La ville comme objet d'étude : paroles de jeunes chercheurs

Lieu : MRSH, Université de Caen, campus1, salle des actes
Début : 06/11/2018 - 14:00
Fin : 06/11/2018 - 18:00
Responsable(s) scientifique(s) : Anouck Linck (Ufr langues)

Séminaire pluridisciplinaire "Villes et sciences sociales", 14e année.

Présentation des travaux de reherche en cours par les étudiants de l'Université de Caen et du Havre autour de la question des espaces publics

 

  • Thomas Avenel, Master 1 Urbanité, Université du Havre : “Petite histoire des espaces publics vue depuis le futur”

Que reste-t-il aujourd'hui de l'espace public ? Pourquoi et comment chercher à le défendre ? A travers des exemples concrets, je vais chercher à redéfinir l'espace public aujourd'hui et poser les enjeux pour celui de demain.

  • Eugénie Le Bigot, doctorat en Géographie sociale, Université de Caen : “Pratiques de femmes dans les espaces publics : une approche intersectionnelle par le corps”

Lors de mon intervention, je traiterai de la question des pratiques spatiales des femmes dans trois villes de taille moyenne : Caen, Rouen et Portsmouth. Je questionnerai le rôle des représentations (individuelles ou collectives), des temporalités et des groupes sociaux sur ces pratiques, et en particulier sur le corps des femmes.

  • Valentine Poirier, Master 2 Histoire, Université de Caen : “L'espace urbain et de la foire de Guibray (Falaise) à l'époque moderne”

Rendez-vous annuels des marchands, les foires d'Ancien Régime posent la question de l'aménagement de l'espace public au sein de la ville. L'optimisation des espaces de vente, le nombre des infrastructures d'accueil et l'assainissement des lieux sont autant d'enjeux auxquels doivent répondre les autorités municipales pour assurer la bonne tenue de l'événement.

  • Camille Régent, Master 2 Lettres, Université de Caen : “L'écriture de soi et la ville chez Annie Ernaux”

Dans Journal du dehors (1993) d’Annie Ernaux, forme déviée du journal personnel, la ville nouvelle devient mémoire d'un temps et d'un lieu commun où l'intime se mêle au public et vise-versa. L'écriture de soi par l'écriture de l'autre dégage un rapport libre, intime et politique à l'espace urbain.

  • Benjamin Torterat, doctorat en Science politique, Université Paris 2 : “Poésie et utopie dans la ville: la pratique surréaliste de la rencontre”

La poésie et l'utopie, de part leur impulsion vers l'altérité, témoignent d'un désir de sortie des contraintes et de la fixité de l'imaginaire. Comment peuvent-elles se déployer dans la ville (les places et les rues), et nous faire imaginer d'autres rapports sociaux ? Question qui a animé l’œuvre d'André Breton.