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Pensées 1311 à 1315

M :Montesquieu 1726/1727-1755.
D :Bottereau-Duval 1718-1731.
E :1734-1739.
U :1739.
H :1741-1742.
J :1742.
K :1742-1743.
F :1743.
I :1743.
L :1743-1744.
O :1745-1747.
P :Damours 1748-1750.
Q :1750-1751.
R :Saint-Marc 1751-1754.
S :1754-1755.
V :1754.
JB :Jean-Baptiste Secondat ?-1795.
T :écriture des manchettes 1828-1835

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M : Montesquieu.
D : Bottereau-Duval_1721-1731.
H : 1741-1742.
P : Damours_1748-1750.
E : 1734-1739.
L : 1742-1744.
O : 1745-1747.
T : écriture des manchettes
JB : Jean-Baptiste_Secondat.
J : 1742.
K : 1742-1743.
F : 1743.
E2 :
I : 1743.
R : Saint-Marc_1751-1754.

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Pensées, volume II

1311

I said of[1] mad de L. ceux qui entendent parler de vous vous admirent ceux qui vous voyent vous aiment :

- - - - -

Main principale M

1312

Le grand martire de que la honte, lorsque l’on souffre dans son caractere ;

Main principale M

1313

[Passage à la main E] Jean d’Antioche dit que Dioclétien offensé contre les Egyptiens fit bruler tous leurs livres anciens

Livres brulés

de chemiâ auri et argenti conscriptos[1] pour qu’ils n’eussent pas sujet de se revolter et ne leur vint de trop grandes richesses

Pierre philosophale

. Ext. Hist. un.[2] p 311. vº
* Cette maladie est donc bien ancienne et il n’est pas vrai comme quelques uns ont dit qu’elle soit moderne[3].

Passage de la main M à la main E

1314

{f.179v} Hidropisië

Hidropisie, maladie commune a la mer du Sud[1], le capitaine Dampierre tom. Ier p 193[2] dit, plusieurs des nôtres êtoient morts de cette maladie (il êtoit dans cette mer) on me mit sous le sable chaud dont on me couvrit jusqu’à la tête. Je souffris cette chaleur pendant demie heure aprés quoi l’on me retira et l’on me laissa suer dans une tente je suay prodigieusement pendant que je fus dans le sable et je suis persuadé que cela me fit beaucoup de bien car je me sentis mieux bientôt aprés

Hydropisie

.
Il dit ensuite que l’extreme diette qu’il fut obligé de faire sur le vaisseau allant de la mer du Sud aux isles des Larrons[3] acheva de le guerir c’est dans ce même volume[4] ce remede a sans doute êté negligé comme tous les remedes violents que les malades refusent d’un côté et que les medecins qui ne veulent pas hazarder leur reputation craignent de donner de l’autre[5].
Ceci doit être mis a la suitte d’un passage d’Aulugele l. 19 ch. 8.[6]

Aulugelle

qui parle de la cure de l’hidropisie d’un homme gueri par du sable chaud. Il n’explique pas comment.

Main principale E

1315

{f.180r} On trouvera qu’en donnant mon jugement sur divers auteurs

Auteurs

je loüe plus que je ne critique. Je n’ai guêre donné mon jugement que sur les auteurs que j’estimois[1] n’ayant guêre lu autant qu’il m’a êté possible que ceux que j’ai cru les meilleurs.
D’ailleurs sans afficher icy de beaux sentimens j’ay êté si tourmenté toute ma vie par ces petits beaux esprits qui m’ont rompu la tête de leurs critiques de ce qu’ils ont mal lu, et de ce qu’ils n’ont pas lu, que je crois leur devoir en partie le plaisir singulier que je trouve à voir un ouvrage excellent a voir un ouvrage bon qui aprochera peut être de l’excellent, à voir même un ouvrage mediocre qu’on pourra rendre bon.
{f.180v} D’ailleurs j’avoüe je n’ay aucune predilection pour les ouvrages anciens ou nouveaux et toutes les disputes a cet egard ne me prouvent autre chose si ce n’est qu’il y a de très bons ouvrages et parmi les anciens et parmi les modernes.

Main principale E


1311

n1.

« Je disais de […] ».

1313

n1.

« […] écrits sur la chimie de l’or et de l’argent » (Polybii, Diodori Siculi, Nicolai Damasceni, Dionysii Halicar., Appiani Alexand. Dionis et Joannis Antiocheni excerpta ex collectaneis Constantini Augusti Porphyrogenetæ, H. de Valois (éd.), Paris, M. Dupuis, 1634, p. 835 ; nous traduisons) ; sur ce recueil, dont Montesquieu a fait un extrait mentionné au nº 2191, voir Spicilège, nº 514 ; Pensées, nº 1719, 1788.

1313

n2.

L’Histoire universelle désigne un recueil perdu d’extraits d’ouvrages historiques ; cf. nº 1503 et 2191.

1313

n3.

Ce commentaire de Montesquieu concerne l’article nº 1314.

1314

n1.

La mer du Sud désigne la partie méridionale de l’océan Pacifique, qui baigne la côte sud du Mexique (Michel-Antoine Baudrand, Dictionnaire géographique universel, Amsterdam – Utrecht, F. Halma – G. Van Water, 1701, art. « Sud »).

1314

n2.

Le passage reproduit précisément le paragraphe que William Dampier (1651-1715) consacre à cet épisode (Nouveau voyage autour du monde, Amsterdam, veuve P. Marret, 1711, t. I, p. 293 – Catalogue, nº 2740).

1314

n3.

Les îles des Larrons (Ladrones chez Dampier) dans l’archipel de Saint-Lazare, aujourd’hui îles Marianne (Michel-Antoine Baudrand, Dictionnaire géographique universel, Amsterdam – Utrecht, F. Halma – G. Van Water, 1701, art. « Larrons »).

1314

n4.

Il s’agissait d’une diète involontaire, les provisions faisant défaut lors du trajet qui menait aux îles des Larrons (Nouveau voyage autour du monde, Amsterdam, veuve P. Marret, 1711, t. I, p. 298).

1314

n5.

Voir nº 1121.

1314

n6.

Aulu-Gelle, Nuits attiques, XIX, 8 (Catalogue, nº 1822-1823).

1315

n1.

Au XVIIe siècle, la critique des défauts était, à l’inverse, souvent jugée plus efficace que celle des beautés : voir par exemple les premiers paragraphes des Sentiments de l’Académie française sur la tragi-comédie du Cid de Chapelain, rédigés en 1638 (édités par Georges Collas d’après le manuscrit de la BNF, Paris, A. Picard, 1912, p. 1-3).