Avril, Charles
Allocataire de recherche
Directeur de thèse : Véronique Gazeau
Titre de la thèse : Le culte marial dans la province ecclésiastique de Rouen entre le XIe siècle et le Concile de Trente.
Projet de thèse
Mon propos est d’aborder la question de la liturgie mariale normande, constatant l’absence de travaux jusqu’alors sur cette problématique historique. Les sources liturgiques sont peu connues de l’historiographie normande. Utilisée pour leurs apports iconographiques ou musicologiques, cette documentation est rarement considérée pour son usage premier : le culte liturgique. Un premier intérêt, au-delà du culte marial, de ces travaux sera d’établir une critique de ces sources dans une perspective liturgique notamment dans leur usage.
Le cadre chronologique que j’ai choisi se situe entre deux périodes « fastes » pour l’histoire du culte liturgique normand. Le XIe siècle, est le siècle de la refondation de la chrétienté normande grâce aux réformateurs comme Guillaume de Volpiano. C’est un temps de forte activité liturgique notamment par la création de pièces liturgiques, mais aussi par l’établissement de coutumes et la publication de véritables manuels de liturgie à destination du clergé diocésain dont celui de l’évêque Jean d’Avranches, qui devient archevêque de Rouen, est le plus célèbre. Le Concile de Trente, comme chaque concile, connaît une période le précédant, de vive réflexion théologique et de tentatives de réformes liturgiques. Ce concile publie, sous l’autorité de Pie V, un nouveau missel, un nouveau bréviaire et un nouveau calendrier. Les deux bornes chronologiques sont bien connues. Mais que se passe-t-il en Normandie pendant cette période ? Nous n’en savons rien, c’est ce que je chercherai aussi à établir dans mes travaux.
Une meilleure connaissance de la liturgie mariale contribue à l’approfondissement de nombreux autres champs de l’histoire en particulier, de l’histoire de l’Église. En effet, le livre d’Heures, source considérable pour la piété des laïcs, tire son origine de la liturgie. Mes travaux s’inscrivent pleinement dans les réflexions actuelles qui participent au renouvellement de l’historiographie religieuse normande.


