la ville dans tous ses états, journée jeune recherche

Lieu : MRSH - salle des actes SH027
Début : 26/01/2016 - 10:00
Fin : 26/01/2016 - 18:00
Responsable(s) scientifique(s) : Vincent Milliot (CRHQ), Pierre Bergel (ESO), Nicolas Bautes (ESO) et Laurence Montel (CRHQ)

Séminaire pluridisciplinaire Villes et sciences sociales (11e année) : Villes-monde et mondialisations urbaines

  • Présentation et discussion autour de doctorats en cours ou nouvellement soutenus, programme en cours d’élaboration.

Prgramme

  • 10h : présentation
  • 10h15-11h : Quentin Brouard-Sala (ESO UMR 6590) :
    "Les politiques de revitalisation des bourgs et des petites villes en Normandie"
    Résumé : L'intervention, après une rapide contextualisation, questionnera les politiques de revitalisation des bourgs et des petites villes de Normandie, donc de l'espace rural, en regard de revitalisation urbaine, que ce soit à travers la diffusion de pratiques urbanistiques à l'échelle européenne ; les programmes étatiques de revitalisation des bourgs ; les Parcs Naturels Régionaux comme coordinateur d'initiatives locales (intercommunales ou communales).
     
  • 11h15 – 12 h : Adrien Sonnet (LACES EA 4140, Universités Caen/Bordeaux) :
    « Villes, thermalisme et bien-être : construction et exploitation d'une image stratégique »
    Résumé : Confrontées à une baisse significative de la fréquentation pendant les années 1990 et menacées par une rupture du lien avec la Sécurité sociale (qui a permis l’explosion du nombre de curistes pendant la deuxième moitié du XXe siècle), les villes thermales évoluent vers une forme nouvelle de thermalisme. De hauts-lieux de santé, à vocation initialement médicale, elles ont engagé de profonds aménagements et ambitionnent de se poser désormais en « territoires du bien-être ». C’est le cas de Bagnoles de l’Orne, ville bas-normande de 2 600 habitants qui doit son développement tant symbolique qu’économique à ses eaux thermales. Seule station du grand Ouest français, elle est marquée depuis quelques années par le souci d'attirer une population plus diversifiée. Ce repositionnement soulève deux types de questionnements. D’abord, du côté de la « conception » de cette nouvelle offre. Quels acteurs interviennent dans ce processus et avec quels objectifs ? Comment un tel plan est-il mis en œuvre ? Ensuite, du côté de la réception. Quels effets ces offres modernes entraînent-elles ? De quelle manière les nouveaux espaces thermaux sont-ils fréquentés et appropriés par leurs clients ?
  • 12h-12h30 : discussion
  • 12h30-14h : pause déjeuner
  • 14h-14h45 : Lucie Buttex (Damocles, Université de Genève, CRHQ, Université de Caen)
    «  Le vol en ville à Genève au XVIIIe siècle »
    Résumé : Le siècle des Lumières est à bien des égards un moment-clef dans le développement urbain des villes d’Ancien Régime. A la croissance démographique et économique des bourgades comme des métropoles répond l’essor de la question urbaine dans les administrations citadines, qui doivent faire face notamment aux besoins accrus en logement et hébergement des migrants, en réaménagement des rues et des espaces publics et en sécurité des commerces et des particuliers. La République de Genève, ville-état de seulement 22'700 habitants vers 1750, n’échappe pas à cette évolution. De par son territoire partageant des frontières morcelées avec non moins de trois Etats, la ville se situe à un important carrefour de routes commerciales et attire les ressortissants des pays voisins. Ville de négoce, de transactions financières et de fabriques, Genève connaît l’enrichissement général des grandes villes d’Europe propre à la seconde moitié du siècle et son économie florissante en fait une cible privilégiée pour les voleurs en quête de biens de valeur.
    L’historiographie de ces dernières décennies compte de nombreuses études sur la figure, vive dans l’imaginaire du siècle, du brigand ou « voleur de grand chemin », alors considéré comme un contentieux criminel avant tout rural. Dès lors la question des figures du voleur urbain et des spécificités criminelles propres à la ville se pose. Le développement économique et les mutations sociales liées à la richesse de la ville entraîne-t-il des nouvelles formes de criminalité acquisitive, les voleurs et voleuses s’adaptant au milieu sans cesse changeant de la ville ? La problématique d’histoire urbaine sera abordée à travers la présentation de questionnements méthodologiques en cours et de cas pratiques, avec notamment l’exemple de la filouterie (vol par ruse ou à l’astuce), contentieux typiquement urbain de la fin du siècle.

     
  • 15h-15h45 : Antonin Girardin (IDEES Rouen UMR 6266, ESO UMR 6590)
    « (Re)produire la ville à l’époque du post-fordisme : le modèle urbain à l’épreuve du local »
  • 16h- 16h45 : Dima Khoury (ESO UMR 6590)
    « Les réfugiés syriens dans la ville libanaise aujourd'hui : quelles résiliences ? »
  • 16h45-17h30 : discussion