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Pensées 1168 à 1172

M :Montesquieu 1726/1727-1755.
D :Bottereau-Duval 1718-1731.
E :1734-1739.
U :1739.
H :1741-1742.
J :1742.
K :1742-1743.
F :1743.
I :1743.
L :1743-1744.
O :1745-1747.
P :Damours 1748-1750.
Q :1750-1751.
R :Saint-Marc 1751-1754.
S :1754-1755.
V :1754.
JB :Jean-Baptiste Secondat ?-1795.
T :écriture des manchettes 1828-1835

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M : Montesquieu.
D : Bottereau-Duval_1721-1731.
H : 1741-1742.
P : Damours_1748-1750.
E : 1734-1739.
L : 1742-1744.
O : 1745-1747.
T : écriture des manchettes
JB : Jean-Baptiste_Secondat.
J : 1742.
K : 1742-1743.
F : 1743.
E2 :
I : 1743.
R : Saint-Marc_1751-1754.

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Pensées, volume II

1168

Le d [plusieurs mots biffés non déchiffrés] qui des qu’il est commun devient une chose juste :

Main principale M

1169

{f.81v} Je disois la verité n’a point de clients elle n’a que des martirs

- - - - -

Main principale M

1170

Le grand mal de la constitution[1] c’est que touts les eveques avoint conçu l’esperance de faire fortune come au Missicipi come touts les seigneurs au Micissipi [2]

- - - - -

Main principale M

1171

Touts les grands et touts les pet
Je trouve dans Tacite De moribus Germanorum la raison

Eveques

bien naturele de la grande authorite que les evecques gaulois prirent ches les Francs convertis aux christianisme[1] cela estoit dans leurs ancienes moeurs reges ex nobilitate duces ex virtute sumunt nec regibus infinita aut libera potestas... Cæterum neque animadvertere neque vicire vincire neque verberare quemquam quidem nisi sacerdotibus est permissum non quasi in poenam nec ducis jussu, sed velut deo imperante quem adesse bellatoribus credunt[2]

Mis dans les Loix

 :

- - - - -

Le meme Tacite

Tacite

nous fait voir l’origine de notre coutume d’estre toujours armés nihil neque publicæ neque privatæ rei nisi armati agentes[3] :
De meme la coutume de se loüer a la guerre

Loua[n]ge a la guerre

si civitas in qua orti sunt longa pace et otio torpeat plerique nobilium adolescentum petunt ultra eas nationes quæ tum bellum aliquod gerunt[4] :

- - - - -

Main principale M

1172

De ce que Tacite dit des Germains omnibus iis idem habitus[1] cela prouve qu’ils n’avoint point este veincus et qu’ils n’avoint fait qu’envoyer des colonies ailleurs sans en recevoir :

Main principale M


1170

n1.

Cf. nº 1226.

1170

n2.

Montesquieu vise les prélats qui cherchaient à servir leurs intérêts par leur zèle sur la Constitution, comme la haute noblesse par la colonisation de la Louisiane ou Mississipi (« Micissipi ») perçue comme un Eldorado au moment du Système de Law ; voir sa réflexion, à l’occasion de son premier séjour à Rome, sur l’archevêque d’Embrun, Tencin, et l’évêque de Soissons, Languet de Gergy, qui espéraient « le chapeau pour leurs excès sur la Constitution » (Voyages, p. 250).

1171

n1.

Cette réflexion appuyée sur le passage cité de Tacite sera reprise dans L’Esprit des lois (XVIII, 31) pour expliquer l’autorité du clergé et les biens dont sont comblés les évêques sous les rois de la première race, ce qui suscitera la réprobation de Mgr Bottari dans son rapport à la congrégation de l’Index, dans le contexte de la querelle de l’immunité des biens ecclésiastiques (DEL, p. 194-195).

1171

n2.

« Ils choisissent les rois d’après leur noblesse, les chefs d’après leur courage, et les rois n’ont pas un pouvoir illimité ni sans entraves […]. D’ailleurs il n’est pas permis de punir, d’enchaîner, de frapper, sauf aux prêtres, non pas à titre de peine ni sur l’ordre d’un chef, mais comme si le dieu qu’ils croient présent aux côtés des combattants le commandait » (Tacite, La Germanie, VII, 1-2 ; nous traduisons) ; cf. EL, XVIII, 30, note (a) ; 31, note (b). Montesquieu utilise à plusieurs reprises le début de la citation de Tacite (nº 1302, 1548, 1906 ; EL, XXXI, 4, note (a)), constamment allégué par les « germanistes » pour soutenir l’idée que le pouvoir des rois sous la première race n’était pas absolu ; voir Henri de Boulainvilliers, Histoire de l’ancien gouvernement de la France, La Haye et Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, 1727, t. I, p. 28 – Catalogue, nº 2912 ; Dissertation sur la noblesse de France, dans Essais sur la noblesse de France, Amsterdam, 1732, t. II, p. 32 – Catalogue, nº 2912 bis.

1171

n3.

« Ne traitant d’aucune affaire, ni publique ni privée, sans être armés » (Tacite, La Germanie, XIII, 1 ; nous traduisons). Voir EL, XVIII, 26, note (a).

1171

n4.

« Si la cité où ils sont nés s’engourdit dans une longue paix et dans l’oisiveté, la plupart des jeunes gens de la noblesse gagnent les pays qui ont alors quelque guerre » (Tacite, La Germanie, XIV, 3 ; nous traduisons). Sur la nature et le sens des emprunts à Tacite, voir Catherine Volpilhac-Auger, Tacite et Montesquieu, Oxford, Voltaire Foundation, 1985.

1172

n1.

« De là cette même apparence physique […] chez tous » (Tacite, La Germanie, IV ; nous traduisons). Dans ce passage, Tacite acquiesce à l’idée que les Germains sont des peuples qui ne se sont pas mêlés à d’autres par des « mariages étrangers ».