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Dernière modification le 22/10/2019

Joëlle LEBREUILLY
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 joelle.lebreuilly@unicaen.fr

Maître de conférences émérite en psychologie

Membre associé de l'équipe CERREV

Membre de l’InterPsy Université de Lorraine

Publications

Les 5 publications les plus significatives

1- Dans l’article de 1989, La place du discours dans la situation de soumission forcée, je m’intéresse à la place du discours persuasif que le sujet est tenu d’élaborer dans le processus de rationalisation (ici un changement d’attitude). Les résultats des expériences de l’étude montrent clairement que le discours est une activité qui reflète, comme n’importe quel autre comportement, les effets de la motivation dus à l’engagement dans la situation de soumission forcée avec apprentissage, ainsi le fait que les sujets « engagés » énoncent plus d’arguments n’est pas directement lié à une diminution de la dissonance.

2- Dans l’article de 2005a, La perception enfantine des rôles de sexe : quelles différences avec les adultes, les sujets, des enfants de 7-8 ans et des adultes (des étudiants) devaient évaluer des transgressions de rôles de sexe réalisées par des hommes et par des femmes, puis se positionner au regard des explications biologiques, sociales ou personnelles des différences entre sexes. Les résultats montrent que :1) contrairement aux adultes qui ne font pas de différences, les enfants acceptent mieux les transgressions de rôles de sexe quand elles sont réalisées par des hommes que par des femmes ; 2) les enfants privilégient les explications biologiques et personnelles de l’origine des différences entre sexe, les adultes, les explications sociales ; 3) chez les adultes uniquement, la tolérance à la transgression des rôles de sexe est liée, positivement aux explications personnelles, négativement aux explications biologiques.

3- L’article de 2006a, Une recherche en milieu scolaire sur les représentations enfantines de la délinquance : quelles différences avec les adultes ? examine les représentations de la délinquance selon le type d’atteintes (aux personnes ou aux biens). Les sujets, des enfants de 8-9 ans et des adultes, devaient évaluer la gravité de différents actes de délinquance et estimer leurs causes, les réactions à l’égard de ces actes, puis indiquer les raisons des sanctions qui, d’après eux, sont les plus pertinentes. Les résultats montrent une plus grande fréquence, pour les atteintes aux personnes, d’explications individuelles et d’attitudes punitives, pour les atteintes aux biens, d’explications sociales et d’attitudes compréhensives, ces différences étant généralement plus marquées chez les adultes que chez les enfants.

4- Dans l’article de 2008b, L’influence de la nature de la source discriminatrice sur l’évaluation des discriminations liées au sexe par des enfants de six, huit et dix ans, on présentait à ces enfants des histoires dans lesquelles une fille ou un garçon était refusé à des activités en raison de son sexe. Selon les versions, l’origine du refus provenait des pairs, d’un adulte ou d’un règlement scolaire. Ensuite, les enfants devaient évaluer le caractère juste/pas juste du refus. Les résultats montrent, ce qui va dans le sens des hypothèses : (1) que les enfants les plus âgés jugent plus injuste le refus que les enfants les plus jeunes ; (2) que les enfants les plus jeunes (six, huit ans) jugent moins injuste le refus lorsqu’il provient du règlement scolaire ; (3) que les filles jugent plus injuste le refus quand il concerne une fille plutôt qu’un garçon, contrairement aux garçons qui ne font pas de différences selon le sexe de l’enfant refusé.

5- L’article de 2017, La puissance des répétitions des phrases des pensées positives (RPPP) : un outil efficace de traitement contre les troubles psychologiques (dépression, anxiété et stress) ; une étude pilote contrôlée et randomisée, a pour objectif d’évaluer les effets à court terme de la méthode des (RPPP) sur, à la fois, la dépression, l’anxiété et le stress. L’échantillon est composé de 44 étudiants (11 hommes et 33 femmes) âgés de 18 à 23 ans répartis en deux groupes (expérimental et témoin). Les résultats montrent une diminution significative du stress, de l’anxiété et de la dépression sur l’ensemble du groupe expérimental. On note également que les cognitions positives peuvent améliorer le bien-être psychologique des étudiants.


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