Lire les Chroniques latines dans le manuscrit 211

Liber de apparitione

Revelatio

Le manuscrit 211, composé de 210 feuillets, est un recueil formé au XVIIe siècle à partir de cahiers ayant appartenu à des manuscrits différents. Au dos du manuscrit, on lit Historia Montis Sancti Michaelis et chronicon, mais on le présente le plus souvent sous le titre Historiae Montis Sancti Michaelis volumen majus. Il se compose donc de plusieurs parties d’époques différentes.

Dans la première (f. 1-66v), datée du milieu du XVe siècle (vers 1462), ont été copiés le Liber de apparitione concernant le sanctuaire du Mont Gargan, sous le titre De inventione ecclesie sancti Michaelis in Monte Gargano (f. 1-4v) ; la Revelatio ecclesiae sancti Michaelis archangeli in Monte qui dicitur Tumba, qui commence sans incipit par Postquam gens Francorum… (f. 5-10v) ; les Miracula per beatum Michaelem archangelum patrata in ecclesia que dicitur Tumba, in periculo maris sita, nomine ipsius archangeli fabricata… (f. 11-26), comprenant l’Introductio monachorum et les Miracula sancti Michaelis (I et II), auxquels ont été ajoutés, aux folios 22v-26, le récit de la découverte des reliques de saint Aubert et les deux miracles accomplis par ces reliques, que nous présentons sous le titre de De Translatione et miraculis beati Autberti ; le De scuto et gladio de Baudri de Dol avec l’incipit suivant Relatio domini Baldrici, Dolensis archiepiscopi, de scuto et gladio, que duo Monte sancti Michaelis qui dicitur Tumba oratores admirantur (f. 26-31v) ; la suite des Miracula per beatum Michaelem archangelum patrata… (f. 31v-44).

La dernière partie du manuscrit (f. 156-210), qui a été copiée par le moine Herivardus, au temps de l’abbé Mainard II (991-1009), forme un ensemble de lectures pour les fêtes de saint Michel. Il présente d’abord le Liber de apparitione du Mont Gargan commençant directement par le texte Memoriam beati Michaelis archangeli toto orbe veneranda… (f. 156-161), que nous appellerons désormais le Liber de apparitione. C’est le récit des apparitions de l’archange au Mont Gargan, divisé en sept leçons et suivi de quatre homélies : l’évangile de Matthieu Accesserunt discipuli ad Iesum (18,1-10), le sermon de Claude de Turin sur le premier verset de cet évangile, une homélie sur un passage de l’Apocalypse Factum est magnum praelium in caelo (12,7) et la plus grande partie de l’homélie 34 de Grégoire le Grand sur le monde céleste.

Le manuscrit contient ensuite la Revelatio aecclesiae sancti Michaelis archangeli in Monte qui dicitur Tumba, divisé en huit leçons (f. 180v-188v), suivi également de plusieurs homélies : un sermon incomplet de Bède le Vénérable sur l’évangile de Luc Non est arbor bona (6,43), deux fragments d’homélies du même auteur et deux fragments d’homélies dites d’Augustin, mais en réalité de Césaire d’Arles et d’Eusebius Gallicanus (f. 189-210). Ces sermons sont incomplets en raison de la disparition de plusieurs folios entre les folios 193-194, 195-196, 202-203 et 203-204.