Partenaires

Logo tutelle Logo tutelle Logo tutelle


Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS


Accueil du site >

Fouille d’un cercueil en plomb exhumé dans la sacristie de l’église Saint-Ouen de Livarot (14)

Vidéo de la fouille
JPEG - 66.6 ko
Crédit photographique : Eric Broine / CRAHAM

   Dans le cadre de la collaboration scientifique entre le service régional de l’archéologie de la DRAC de Basse-Normandie et le Centre Michel de Boüard spécialisé dans l’étude des périodes antiques et médiévales, une étude est actuellement conduite sur un cercueil récemment mis au jour dans la sacristie de l’église Saint-Ouen de Livarot à l’occasion de travaux.

   Déposé au sein des locaux scientifiques de la DRAC, ce cercueil en plomb anthropomorphe long d’1,80 m fait aujourd’hui l’objet d’une fouille anthropologique réalisée par Cécile de Seréville-Niel, paléo-anthropologue et Eric Broine, archéomaticien, du laboratoire de paléoanthropologie du Centre Michel de Boüard (UMR 6273 CNRS-UCBN) et Bertrand Fauq du service régional de l’archéologie.

   Inhumée dans un sarcophage épousant la forme du corps et datant probablement de la fin du Moyen Age ou de la période moderne, la dépouille porte les traces d’un rite d’embaumement : crâne scié, certaines parties molles remplacées par des dépôts blanchâtres permettant de conserver la forme du corps.

JPEG - 96.7 ko
Crédit photographique : Guylène Fauq / DRAC

   Les premières observations ont permis de déterminer qu’il s’agit probablement d’une femme âgée de 30 à 40 ans. Elle semble avoir été déposée dans le cercueil vêtue et entourée d’un linceul comme le laissent penser les fragments de différents tissus retrouvés.

   Le rite comme le mode d’inhumation suggèrent l’appartenance à une classe sociale élevée, probablement aristocratique (?). La fouille de la tombe, dont chaque étape fait l’objet de prises de vues et de relevés précis, a été achevée le 17 septembre 2012.

JPEG - 100.6 ko
Crédit photographique : Eric Broine / CRAHAM

   Des analyses ultérieures plus poussées permettront de confirmer ces premières constatations, d’identifier les produits utilisés pour l’embaumement, mais aussi d’étudier l’état sanitaire de cette femme comme ses caractéristiques biologiques.

(http://www.culturecommunication.gou…)

Documents joints