Analyse historique et paléoanthropologique des cimetières du groupe épiscopal de Rouen : la Cour d’Albane et la Cour des Maçons (Xe-XIVe siècles)
La soutenance aura lieu le lundi 19 janvier 2009 à 14h30
à la Maison de Recherches en Sciences Humaines (MRSH)
de l’université de Caen, salle 005 .
Le jury sera composé de :
M. Luc BUCHET, ingénieur de recherches au CÉPAM (UMR 6130, UNSA/CNRS), HDR (rapporteur)
Mr Henri DUDAY, directeur de recherches à l’UMR 5199 - PACEA (CNRS-univ. Bordeaux I)
Mme Anne-Marie FLAMBARD HÉRICHER, professeur à l’université de Rouen
Mme Cécile TREFFORT, professeur à l’université de Poitiers, CESCM (UMR 6223 CNRS-univ. Poitiers), (rapporteur)
Mr Claude LORREN, professeur à l’université de Caen Basse-Normandie (directeur de thèse)
Résumé :
La fouille, le traitement des données de terrain et l’étude en laboratoire des squelettes exhumés sont des informations complémentaires permettant une meilleure approche des populations du passé. Entreprise dans une perspective historique, en correspondance avec les évolutions archéologiques observées à la fouille, une synthèse des rituelsfunéraires normands du Xe au XIVe siècle a été réalisée à partir du matériel archéologique issu des cimetières du groupe épiscopal de Rouen (Cour d’Albane, au nord de la cathédrale Notre-Dame et Cour des Maçons au sud). L’histoire du groupe épiscopal, fondée sur des sources documentaires d’origines diverses (textuelles, architecturales, archéologiques) est d’abord retracée pour déterminer l’environnement socio-culturel de la population vivant autour de la cathédrale. Des comparaisons diachroniques des pratiques funéraires sont établies pour déterminer les évolutions typo- et topochronologiques existant au sein de ces cimetières (variations des modes d’inhumation selon l’âge, le sexe ou l’appartenance sociale). Une analyse paléobiologique des individus est effectuée pour caractériser la ou les populations et favoriser la reconnaissance de groupes familiaux ou sociaux. La démographie de la population inhumée est aussi abordée (espérance de vie à la naissance, niveau de mortalité infantile ou répartition par classes d’âges des sujets…) et des comparaisons par période aident à percevoir les évolutions, les améliorations ou péjorations des conditions de vie. Un premier inventaire paléopathologique est enfin réalisé pour déterminer l’état sanitaire, l’alimentation et les activités de ces populations.


