BONG Joon-ho

Des chimères et des hommes

Eclipses, 2021, 168 pages, ISBN 979-10-94110-13-3
Y. Calvet / H. Valmary (dir.)

 

Le cinéma du sud-coréen BONG Joon-ho se déploie dans un entremêlement de genres et de registres qui témoignent d’une attention toute particulière aux mécanismes de la servilité et des déterminismes. Le réalisateur cultive un goût pour le trivial et le burlesque et porte un regard incisif sur les différences de classes sociales, jouant de manière jubilatoire avec les codes cinématographiques et les attentes du spectateur pour développer une esthétique à la fois naturaliste et conceptuelle.
 
De Barking Dog (2000) à Parasite (2019), en passant par Memories of Murder (2003), The Host (2006) ou Le Transperceneige (2013), BONG Joon-ho met en abyme les processus de la violence à travers des personnages confrontés à une société capitaliste qui les rejette. En développant des espaces qui enferment les protagonistes mais aussi les perdent dans leur immensité (Mother, 2009), ses films sont des œuvres mutantes qui cristallisent les questions du rapport de l’individu au collectif, les conséquences de l’engrenage du mensonge et des divisions sociales et familiales.
Vers le site de l'éditeur : https://www.revue-eclipses.com/revue/bong-joon-ho-712.html