Page personnelle

Dernière modification le 06/09/2021

Emmanuel HOUSSET
02 31 56 59 82
 emmanuel.housset@unicaen.fr

Professeur

Membre de l'équipe Identité et subjectivité

Emmanuel Housset, né en 1960 à Strasbourg, est un ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de Fontenay/Saint-Cloud et agrégé de philosophie. Il a soutenu sa thèse sur Husserl en 1993 sous la direction de Jean-Luc Marion. Après avoir enseigné neuf ans en lycée à Châtellerault, il est nommé en 1996 comme maître de conférences à l'Université de Caen Normandie. Habilité à diriger des recherches en 2006, il est depuis septembre 2011 professeur dans cette même université. Ses recherches portent sur la phénoménologie, mais également sur l'histoire de la métaphysique, la philosophie médiévale et la philosophie morale.

Publications

Livres :

1. Personne et sujet selon Husserl, Paris, Presses Universitaires de France, 1997, 318p. 

   La philosophie reproche souvent à l'anthropologie de passer à côté de la question du «soi», de l'identité personnelle. Or, donner à voir cette présence vivante et concrète du moi à lui-même, tel semble être le projet de la phénoménologie de Husserl dans la mesure même où elle arrache au moi de fait pour reconduire à une conscience sans âme. En s'attachant à la description du soi et des figures du soi, Husserl dévoile un sujet qui, tout en procédant par pure identité, s'individualise, se constitue lui-même comme personne. Parce qu'on est une personne qu'à le devenir, ce concept de personne reçoit peu à peu dans l'œuvre de Husserl une signification transcendantale et non plus seulement mondaine. La singularité insubstituable que le sujet se donne comme étant l'œuvre de sa liberté est alors comprise à partir de sa vie temporelle, charnelle, téléologique, interpersonnelle, sociale, historique, éthique et même religieuse. Loin de comprendre le «je» comme un simple centre vide, Husserl s'attache à décrire la concrétude même de la subjectivité qui seule peut justifier que l'ego n'est pas une chose parmi les choses, mais une continuité de développement, une durée dont il fonde l'indivisibilité. A partir de la description des structures a priori de la conscience rationnelle, qui montre comment le sujet s'individue devant la vérité, en accomplissant sa tâche propre dans le don de soi aux idées, Husserl achève le mouvement historique d'absolutisation de l'ego pur tout en prenant conscience des limites d'une telle entreprise. En cela la phénoménologie transcendantale est bien un tournant de l'histoire de la philosophie.

 

 

2. Husserl et l’énigme du monde, Paris, Editions du Seuil, 2000, 270p.

 La phénoménologie de Husserl, en rompant avec la façon traditionnelle de penser le monde, ouvre à des possibilités infinies de description du monde qui donnent une nouvelle vie à la réflexion philosophique. Assumant le titre de science rigoureuse, la phénoménologie pose l’exigence absolue d’une attention à la manifestation du monde. Elle nous libère de la fascination pour les sciences de la nature qui ne nous disent plus rien sur le monde mais le réduisent à une réalité inerte, fixe et pauvre. Le projet de Husserl est précisément de surmonter cet oubli de la présence du monde comme totalité : la métaphysique aura alors pour tâche de dévoiler le monde comme horizon des horizons, comme une structure de notre être. Elle s’attachera aussi à rendre attentif à la richesse et à la diversité de l’expérience. Ce retour au monde de la vie est la condition pour nous sauver du nihilisme contemporain et pour répondre librement du monde.

Husserl et l'énigme du monde tbm.pdf

 

3. L’intelligence de la pitié. Phénoménologie de la communauté, Paris, Les éditions du Cerf, coll. La nuit surveillée, 2003, 194p.

      La pitié apparaît au premier abord comme dangereuse et irrationnelle et c'est pourquoi toute morale rationnelle semble devoir ou refuser totalement un tel sentiment, ou le cantonner dans une fonction secondaire. Cependant, un homme incapable de pitié, ou s'interdisant toute pitié, paraîtrait aussi dépourvu de toute humanité. Tel est le paradoxe propre à la pitié qui nous met en question, parce que cette pitié n'est ni un simple aspect de notre vie subjective, ni un simple instinct naturel, mais est au contraire ce qui s'annonce comme une dimension fondamentale de notre existence : elle est le lieu où nous pouvons nous perdre en fuyant ce qu'il y a d'insupportable en l'autre, à savoir sa souffrance, et cela soit par refus de la pitié, soit par une pitié méprisante et condescendante, soit par une pitié générale du genre humain qui demeure indifférente à celui qui nous fait face. Néanmoins, au-delà de toutes les formes possibles de pitiés malveillantes, la vraie pitié s'annonce comme le lieu unique où nous pouvons nous ouvrir à ce que nous devons être, dans la pudeur d'une écoute patiente d'autrui qui le laisse être avant de vouloir le comprendre. Il ne s'agit pas d'écrire une histoire de la pitié, mais de dévoiler la seule vraie pitié comme unique accès possible à autrui et comme unique origine d'une véritable communauté humaine : elle est une intelligence de l'amour qui seule respecte la parole propre d'autrui et qui seule permet de vivre ensemble. Qui n'écoute pas l'insupportable souffrance d'autrui ne voit ni autrui ni lui-même et demeure un homme seul livré au monde. Au contraire, celui qui s'ouvre à la singularité inappropriable d'autrui, avant tout jugement, peut comprendre quel est « son » devoir, sa tâche insubstituable dans la réalisation de la justice.

 

 

4. La vocation de la personne. L’histoire du concept de personne de sa naissance augustinienne à sa redécouverte phénoménologique, PUF, coll. Epiméthée, Paris, 2007, 514p.

      Aujourd’hui le sens de la distinction fondatrice de l’humanité entre chose et personne est devenu obscur : jamais le terme de personne n’a été autant utilisé, revendiqué, et jamais le mot n’a été aussi vide. Il y a donc une urgence à rendre au terme de personne la dignité d’un concept, ou au moins d’en faire le lieu d’une controverse, au-delà de tous les consensus anesthésiant.. Contre un tel oubli de la personne, il s’agit de lier une méthode historique, qui donne à voir la généalogie du concept de personne, et une analyse philosophique, qui fait avancer la compréhension du sens d’être de la personne, en évitant le relativisme historiciste, qui demeure aveugle au concept, et une téléologie trop dure, qui fait du concept kantien et juridique de personne une mesure absolue.

       Les recherches de la remarquable philologie allemande, permettent de suivre l’évolution de prosôpon et de persona dans l’Antiquité pour montrer sur quel sol le concept de personne va naître. Avec saint Augustin, Boèce, Richard de Saint-Victor et saint Thomas d’Aquin, la latinité transmet et fait se rencontrer le grec et le biblique, pour accéder à un concept véritablement universel de personne, qui n’épuise pas pour autant le secret de chacun. La philosophie médiévale en comprenant la personne comme capacité passive de recevoir, et donc d’aimer, en décrivant l’événement d’une personnalisation qui est un être hors de soi, donne à penser la dignité absolue de la personne à partir de sa dimension relationnelle et responsive. Cette percée du concept de personne permet de relativiser le concept moderne de personne, qui fonde la personnalité sur le pouvoir de dire « je ». Contre l’identification si « évidente » de la personne à la conscience de soi, la phénoménologie comme méthode rend son titre de noblesse au concept relationnel de personne, sans tomber dans le piège d’une simple intersubjectivité. Elle montre que le corps est le lieu d’une écoute du monde, qui fait de la personne comme totalité un témoin avant d’être un sujet. Elle dévoile le temps comme le lieu d’une vocation dans laquelle se déploie une identité d’exode et d’exil dans la compassion et la patience comme endurances de l’altérité : l’amour fait la personne.

 

5. L’intériorité d’exil. Le soi au risque de l’altérité, Paris, Les éditions du Cerf, coll. La nuit surveillée, 2008, 380p.

  L’accomplissement de soi est la grande inquiétude de la modernité, car l’individu se cherche là où il n’est pas : soit dans une intériorité close où à force d’être face à lui-même il n’éprouve plus que le vide de son être, soit dans la pure extériorité des relations mondaines qui le dispersent. Entre le retour indéfini sur soi et l’éclatement de soi par le monde, l’individu ne sait plus qui il est et comment se rassembler. La revalorisation actuelle de la posture stoïcienne de la citadelle intérieure loin de manifester une force révèle une angoisse irrépressible face au monde et face à la possibilité d’être soi dans le monde. En réponse à cette angoisse, la construction d’un bunker de l’intériorité ne peut donner qu’une illusion de liberté, et c’est ici que la philosophie médiévale, avec saint Augustin et saint Thomas d’Aquin, peut proposer une autre façon d’être soi, de se soucier de soi, dans laquelle l’immensité non maîtrisable de notre intériorité est également un lieu d’ouverture et de réponse à l’altérité. Tout notre être, et donc également notre sensibilité, peut et doit participer à la recherche de la sagesse, et c’est ainsi qu’il y a une sagesse fondamentale des passions. En outre, la métaphysique de la subjectivité de Kierkegaard et la phénoménologie contemporaine de Husserl, Binswanger, Lévinas et Maldiney, réactualisent, après des siècles d’oubli, cette affectivité comme dimension essentielle d’une intériorité vivante, c’est-à-dire ouverte. Le témoignage, la patience et la compassion montrent qu’il n’y a pas de devoir véritable sans affection et les différentes analyses de cette étude veulent mettre en évidence qu’il n’est possible d’être soi qu’en s’exposant à l’impossible de l’altérité. Entre l’intériorité d’île et l’intériorité d’exil l’homme doit choisir son style d’existence : être en exil et vivre, ou rester en soi et mourir.

 

 

6. Husserl et l’idée de Dieu, Paris, Cerf, coll. Philosophie et théologie, 2010, 216p.

       La question de Dieu dans la pensée de Husserl fut très tôt un objet d’attention pour la recherche phénoménologique, mais la diversité des textes est telle qu’il était nécessaire d’établir le dossier historique relatif à cette question. Bien évidemment la mise en lumière de l’unité et de la continuité des analyses de Husserl sur Dieu est animée par une interrogation proprement spéculative : quelle place pour Dieu dans une philosophie descriptive qui se veut méthodologiquement athée ? A partir du « je » transcendantal quel accès est possible à la pure phénoménalité de Dieu ? La force de Husserl par rapport à toutes les tentatives de théologies phénoménologiques est de ne jamais lâcher l’exigence de la réflexion transcendantale qui seule délivre de l’anthropologie en tant qu’elle ferme tout accès à l’expérience pure de l’être. Si Husserl décrit la transcendance de Dieu comme celle d’une Idée théorique, éthique et téléologique, il ne s’agit pas pour lui de s’en tenir aux reconstructions abstraites de la métaphysique, mais de revenir à l’expérience originaire de Dieu. La réduction phénoménologique ne demande pas de cesser de croire, mais elle permet une purification éthique de l’expérience religieuse qui permet d’élucider son sens, car elle libère du Dieu fondement du monde qui masquait la présence de Dieu, de la volonté divine,  à la conscience. En cela tout le projet contemporain d’un concept non-ontologique de Dieu est redevable à Husserl d’avoir fait le premier pas décisif en affranchissant de tout « en soi » et en montrant que la transcendance de Dieu ne peut être séparée de la vie intentionnelle dans laquelle elle s’annonce. Husserl ne confond pas pour autant philosophie et théologie et la compréhension de Dieu comme évidence d’une Idée pratique infinie laisse ouverte la possibilité de la Révélation sans vouloir parler pour elle.

 

7 Le don des mains. Phénoménologie de l'incorporation, Lessius, Editions Jésuites, 2019, 284 p. 

La main porte en elle notre humanité et, en un sens, toute existence est manuelle, mais justement la difficulté est d’élucider en quoi cette dimension manuelle de l’existence est essentielle et non pas secondaire. La main n’est peut-être pas simplement l’un de nos organes, ni même un organe d’organes par lequel tout est possible à l’homme, mais elle est aussi une histoire que chaque homme porte en lui et elle est également un avenir, ce que l’on a à faire dans le monde et qui n’est pas écrit d’avance. Cet ouvrage se propose donc d’étudier les actes de la main : la prise, qui peut dégénérer en manipulation, le travail et l’œuvre dans leur dimension spirituelle, le toucher, qui est une interrogation sur le monde, le lien de la parole et de la main, l’écriture et la question du style de chaque existence, le tâtonnement et la caresse comme approches hésitantes de l’invisible, et enfin le don gratuit par lequel les autres actes de la main prennent leur unité et leur sens. Entre les mains vides, c’est-à-dire ouvertes à tous les possibles, les mains remplies d’âme par leur passé et leur liberté et les mains blessées par un ailleurs qu’elles rencontrent, les mains manient quand elles permettent d’habiter le monde, d’y ouvrir un espace, et le monde n’a pas d’autres mains que les nôtres. L’étude de la main permet ainsi une phénoménologie de l’incorporation au double sens du génitif, puisqu’elle permet d’élucider comment l’homme prend corps, se phénoménalise, et en quoi les actes du corps donnent une autre intelligence du phénomène.

Tables des matières: 1 : Prendre et manipuler; 2 travailler et oeuvrer; 3 Toucher et se toucher; 4: Parler et écouter; 5 : Ecriture et style; 6 Tâtonner et caresser; 7 Recevoir et donner. 

https://www.youtube.com/watch?v=BgZqmSew2eY&feature=youtu.be

https://www.radiofidelite.com/2019/11/06/57-pour-comprendre-le-don-des-mains/

 

8 La différence personnelle. Essai sur l'identité dramatique de la personne humaine, Editions Hermann, collection, De Visu, 2019, 330 p. 

L’identité personnelle n’est pas l’identité de la chose, et pourtant l’ombre de la chose se retrouve encore dans bien des philosophies de la personne, quand elles veulent identifier une constance venant absolument de soi. Or, la constance proprement humaine ne saurait être un repli sur des caractères figés et elle doit au contraire être pensée dynamiquement comme une réponse toujours ouverte et en permanence inquiète à ce qui nous touche au-delà de ce que nous pouvons recevoir. La philosophie médiévale de saint Augustin à Saint Thomas d’Aquin a donné à penser et à vivre une identité brisée de la personne. La philosophie moderne (Kant) et la phénoménologie (Husserl, Heidegger, Levinas, Maldiney) permettent, elles, de redécouvrir cette identité impossible, voire anarchique, qui est notre avenir avant d’être notre présent et notre passé. Comprendre « philosophiquement » la personne en tant que « créature », comme un être qui est pour autre chose que lui-même, c’est alors pouvoir surmonter les multiples formes du nihilisme actuel, qui enferment l’homme dans des identités mortes. Dès lors, élucider cette différence personnelle, qui n’est plus la particularité d’un genre, mais la dimension dramatique, active, de l’existence, est ce qui permet de mettre en lumière que la signification éthique de la personne est toujours première. 

Articles, participation à des ouvrages collectifs :

 

1.      « Husserl et le Dieu d’Aristote »,  Les études philosophiques, 1995, n°4, pp.481-496.

2.      « L’âme et la main », dans La main, Institut d’arts visuels d’Orléans, 1996, pp.23-41.

3.      « La tentation du meurtre et l’appel à la paix selon Emmanuel Levinas », Communio, n°XXI,1 janvier-février 1996, pp.77-91.

4.      « Vie et altérité », Communio, n°XXI,5 – septembre-octobre 1996, pp.106-112.

5.      Cours d’agrégation sur « Les quatre premières Méditations cartésiennes de Husserl », au CNED, 1998, 44p.

6.      « Identité personnelle et folie. Husserl et Binswanger », Etudes phénoménologiques, n°27-28, 1998, pp.213-236.

7.       « Mémoire de soi et épreuve de l’altérité selon le livre X des Confessions de saint Augustin », dans Ecriture et exercice de la pensée, C. Dornier (dir.), Caen, Presses universitaires de Caen, 2001, pp.49-73.

8.      « Le moi inimaginable », dans Henri Maldiney une phénoménologie à l’impossible, sous la direction de Serge Meitinger, collection Phéno, Le cercle herméneutique, 2002, pp.47-65.

9.      « Témoignage et intériorité selon Kierkegaard », Revue des sciences philosophiques et théologiques, tome 86, n°2, avril-juin 2002, pp.205-228

10.  « L’acte de la personnalité selon saint Thomas d’Aquin », revue Cadmos, n°2 automne 2002, pp.57-74.

11.   « Vie temporelle et singularité selon Husserl », revue Philosophie, n°79, Minuit, 2003, pp.62-84.

12.  « La pitié comme souffrance d’amour », revue Communio n0XXVIII, 5-6, septembre-décembre 2003, pp.23-33. Traduction néerlandaise, « Medelijden : lijden uit liefde », Communio, Jrg.28, n°4 juillet-août 2003, pp.275-285. Traduction italienne,  « La pietà come sofferenza d’amore », Communio, n°192, novembre-décembre 2003, pp.34-44.

13.   « Mienneté et existence selon Heidegger. Le §64 d’Etre et temps », revue Quaestio 3 (2003), pp.327-350.

14.  « L’objet du témoignage », revue Philosophie n°88 Le témoignage, hiver 2005, pp. 145-158.

15.  « Historicité de la chair et monde de la vie selon Husserl »,  revue Kairos  n°27, 2006, Revue de philosophie Presses Universitaires du Mirail, pp.7-33.

16.  « La personne : une identité d’exil », Cadmos n°9, 2006, pp.87-100.

17.  « La patience des mains » dans Emmanuel Levinas, Phénoménologie, Ethique, Esthétique et Herméneutique, Philippe Fontaine et Ari Simhon dir., Le cercle herméneutique, coll. Phéno, 2007, pp.39-49.

18.  « La dramatique de la personne ou l’ipséité comme paradoxe », dans Les études philosophiques Personne et ipséité numéro présenté et dirigé par E. Housset, avril 2007, pp. 215-223.

19.  « La patience du commencement », revue Nunc n°13, juin 2007, pp.33-39.

20.  « L’ipséité et la personne selon Husserl », Cahiers Parisiens Parisian Notebooks volume 3, 2007, The University of Chicago Center in Paris, pp.184-210.

21.  « L’invention de la personne par saint Augustin et la métaphysique contemporaine », Revue Quaestio 6/2006, Augustin et la tradition augustinienne, pp.463-482.

22.  « Historicité et fragilité du sens selon Husserl », dans Les débris du sens, Pascale Hummel et Frédéric Gabriel éd., Paris,  Philologicum, 2008, pp.165-179.

23.  « La douceur de la patience », Revue d’éthique et de théologie morale, n°250/Septembre 2008, pp.23-38.

24.   « Quatrième méditation (§30-41) » dans Les méditations cartésiennes de Husserl, J.Fr. Lavigne éd., Paris, Vrin, 2008.

25.  « Die undefinierbare Person : Boethius und Thomas von Aquin »,  dans Der Mensch und die Person, F.-X. Putallaz et B. Schumacher éd., WBG, 2008, pp.97-108.

26.  « La mémoire et la constitution du soi dans la phénoménologie de Husserl », revue électronique Questions de style, n°6, 2009, p.31-40.

27.  « la personne indéfinissable : Boèce et Thomas d’Aquin », dans L’humain et la personne, F.-X. Puttallaz et B.-N. Schumacher éd., Paris, Cerf, 2009, p.155-173. Version française de l’ouvrage publié chez WBG.

28.   « Deuil et transmission », revue Autrement collection Mutations n°257 Faut-il faire son deuil ?, dir. P. Dreyer, p. 51-69.

29.  Art. « Husserl » dans Dictionnaire de la mort, PH. Di Folco dir., Larousse, 2010, p. 546-547.

30.  « La persona como creatura », Teologia y Vida, Vol. II (2010), 161-178.

31.  « La joie partagée » dans Phénoménologie des sentiments corporels, tome 3, Joie jouissance ivresses, Le cercle herméneutique, 2010, p.23-48.

32.  « Husserl et l’impératif de l’Europe idéale », Cahiers de philosophie de l’Université de Caen n°47, « Le phénomène Europe », 2010, PUC, p. 41-60.

33.  « Introduction » à Revue des sciences philosophiques et théologiques Tome 94, n°3, juil.-Sept. 2010, La singularité de la personne : entre liberté et humilité, numéro dirigé par E. Housset, p.415-420.

34.  « Edmund Husserl (1859-1938). L’idéalisation de la théologie par la philosophie », dans Philosophie et théologie à l’époque contemporaine, Anthologie tome IV De Charles S. Peirce à Walter Benjamin, Sous la direction de Philippe Capelle-Dumont, Paris, Cerf, 2011, p.93-107.

35.  « L’exil de la souffrance », dans Epreuves de la vie et souffrances d’existence, sous la direction de Sylvain Camilleri et Christophe Perrin, Le cercle herméneutique, 2011, p. 33-58.

36.  « The paradoxes of pity » dans Care, Compassion and Recognition an Ethical Discussion, Peeters, 2011, p. 71-87.

37.   « L’identité d’exil ou l’existence au risqué du monde », dans La transgression chrétienne des identités, Benoît Bourgine Joseph Fameré et Paul Scolas dir.,  Paris, Cerf-Université catholique de Louvain Faculté de philosophie, 2012, p. 71-81.

38.  « La phénoménalité de Dieu selon Husserl », dans Dieu en tant que Dieu, Philippe Capelle-Dumont (éd.), Paris, Cerf, 2012, p. 83-98.

39.  « Porter témoignage et recevoir le témoignage », revue Communio, n° XXXVII,4 – juillet-août 2012, p. 34-43. Version italienne, Communio n°232, 2012, La testimonia, p. 10-18.

40.  « Le monde cassé et le moi comme exil », dans Levinas : au-delà du visible, dir. E. Housset et R. Calin, Cahiers de philosophie de l’Université de Caen n°49, PUC, 2012, p.229-252.

41.  « La personne en actes », revue Etudes, octobre 2012, p. 341-352.

42.  Préface au livre de Pascale Drouet, Mise au ban et abus de pouvoir. Essai sur trois pièces tragiques de Shakespeare, Paris, Presses de l’université de Paris-Sorbonne, 2012, p. 9-15.

43.  « La sopportazione dell’alterità. Pazienza e amore secondo Kierkegaard », revue Tropos, année V, n°2. 2012, p. 47-69. Paru en septembre 2013.

44.  « Anne ou la patience d’être soi selon Kierkegaard », Archives de Philosophie n°76, 2013, p. 661-684.

45.  « Prolégomènes à la constitution de Dieu » dans Transversalités, avril-Juin 2014, n°130, p. 151-175, dans la chronique Husserl et l’idée de Dieu. Autour de l’ouvrage d’Emmanuel Housset.

46.  « L’anthropologie au risque de la phénoménologie dans Penser l’homme et la folie » dans Henri Maldiney Phénoménologie, psychiatrie, esthétique, J. de Gramont et P. Grosos éd., Presses Universitaires de Rennes, 2014, p. 53-73.

47.  « Patience et énigme selon Emmanuel Levinas », Discipline Filosofische, XXIX I 2014, p. 49-73.

48.    « La crise de la culture européenne comme lieu de la compréhension de l’essence de la subjectivité » (en russe) dans Субъект и культура / Le sujet et la culture (dir. V. Porus), Saint Petersbourg, éd. Aléthéia, 2014, p. 270-291.

49.   « Personne commune et coresponsabilité selon Scheler », dans Max Scheler Ethique et phénoménologie, dir. Gabriel Mahéo et Emmanuel Housset, Presses Universitaires de Rennes, 2015, p. 35-60.

50.  « L’évidence du visage et le sens social des valeurs », dans Relire Totalité et infini d’Emmanuel Levinas,  éd. D. Cohen-Levinas et A. Schnell, Paris, Vrin, 2015, p. 73-94.

51. Cours d'agrégation sur "Le phénomène", CNED, 2014-2015, 100 pages.

52. "Présentation" du numéro de la revue Philosophie N°127 de septembre 2015 sur "Fondation et fondement". 

53 "Crise, finitude et responsabilité" dans L'énigme de l'humanité en l'homme, Hommage à Robert Legros, Lambros Couloubaritsis et Martin Legros éd., Ousia 2016, P; 181-201

54 "Confiteor. Le retour à soi dans les Confessions de saint Augustin", Cahiers de Philosophie de l'Université de Caen n°52 2015, Le "je" empirique des philosophes, dir. J. Laurent, Caen, PUC, 2016, p. 39-68. 

55 "La personne au-delà de l'anthropologie", Archives de philosophie 79, avril-juin 2016, p. 363-386.

56 "Mourir pour autrui ou la gloire du fini", dans Des philosophes devant la mort, dir. B. Quentin, Cerf, 2016, p. 121-140. 

57  "L'art sacré, un art impossible?" Revue des Sciences Philosophiques et Théologiques 100 (2016) p. 249-275.

58 "The Affects of Unity", dans Phenomenology of Scripture, Adam Y. Wells editor, Fordham University Press, New York, 2017, p. 159-178.

59 «  L’intuition catégoriale de la relation : le renversement husserlien », Les Etudes philosophiques, n°2/2017, p. 289-306. 

60 « Les paradoxes du sentiment dans la finitude de l’action », dans Ethique et Santé, volume 14, Issue 2, Juin 2017, p. 112-117. 

61       « Eternité et historicité du je transcendantal selon Husserl », dans La subjectivation du sujet.  Etudes sur les modalités du rapport à soi-même, Rodolphe Calin et Olivier Tinland dir., Paris, Hermann, 2017, p. 147-176. 

62  Préface au livre de Pascale Tabet, Amour et donation chez Jean-Luc Marion, L'Harmattan, 2017.

63  "La crise de la laïcité et la philosophie", revue Vie sociale, 2018/1 n°21. 

64 Recension: Jean-Louis Chrétien, Fragilité, Paris, Minuit, 2017, revue Philosophie, n°142 juin 2019, p. 85-87.

65 « La phénoménologie et l'essence du suicide », Dans Le suicide, regards croisés ; Direction François-Xavier Putallaz et Bernard N. Schumacher, Paris, éditions du Cerf, 2019, page 370 – 402.

20180629_1844011.jpg


N.B. : chaque page personnelle est rédigée sous l'entière responsabilité de son auteur.