Soutenance de thèse de Esdras Ngounou Takam

Lieu : Amphithéâtre de la MRSH, Campus1, Université de Caen Normandie
Début : 27/10/2021 - 14:00
Fin : 27/10/2021 - 17:00
Responsable(s) scientifique(s) : Frédérick Lemarchand

Bonjour,

J’ai le plaisir de vous informer que je soutiendrai ma thèse le 27 octobre prochain à 14 heures, à l’amphi de la MRSH. Elle s'intitule « Transitions énergétiques et déploiement des technologies de l'hydrogène : une analyse en termes de « pοtentialisme technοlοgique » ».

Dirigée par M. Frédérick Lemarchand, Professeur des universités, Université Caen Normandie.

Le jury sera également composé de :

Mme Valery MICHAUX (Enseignant Chercheur à Neoma Business School, HDR en sciences de gestion, Université Pierre Mendes France - Grenoble II).

M. Dany LAPOSTOLLE (Maître de conférences, HDR, Université de Bourgogne – Franche Comté).

Mme Michelle DOBRE (Professeur des universités en sociologie, Université de Caen Normandie).

M. Laurent JAMMES (Ingénieur de l’école Centrale de Paris, Docteur en physique nucléaire de l’Université d’Orsay Paris XI, Directeur des relations industrielles de l'INSU).

Étant donné le contexte particulier de restrictions sanitaires, le nombre des places sera limité.

Esdras Ngounou Takam

Résumé

J’aborde deux révolutions d’une grande actualité qui viennent tout juste de commencer après des années de discours sans beaucoup d’actions. D’une part, le processus de décarbonisation de l’économie, de l’industrie et des transports, processus que plusieurs Etats et territoires viennent d’accélérer avec de nouveaux objectifs extrêmement ambitieux. D’autre part, la transition énergétique elle-même, qui constitue le cœur d’une révolution industrielle qui serait finalement la troisième grande révolution industrielle selon Rifkin. A mi-chemin entre ces deux révolutions, se situe l’hydrogène vert qui est l’objet de cette thèse.

Je tente de démontrer dans cette thèse de doctorat que le déploiement des nouvelles technologies dans la société (en l’occurrence celles de l’hydrogène), en plus de dépendre d’avancées technologiques, peut aussi déterminer des potentialités politiques spécifiques qui se révéleront dans leurs conditions d'actualisation.

Pour y arriver, je propose quatre étapes (parties). La première définit la problématique et présente les références théoriques utilisées dans l’analyse, avant de poser les principales hypothèses de recherche. D’une part, je montre d’une part de quelle manière les deux phénomènes, à savoir le tarissement et le renchérissement à long terme des énergies fossiles coïncident avec un moment de crise généralisée dans la gouvernance des problèmes environnementaux et obligeraient aujourd’hui à s’interroger sur les enjeux de la transition énergétique. Bien que les approches instrumentalistes et anthropocentriques de la technique demeurent pertinentes pour comprendre de nombreux phénomènes techniques contemporains, des limites conceptuelles se dessinent. D’autre part, tout en reconnaissant les mérites de la sociologie constructiviste de la technique, j’argumente qu’il est également possible de construire un cadre de compréhension du déploiement des technologies nouvelles dans la société sous l’angle de leur potentialité et conditions de déploiement effectif à partir, cette fois, de la théorie du « potentialisme technologique » soutenue par la théorie de la « gouvernementalité ».

La deuxième décrit le corpus de données utilisées : articles de presse, textes, rapports scientifiques, comptes rendus d’entretiens, communications lors de conférences… avec, dans un premier temps, une présentation exhaustive de la quasi-totalité des projets catégorisés en fonction du contenu et dans un deuxième temps, une restitution des données obtenues lors de mes participations aux différentes conférences portant sur les sujets de l’hydrogène et de la transition énergétique.

Je présente dans la troisième partie les résultats de ma recherche. Ils commencent par les différentes reconfigurations qui résultent d’un développement / déploiement d’une nouvelle technologie, en l’occurrence l’hydrogène (reconfiguration des échelles et des polarisations (résultat 1), des rapports aux macro-systèmes techniques (résultat 2) et des formes d’actions (résultat 3)), ainsi que les tensions et les résistances qui accompagnent ces changements. Le résultat 4 porte sur une analyse des contraintes pour conclure sur l’analyse des voies d’actualisation dans le résultat 5.

Dans la quatrième partie, je sors enfin d’une approche purement analytique pour proposer quelques préconisations, dans l’esprit de l’approche en termes de « potentialisme technologique ».

Mots clés : transition, hydrogène, potentialités, (géo)politique, économique, société