|
Inspirée de la technique traditionnelle des crèches de Noël napolitaines en liège, la "phelloplastique" est mise au service des voyageurs du Grand Tour, des collectionneurs d’antiquités et de grands architectes, comme Louis-François Cassas ou Sir John Soane, pour fabriquer des maquettes des ruines antiques d’Italie à l’époque de la redécouverte archéologique de Paestum, de Pompéi et de Rome. Des artistes italiens comme Augusto Rosa, Giovanni Altieri, Antonio Chichi, les exportent dans les diverses cours et capitales d’Europe, de Londres et Stockholm à Saint Petersburg, avant d’être concurrencés en Allemagne par Carl May, Pâtissier de la Cour de Ludwig Ier de Bavière à Aschaffenburg. Son oeuvre, mécénée par le souverain et poursuivie par son fils Georg, constitue la plus importante collection au monde de maquettes de monuments romains en liège, avec une cinquantaine de pièces, dont un Colisée de 3m de long. Outre leur statut d’objets d’art, elles constituent, de par leur rigueur scientifique, un précieux témoignage en trois dimensions sur la Rome contemporaine, complémentaire des gravures de Piranèse ou des tableaux de Giovanni Panini et Hubert Robert. La collection a été récemment restaurée et remise en valeur.
|