. nat. 9, 82 : Volat hirundo sane perquam similis uolucri, item miluus..

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1Il semble qu’il y ait ici confusion et que les termes hamio, hamius et hamia, avec ou sans h, ne recouvrent pas la même réalité. L’hamio, onis, d’Isidore de Séville n’est mentionné dans aucun texte classique. Si l’on peut supposer qu’il s’agit du même poisson que l’hamius, le fait qu’il soit saxatile semble interdire de le confondre avec l’amia, ae, de Pline, un poisson qui ressemble au thon, armé de dents redoutables, peut-être, d’après D’Arcy Thompson 1947, 13-14, et De Saint-Denis 1947, 4, la bonite à dos rayé (Sarda sarda Bloch, 1793), qui abonde en mer Noire et en Méditerranée. Ce poisson a possédé de nombreux noms, dont celui de Pelamys d’où pourrait venir le terme (h)amia. Kitchell & Resnick 1999, 1663, s’accordent avec cette identification, mais pensent que les deux poissons, amia et hamius, n’en font qu’un.

2L’hirondelle de mer (Hirundichthys affinis Günther, 1886) est un poisson volant fréquent en Méditerranée. De Saint-Denis 1947, 50, l’assimile sans doute à tort au grondin volant (Trigla volitans Linné, 1758), qui, lui, ne vole pas. Sur le problème très complexe des poissons volants, voir s. v. Milagus.

3À propos des poissons qui ont une pierre dans la tête, voir Amnis, ch. 9, Lucius, ch. 53, et Lupus marinus, ch. 54. L’explication erronée donnée ici semble ne pas venir d’Isidore de Séville, qui écrit simplement, sans préciser le sens de l’adjectif, hamio saxatilis – que J. André traduit par « L’amio, poisson de roche » (André 1986, 201) –, mais de Thomas de Cantimpré ou d’Albert le Grand qui donnent ce sens à saxatilis.

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1caput 43 1536.

2hamia 1536.

3Ces observations de Pline viennent d’Aristote (Arist. HA 571 a 13-24 ; 598 a 28-32). Les termes ubi supra sont déjà présents chez Vincent de Beauvais sans plus de pertinence.

4amiam sive non hab. 1536 VBd.

5palamides 1491 Prüss1 VB.

6Vincent de Beauvais suit très fidèlement Thomas de Cantimpré.

7hamia 1536.

8id est : et 1536.

9Vincent de Beauvais suit de près Thomas de Cantimpré.

10manat VB.

11Voir Plin. nat. 9, 82 : Volat hirundo sane perquam similis uolucri, item miluus.

Annotations scientifiques

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