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II - Village et terroir : habitats, réseaux et structurations

Cet axe de recherche recouvre une thématique ancienne de notre équipe qui réunit archéologues et historiens sur l’histoire de l’habitat et du peuplement. Le village groupé ou « éclaté » est notre cadre de référence, un lieu peuplé, un espace social, qui n’est pas seulement appréhendé comme un ensemble structuré, bâti, uniquement donc dans sa dimension matérielle. L’utilisation conjointe des sources archéologiques, textuelles et cartographiques et la mise en regard des sources diverses que nous mobilisons, doit nous permettre d’avancer dans la compréhension d’une histoire de l’habitat et du peuplement et des dynamiques qui sous-tendent cette histoire. Dans le contexte, non exclusif, de l’espace normand, dans lequel se rencontrent des paysages d’une grande diversité, paysages ouverts de l’openfield ou paysages cloisonnés du bocage, confinant ou pas au littoral de la Manche, région d’habitats dispersés et régions d’habitats groupés, nous voulons comprendre et expliquer les oppositions qui caractérisent cet espace aux époques moderne et contemporaine. Ces éléments témoignent des dynamiques spatiales et de la capacité des communautés rurales à exploiter les ressources du sol dans des territoires reçus et transformés dont les contours ont varié au cours du temps. L’adéquation entre les capacités techniques, notamment agraires, et les ressources disponibles, la démographie des habitats, les pressions exercées par les communautés voisines, et les contraintes imposées par les détenteurs du pouvoir et du sol, sont des facteurs qui ont pu engendrer des organisations de l’espace variées dont les habitats sont entre autres faits observés des témoignages essentiels. Le cadre de nos enquêtes varie car nous avons le souci de traiter ce thème à diverses échelles : celle des sites archéologiques et des territoires exploités par les communautés rurales ; celle des micro-régions regroupant quelques communes ; celle des enquêtes régionales. Chacune de ces fenêtres d’observation permet d’aborder la diversité des questionnements et de tirer parti des sources disponibles. Bien que le long Moyen Âge soit notre point d’ancrage naturel, puisque nous sommes pour la plupart des médiévistes, notre lecture est diachronique et déborde largement, les chronologies de part et d’autre de la période médiévale.