~
1 qui se diseient.
2 sain
gabriel.
3 Senen ne limet.
4 se mest vis.
5 il out lesse.
6 Se
ieuz.
7 i vit.
8
A : sanz demorier ; B : Ne sei se sil ; eu mostier
Mes venu ; sans demorer.
9 Li cierge ; ge vous dis.
10 Encor niert pas.
11 Au
saint ymaɡre damede.
12 A :
pas ne ueient ; ne ne noient ; B : Celle chose pas ne veient ;
ne noient.
13 le
cirge ; Mes de assis.
14
Mes parmei ler ce vont.
15 li moine
alabbe.
16 A : Li miracle ; B : Le miracle.
17
de chief en cief lor a ; neis si ons.
18 En sofrance labbes ; Des quau.
19 Et len demain ; ce neis bien veir.
20 Li moine afet ; eu chapitre et li
seriant.
21 De ce ; eu mostier ; li moine.
22
li abbes out ; Si ont.
23
Reconte ont ; Ce que il virent.
24 A : Vn ne ; un molt ; B : Onc ne ; vn mot.
25 A : De que ; B : Des que ; orent.
26 vn moine anciens ; feit il.
27 auoe.
28 trestoz ; lessions.
29
Limage ; lumiere ; nuit.
30
lefesions ; henorions.
31 Saint michel garde semprist.
32 Mout par le fist cortaisement.
33
ont cil raconte.
34 mes etre ; done qui il.
35
le cirge ara.
36 li
abbes ; garante ; est acorde.
37 li couent ; Rotria.
38
4101-4102 absents dans
B.
39 James home ne li
toudra.
40 Longue de ueirre.
~
1 Norriz,
participe passé du verbe norrir, « élever » désigne-t-il
les oblats, enfants donnés par leurs parents à une abbaye
et élevés dans son sein ? Cf. notre introduction (note 3).
2 Pour les sens de prior, cf. les
v. 3404, où nous traduisons prior par « prieur », « moine
exerçant l’autorité en second après l’abbé dans une communauté
ecclésiastique », et 3418, où nous avons, comme ici, traduit
prior par « ancien » : la transmission de la tradition
s’est faite des moines les plus âgés aux plus jeunes.
3 Vou(l)t, latin vultus,
« visage, traits » est utilisé dans le discours religieux « pour
désigner la face du Seigneur ou des saints » (FEW XIV,
648 b).
4 Image
(FEW IV, 564 b, imago) : « statue, figure
moulée ou sculptée ».
5 Lumiere, ne convient
pas pour la métrique. Il faut probablement lui substituer
luminaire. Cf. infra, v. 4084 : A sanz
luminaire, B sanz lumiere. Lumiere et
luminaire sont issus du latin luminare
« fenêtre, lumière ».
6 À
art, forme de présent de l’indicatif, il faut peut-être
substituer le passé simple arst, du parfait latin
arsit, que le copiste de B a pu simplifier, comme il lui
arrive de le faire pour estre, qu’il écrit
etre (v. 3480, 4093) ou pour mestre, graphié
metre au v. 4034, selon la prononciation déjà en vigueur
à l’époque : un s n’est plus prononcé devant consonne
sourde depuis le XIIe siècle.
7 Eil / el : cf. v. 2296.
8 Qui : relatif interrogatif
à valeur indéfinie.
9 Lever :
« commencer » (TL V, 1, 366).
10 Avoié, avoé :
« protecteur, défenseur », du latin advocatus (TL I,
747-748) ; désigne saint Michel, patron de l’abbaye.
11 A rebutons n’est attesté
que dans ce vers du Roman du Mont Saint-Michel. Il s’agit
d’une locution adverbiale en -on(s) précédée de la
préposition a (peut-être sur le verbe boter
« repousser »). Elle est proche par le sens de a
reborsons « à l’envers » (TL VIII, 388, a rebutons
et 384, a reborsons).
12 Cf.
La Règle de saint Benoît, Adalbert de Vogüe et Jean
Neufville (éd.), Paris, Éditions du Cerf (Sources chrétiennes ; 181),
t. I, 1972, p. 452-455, ch. III « De abhibendis ad consilium
fratribus » : Quotiens aliqua praecipua agenda sunt in
monasterio, conuocet abbas omnem congregationem et dicat ipse unde
agitur, et audiens consilium fratrum tractet apud se et quod utilius
iudicauerit faciat ; ideo autem omnes ad consilium uocari diximus qui
saepe iuniori Dominus reuelat quod melius est : « chaque fois
qu’il sera question au monastère de quelque chose d’important, l’abbé
convoquera toute la communauté et dira lui-même de quoi il est
question. Une fois entendu le conseil des frères, il en délibérera à
part soi et fera ce qu’il juge le meilleur. Or si nous avons dit que
tous seraient appelés au conseil, c’est que souvent le Seigneur révèle
à un inférieur ce qui vaut le mieux ».
13 Le copiste du
manuscrit A fait suivre ce dernier vers de la mention Anno
octogs (= octogesimo) « Année
quatre-vingt », c’est-à-dire 1280, date probable de la copie du texte.
Celui de B note : Explicit expliceat ludere scriptor eat Hic
liber est scriptus qui scripsit sit benedictus : « L’ouvrage se
termine, qu’il se termine, que le copiste aille se divertir. Ce livre
est écrit, béni soit celui qui l’a écrit ».