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n° 28 : L’anti-critique des écrivains au XIXe siècle

Textes réunis par Julie Anselmini et Brigitte Diaz.
 

Face à une critique de plus en plus influente au XIXe siècle, mais dont les arguments ne sont pas toujours jugés recevables (on lui reproche sa vénalité, son académisme, son moralisme, ou encore ses prétentions positivistes), les écrivains contre-attaquent : chez bon nombre d’entre eux, on trouve un discours ouvertement hostile aux critiques, qu’il s’exprime sans détour, dans des écrits privés (correspondances) ou publics (préfaces, lettres ouvertes, articles de journaux…), ou qu’il soit transposé dans des œuvres de fiction. Les rapports entre écrivains et critiques sont d’autant plus délicats que ces deux statuts ne sont pas clairement distincts : la plupart des critiques ont des ambitions littéraires, tandis que de nombreux écrivains mènent parallèlement une carrière de journaliste. Dès lors, lorsque les écrivains se font critiques, ils sont amenés à justifier cette posture et, pour se démarquer des critiques « professionnels », à inventer de nouvelles formes d’écriture critique. Ce sont ces rapports mouvementés entre les écrivains et la critique au XIXe siècle que nous avons souhaité explorer, ainsi que leurs conséquences sur la critique des écrivains.

2014, 14 x 22, br., 150 p.

ISBN : 978-2-84133-492-6
SODIS : F207636

15 €

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