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La lettre de Pline le Jeune, 9,6 fait apparaître que Rome se vide de ses habitants au moment des jeux du cirque, et vit alors une sorte de “journée particulière”. On voudrait étudier ici la topographie sportive de l’Urbs comme on a pu parler d’une topographie des exécutions ou des opérations financières, et on ne se limitera pas à la seule situation, d’ailleurs bien connue en général, des édifices de spectacle. Le fait que la Rome antique a été une mégapole et que le Grand Cirque par exemple était situé en pleine ville ont eu des conséquences importantes, mais les mouvements de la foule des supporters n’avaient pas pour seul but la zone de la vallée Murcia, entre Palatin et Aventin. Des nécropoles, les sièges des différentes factions, des rues et des places pouvaient être investies par les supporters des couleurs et les fanatiques des ludi circenses : le témoignage d’Ammien Marcellin ne manque pas d’intérêt à ce sujet.
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