Troisième rencontre thématique-groupe de travail du thème V (Ressources, productions, constructions, échanges)
Vendredi 15 décembre 2006
Exceptionnellement dans la salle des actes (salle 110) du grand hall du bâtiment Droit Sciences/éco (entrée sous la galerie vitrée, à gauche, à l’opposé de celle qui mène aux bâtiments sciences B (UFR d’histoire et CRAHM), à l’Université de Caen, Campus 1, de 9 h 30 à 12 h 00).
En dehors des actualités qui concernent tout le thème, la réunion, animée par Frédéric Epaud, aura pour objet principal la question du bois dans l’architecture. Ordre du jour :
- Actualités du thème V
- F. Epaud : Charpentes romane et gothique.
L’étude d’une cinquantaine de charpentes en élévation des XIe-XIIIe siècles en Normandie dont celles des cathédrales de Rouen, Lisieux et Bayeux, a permis de mettre en évidence les grandes lignes de l’évolution des structures et des techniques de charpenterie romanes et gothiques. Elle s’appuie sur des relevés archéologiques, l’étude des textes et des expertises dendrochronologiques réalisées depuis 1999 sur plus de 75% de ce corpus. Cette approche s’intéresse au bois d’œuvre (essences utilisées, choix des périodes d’abattage, méthodes de sélection des arbres, transport des grumes), aux techniques de charpenterie (équarrissage, fendage, sciage, orientation des bois, tracés d’épure, marquages, outils…) ainsi qu’à l’évolution des structures de charpentes et des dispositifs de répartitions des charges sur les murs porteurs pour l’architecture religieuse et civile des périodes romane et gothique.
- J. Le Maho : Le fanum de St-Georges-de-Boscherville (Seine-Maritime) et le problème de la restitution des temples celto-romains en bois.
Dans le cadre de cette réunion consacrée à l’architecture de bois, il a paru intéressant de revenir sur les découvertes effectuées à Saint-Georges de Boscherville au cours des années 1980, sous le cloître de l’abbaye bénédictine. Les fouilles ont livré les vestiges d’un fanum qui comprenait quatre états successifs s’échelonnant de la fin du Ier siècle av. J-C à la seconde moitié du Ier siècle ap. J-C, les deux premières phases correspondant à un bâtiment sur poteaux plantés, la troisième à un bâtiment sur solins, la quatrième à un édifice maçonné. L’exposé portera principalement sur les constructions de bois des trois premières phases. À travers une séquence architecturale particulièrement riche, le cas de Boscherville offre la matière à une nouvelle réflexion sur l’élévation des temples celto-romains en bois dans le nord de la Gaule et, d’une manière plus générale, sur l’interprétation des traces laissées, au niveau du sol, par les charpentes.
- Débat.
Engagé par Claire Hanusse, à travers l’exemple du site habitat médiéval des Fosses Saint-Ursin (Courseulles/Mer, Calvados). La relation mur/charpente : comment fonder une restitution ?


