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Taxonomy >> Term

Colloque

Lieu : MRSH - Salle des actes
Début : 05/12/2019 - 09:00
Fin : 06/12/2019 - 18:00
Responsable(s) scientifique(s) : B. Diaz - A. Silvestri - J. Anselmini
Lieu : MRSH
Début : 22/11/2019 - 09:00
Fin : 24/11/2019 - 18:00
Responsable(s) scientifique(s) : Y. Calvet - M. Jeannin - A. Schneider

 

Les migrations massives de population, relayées par les médias, particulièrement depuis l’été 2016, sont devenues depuis une dizaine années un objet d’écriture à part entière du roman, de la poésie, du théâtre et du cinéma contemporains.

Marie Ndyae raconte le destin de Khadidja, femme africaine migrante qui paye de façon tragique un voyage vers l’Europe  voué d’avance à l’échec au bout d’une lente dégradation de sa condition humaine ; Laurent Gaudé questionne cette recherche sans fin d’un monde meilleur, tandis que la littérature de jeunesse, par le biais de romans ou d’albums se fait l’écho de ces voix devenues symboles d’une enfance brisée. Au cinéma, la figure du migrant est omniprésente dans le cinéma américain de L’émigrant (Charlie, Chaplin, 1917) à The Immigrant (James Gray, 2013) en passant par America, America (Elia Kazan, 1963). Le cinéma européen, lui aussi confronté à différentes vagues migratoires interroge cette figure en l’associant souvent à la question de l’intégration.

Le colloque réunira des écrivains francophones qui parlent de l’exil et des migrations : pour les enfants : Azouz Begag et son illustratrice Catherine Louis, Baudouin auteur d’un album tragique Méditerranée, pour les adultes Natacha Appanah et Scholastique Mukasonga, auteurs caennaises qui parleront de Mayotte et des migrations en provenance de l’Afrique. Les cinémas Lux et le Café des images seront invités à offrir une programmation en lien avec le colloque et à permettre la projection ouverte à tous de films sur le campus et en lien avec la thématique. Enfin, le lien avec la question du public scolaire se fera par le biais du groupe de recherche Espe/ inspection sur les publics allophones et par les bibliothèques et associations de quartier en charge de migrants. 

Lieu : Centre Culturel de Cerisy
Début : 19/08/2019 - 09:00
Fin : 26/08/2019 - 18:00
Responsable(s) scientifique(s) : J. Anselmini/C. Schopp

 

L'Éros proprement amoureux de Dumas, qui le poussa à accumuler sa vie durant conquêtes et maîtresses, est la figure emblématique d'une énergie vitale et d'un désir de littérature et d'action qui n'a pas, en tant que tel, fait l'objet d’une suffisante attention. 

Ce colloque — le premier qui, à la veille des cent cinquante ans de la mort de l'écrivain, le fera entrer à Cerisy — vise ainsi à explorer l'Éros dumasien dans ses divers aspects et ses multiples enjeux, selon trois directions privilégiées. D'abord, le désir amoureux et érotique, sa représentation, sa productivité et sa portée dans les différents genres illustrés par Dumas (théâtre, romans, contes, récits de voyages, autobiographie, causeries, etc.). Ensuite, et plus largement, le désir comme origine et foyer de la création dumasienne, et tel qu'il permet d'en comprendre la fécondité, la variété, mais aussi les modes d'énonciation et de réception. Enfin, les empreintes du désir chez les descendants (biologiques et littéraires) de Dumas ; comment les motifs sentimentaux et l'érotisme façonnent l'imaginaire dumasien, manifesté et fantasmé par les réécritures, les adaptations ou les suites de ses œuvres (comme le D'Artagnan amoureux de Roger Nimier, auquel le titre du colloque adresse un clin d'œil).

Cette rencontre, qui réunira les meilleurs spécialistes du sujet, s'ouvrira à tous les lecteurs amoureux de Dumas.

 

COMMUNICATIONS (suivies de débats) :

* Karl AKIKI: 5 Shades of Dumas
* Julie ANSELMINI: Dumas, écrivain de l'amour fou
* Michel BRIX: Dumas et les amours de Nerval
* Anne-Marie CALLET-BIANCO: Les "wedding comedies" de Dumas
* Sandrine CARVALHOSA: La fabrique médiatique du désir d'auteur: le cas d'Alexandre Dumas
* Philippe CHANIAL: Amour et utopies chez Dumas
* Barbara COOPER: Amours ardents et sombres: l'amour sous toutes ses formes dans Lorenzino (1842)
* Marc DAMBRE: Nimier chez Dumas: amours de lecture?
* Helena DEMIRDJIAN: Naples et Dumas: un cheminement amoureux
* Daniel DESORMEAUX: L'amour nègre chez Alexandre Dumas
* Lise DUMASY: L'amour, la mort et le destin au prisme du roman historique dumasien
* Dominique de FONT-RÉAULX: Décors pour un bal masqué, désirs de la représentation
* Martine LAVAUD: Iconographie de l'auteur amoureux
* Sylvain LEDDA: L'amour et la mort dans le théâtre de Dumas
* Maxime PREVOST: Le désir séculaire: les XVIe et XVIIe siècles contrastants de Dumas
* Valery RION: Aimer la mort, aimer Méduse: l'éros dumasien dans les récits fantastiques
* Isabelle SAFA: Éros et Clio: l'amour comme principe de production de l’histoire
* Angels SANTA: Le sentiment amoureux dans Mémoires d'un médecin: l'exemple de la comtesse de Charny
* Claude SCHOPP: Les deux amours d'Alexandre Dumas
* Marianne SCHOPP: L'amour paternel de Dumas
* Nathalie SOLOMON: Impressions de voyage et sentiment amoureux: "J'en ferai un volume"
* Giulio TATASCIORE: Le brigand amoureux, une figure de l'imaginaire dumasien

Pour en savoir davantageCentre Culturel International de Cerisy

Lieu : Université de Lyon
Début : 23/05/2019 - 09:00
Fin : 24/05/2019 - 18:00
Responsable(s) scientifique(s) : H. Valmary

 

Ce colloque sera le premier en France consacré à une analyse esthétique des films de super-héros du cinéma hollywoodien contemporain. En effet, les rares journées d’études ou colloques qui ont pu se pencher sur l’engouement planétaire pour ces personnages les abordent souvent d’un point de vue culturel ou mythologique, laissant souvent de côté les films les plus commerciaux pour privilégier des productions dites « indépendantes » voire se tourner vers les comics d’origine. Ce colloque veut combler un double manque au sein de la recherche en études cinématographiques en France : celui d’une réflexion qui soit avant tout esthétique et qui se penche sur les films les plus commerciaux du genre super-héroïque. Il s’agit de faire entrer à l’université et au sein des études cinématographiques un objet qui y reste encore marginal alors qu’il est omniprésent sur les écrans. Pour cela il nous semble fondamental d’en interroger la puissance des images. Les interventions pourront se développer selon deux grands axes :

1) Les innovations esthétiques : analyse des transformations de ces corps hors-normes, de la création d’univers oscillant entre réalisme et magie, de la circulation d’acteurs et de thématiques créant des filiations esthétiques inédites sont autant d’entrées possibles dans ces films. Il s’agira de comprendre la force d’évocation de ces images ainsi que le mélange d’extrême contemporanéité (avec tout ce que cela peut induire de gravité) et en même temps la puissance d’enchantement se dégageant de ces œuvres

2) La transmédialité : approche familière au domaine anglo-saxon, consistant à étudier un objet non pas tant dans une de ses sphères d’apparition mais dans son rayonnement sur différents médias, l’approche transmédiatique semble indispensable à la compréhension de l’univers super-héroïque. Le déploiement des super-héros au cinéma, dans les séries télévisées, sur internet, en comics, en jouets induit ce type d’analyse décloisonnant les frontières et ayant à cœur de comprendre les interactions à l’œuvre et ce qu’elles produisent.

Ce colloque veut ainsi s’emparer de cet objet de la culture populaire pour l’inscrire dans les études universitaires dans un souci à la fois de rassembler des chercheurs et des publics mais également de tisser des liens pérennes entre chercheurs français et internationaux intéressés par la culture états-unienne.

Co-organisée par les universités de Lyon 2, Caen et Pittsburgh (Pennyslvanie), soutenue par le pôle Ouest de l’Institut des Amériques et déjà co-financée par le LASLAR (laboratoire pluridisciplinaire Lettres, Arts du spectacle, Langues romanes de notre université) et le département Arts du spectacle de l’Université de Lyon 2, cette manifestation porte ainsi dans sa structure organisatrice et ses premiers soutiens, cette volonté de créer des liens au niveau national et international.

Après ce premier événement basé à Lyon (ville symbolique, dans le domaine de l’édition, de la popularisation des super-héros sur le territoire français), la prochaine manifestation sur le sujet devrait avoir lieu à l’université de Caen

Lieu : MRSH - Salle des actes
Début : 14/03/2019 - 09:00
Fin : 15/03/2019 - 18:00
Responsable(s) scientifique(s) : M.-G. Lallemand/M. Speyer

 

Loin d’être taxé de plagiat, le recours au copier-coller est courant dans la production littéraire aux XVIe et XVIIe siècles. L’extraction de pièces – parties caractérisées par leur unité interne – d’œuvres constituées et leur réemploi dans d’autres est un mode de composition productif à l’époque. Transformant la création d’une œuvre en jeu de construction, ces pratiques interrogent tant la conception de l’auteur que celle de l’œuvre et de sa poétique, ce que ce colloque se propose d’analyser à l’échelle européenne.

Début : 09/01/2019 - 09:00
Fin : 10/01/2019 - 12:00

Depuis les rapports du recteur Philippe Joutard (1989) et de Régis Debray (2002), l’enseignement des faits religieux à l’école laïque est l’objet de recommandations, voire de prescriptions, récurrentes.

Où en est aujourd’hui cet enseignement ? Les efforts institutionnels déployés n’ont pas été vains. Les enseignants ont désormais à leur disposition des ressources pédagogiques et culturelles qui leur permettent de l’aborder, y compris à l’école primaire, et l’enseignement du fait religieux fait de plus en plus partie du paysage scolaire. Pourtant, il suscite encore des hésitations, voire des réserves. De ce constat, est née la double ambition de ce colloque, organisé par l’ESPE de Caen et l’association Enquête, avec le soutien de l’université de Caen Normandie et du laboratoire CIRNEF et la participation de l’ISFEC :

  • interpréter les résistances rencontrées et comprendre le caractère en lui-même problématique d’un tel enseignement. Le penser utile et légitime, suppose d’abord de ne pas le considérer comme une sorte d’allant de soi de l’école républicaine dont le peu de pénétration dans les classes s’expliquerait par des seuls obstacles extérieurs
  • interroger les pratiques enseignantes (en laissant une large place à l’expérience des enseignants) à la fois pour comprendre comment et à partir de quels situations et outils pédagogiques ils s’emparent d’un tel enseignement ou pourquoi au contraire ils peinent
    à s’en emparer.

Entrée gratuite - Inscription obligatoire : espe.evenement@unicaen.fr

Fichier(s) à téléchargerTélécharger le programme

Lieu : MRSH et MEDEF
Début : 29/11/2018 - 13:30
Fin : 30/11/2018 - 15:30
Responsable(s) scientifique(s) : Aline SCOUARNEC

17 et 18° RENCONTRES SUR LA PROSPECTIVE DES METIERS

2°RENCONTRES INTERDISCIPLINAIRES
 

Journée du 29 novembre

9H00-11H30 : Réunion des chercheurs du Groupe PIMS et du groupe Anticipation et Pilotage du NIMEC

11H30-13H30 : Déjeuner libre

13H30 : Accueil des participants (Hall de la MRSH)

14H00 : Ouverture du colloque par les organisateurs et présentation des enjeux de l’interdisciplinarité

14H30 – 15H30 : Table ronde animée par Aline Scouarnec (IAE Caen, Nimec, PIMS)
Travailler Demain : Une vision du champ des possibles dans le secteur de la Santé

Présentation de l’enquête emploi Unifaf par Lionel Aubert (Unifaf Normandie)

Vision du droit public de la santé Aurore Catherine (Université de Caen Normandie)

Présentation des premiers résultats de l’étude prospective de Nexem Normandie sur les métiers, compétences et organisations du travail demain par Aline Scouarnec (IAE Caen, Nimec, PIMS), Sébastien Payre et Mohamed Tissioui (Université Caen Normandie, Nimec, PIMS) et Clémence Joffre (Em Normandie)

Présentation de l’appel à contribution RMA Santé sur les configurations sectorielles par Sébastien Payre et Mohamed Tissioui (Université Caen Normandie, Nimec, PIMS)

15H30 – 17H00 : Table ronde par Grégory Godiveau (Université Caen Normandie, CRDFED, PIMS)
Travailler Demain : Des normes et territoires en devenir ?

Les nouveaux territoires d’organisation du travail par Gregory Godiveau (CRDFED, Nimec)

Les nouveaux territoires RH et les enjeux normatifs par Aline Scouarnec (IAE Caen, Nimec, PIMS), Sébastien Payre et Mohamed Tissioui (Université Caen Normandie, Nimec, PIMS) et Clémence Joffre (Em Normandie)

 

Journée du 30 novembre
Institut Esprit Service -  Medef - 55 avenue Bosquet, 75 007 Paris

8H30 - 9H00 : Accueil des participants

9H00 : Ouverture de la journée par les organisateurs et présentation des enjeux de l’interdisciplinarité

9H30 – 10H45 : Table ronde animée par Aline Scouarnec (IAE Caen, Nimec, PIMS) et Grégory Godiveau (CRDFED, Pims)
Travailler demain ? : Des visions possibles …

Alain Juillet (L’Académie d’intelligence économique) : Les apports de l’Intelligence économique
Lise Cornillier (Cornillier Avocats) : Les apports d’une lecture juridique
André-Benoit de Jaeggere (ABDJ Conseil) : Les Business Model de demain
Maurice Thévenet (FNEGE) : Le plaisir de travailler… demain
François Silva (Kedge Business School) : Les apports d’une lecture postmoderne

10H45 – 11H00 : Pause-café

11H00 – 12H30 : Ateliers 1 et 2

12H30 – 13H30 : Pause déjeuner

13H30 – 15H00 : Ateliers 3 et 4

15H00 – 16H30 : Table ronde animée par Alain Tedaldi (Institut Esprit Service) et François Silva (Kedge Business School)
Travailler demain ? : …Des visions possibles aux pistes d’action

Francesco Martucci (Université Paris II) :  Les effets de l’ouverture à la concurrence sur le travail
Hélène Garner, Départ. Travail Emploi Compétences, France Stratégie : Travail, Compétences et IA
Laurence Breton-Kueny (Afnor) :  Les enjeux des normes en RH
Jérémy Lamri (Lab RH) : Les compétences du XXI° siècle avec le témoignage d’étudiants
Catherine Guyonnet (Opcalim) : Les enjeux des OPCA-OPCO dans l’innovation, vision Opcalim

16H30 – 17H00 : Christèle Lambolez (Jobsferic) : Présentation du e-Livre blanc sur la fonction RH demain et synthèse et ouverture par Jean-Marie Marx (Haut-commissaire aux compétences et à l'inclusion par l'emploi)

Atelier 1 : Les innovations managériales

Alison CAILLÉ, Université de Nantes - Laboratoire de Psychologie des Pays de la Loire (EA 4638), Doctorante CIFRE en psychologie sociale et du travail, Psychologue du travail,

Christine JEOFFRION

Maître de conférences HDR en psychologie sociale, du travail et des organisations, Psychologue du travail, Université de Nantes - Laboratoire de Psychologie des Pays de la Loire (EA 4638),

 

Innovation managériale et Manager idéal au 21ème siècle : Quels leviers d’actions pour les entreprises ?

Guillaume ROGINE, Université de Caen Normandie, Doctorant

Nimec, Pims

Innovation sociale et managériale dans le secteur médico-social

 

Arnaud LACAN, Professeur, Kedge Business School

Le postmanager

 

Atelier 2 : Le devenir des métiers

Jérôme Dinet, Université de Lorraine

Robotisation et emploi : étude des risques perçus chez les salariés d’un constructeur automobile

 

Delphine Maurant, Doctorante en Sciences de Gestion

Isabelle Bories-Azeau, MCF en Sciences de Gestion

Agnès Mazars-Chapelon MCF HDR en Sciences de Gestion 

MRM, Univ. Montpellier, France

 

La professionnalisation inachevée dans les organisations pluralistes : le cas des Opérateurs Technico-Artistiques des Organisations Artistiques et Culturelles publiques

 

Benoît MEYRONIN, Professeur Grenoble Ecole de Management

Jean-Jacques NILLES, Professeur de philosophie, Université de Savoie

 

 

Ethique du care & métiers de service

 

Atelier 3 : La valorisation des compétences

Thierry Garrot (Aunege), Jean Pralong (Em Normandie, Saven), Aline Scouarnec (IAE Caen, Nimec, PIMS), Franck Brillet (IGAENR), Michèle Vincent (Goodmorning Change), Sébastien Payre et Mohamed Tissioui (Université Caen Normandie, Nimec, PIMS) 

 

Repenser l’orientation et la construction des trajectoires professionnelles via une application MAP (Mon Avenir Professionnel)

Anthony Frémaux, Docteur en sciences de l'éducation Laboratoire Experice (Université Paris 8) Co-fondateur de la société Ligamen

La finalité première de l’organisation du travail de demain est l’optimisation de concordances entre talents individuels et missions collectives. Quid de cette politique d’organisation qui associe bien-être et performance au travail.

 

Martine Assar (Institut Mines Télécom)

Quelles compétences de demain dans l’industrie du futur ?

 

Atelier 4 : Quelques approches du Travail demain

Pauline PEREZ, ATER en sciences de gestion, Université de Toulouse 3, FSI, Laboratoire de gouvernance et de contrôle organisationnel, EA 7416.

Quel travail, demain, pour nos élites ? Analyse psychosociologique de deux expériences de travail ouvert.

Philippe Dresto, Directeur au Collège des Métiers – Recherches et Etudes, Les Compagnons du Devoir et du Tour de France

Le travail demain au travers des compagnons du devoir

 

Annabelle Hulin, Professeur, Université de Tours

IAE de Tours - Faculté de Droit, Economie et Sciences Sociales

et Juliette Evon, Doctorante, Université de Tours

IAE de Tours - Faculté de Droit, Economie et Sciences Sociales

Les compétences territoriales, les compétences de demain ?

Rémi Keuleyan, Université de Caen Normandie, Doctorant

Nimec, Pims

Le travail demain via une approche renouvelée des trajectoires professionnelles

 

 


 

Lieu : Université de Caen / MRSH, amphithéâtre les 3 et 5 avril, sh 027 le 4 avril
Début : 03/04/2019 - 09:00
Fin : 05/04/2019 - 17:00
Responsable(s) scientifique(s) : Alexandra MERLE et Marie-Eugénie KAUFMANT

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Ce colloque s’inscrit dans la continuité d’une première manifestation scientifique organisée en collaboration avec le CRIIA de l’U. Paris Nanterre en février 2018 sur le thème du procès dans la littérature du Siècle d’or. Il s’agira de montrer la part que prend la littérature dans les débats sur les limites du pouvoir et les relations roi, droit, sujets, à une époque où la réflexion politique est en plein renouveau. Cette manifestation pluridisciplinaire contribuera au courant actuel de rapprochement entre histoire du droit et histoire culturelle ; elle permettra de consolider les liens avec une équipe de Nanterre et d’accueillir à Caen des spécialistes français et étrangers de l’aire culturelle hispanique appartenant à plusieurs disciplines (littérature, philosophie politique, histoire du droit).

Début : 11/12/2019 - 09:00
Fin : 13/12/2019 - 18:00
Responsable(s) scientifique(s) : Philippe Fleury

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L’Université de Caen mène depuis 1994 un travail de restitution virtuelle de la Rome du IVe s. ap. J.-C. Ce colloque a pour but de réunir des spécialistes de la topographie et de l’urbanisme de la Rome antique pour conforter le travail déjà réalisé et ouvrir de nouvelles voies. Il s’agit aussi d’identifier le site caennais comme une référence dans ces domaines. Parmi les thèmes abordés : la présence de bâtiments dégradés dans la Rome impériale, les édifices chrétiens au début du IVe siècle, la complétion du modèle virtuel.

Lieu : Institut Catholique de Paris (08/01) / Collège d’Espagne (09/01)
Début : 08/01/2019 - 15:00
Fin : 09/01/2019 - 17:30
Responsable(s) scientifique(s) : Águeda GARCÍA-GARRIDO/ Alejandra TESTINO-ZAFIROPOULOS/ Jaume GARAU/ Fernando NEGREDO/ Susana TRUCHUELO

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Les travaux sur la prédication ont pris, depuis une vingtaines d’années, une place importante dans le domaine de la recherche en Histoire et en Philologie, créant ainsi un espace propice à l’interdisciplinarité méthodologique. D’une manière générale, la prédication dans la monarchie hispanique a été considérée d’une part, comme un acte de communication visant à « remodeler » la religiosité populaire et d’autre part, comme un exercice de sociabilité publique ou un spectacle destiné au « disciplinement » social (Sozialdisziplinierung) et à l’enseignement doctrinal des fidèles.

Parallèlement à ces objectifs qui concernent l’édification morale et l’instruction doctrinale, les études les plus récentes ont insisté sur l’importance de la prédication dans la création et le développement de réseaux sociaux, tout particulièrement parmi les nobles, mais aussi sur l’enjeu du ministère de la parole dans l’analyse de la mobilité ecclésiastique. Il faut se rappeler ici qu’à partir de 1613 -année marquée par les remous produits par la polémique immaculiste en Andalousie-, plusieurs orateurs nourrissent de leur réflexion le débat sur la pureté de sang qui vient légitimer le lignage de la noblesse espagnole véritable. D’autres orateurs ont réussi à faire carrière grâce à leurs relations étroites avec ces réseaux nobiliaires, faisant ainsi des Grands d’Espagne les destinataires privilégiés de leurs prédications. L’augustin Juan de Castro (1547-1611) reçut ainsi la mitre de Santa Fe de Bogotá en 1608 grâce aux bons rapports qu’il entretenait avec la noblesse palatine. Le dominicain Francisco de Posadas (1644-1713) se servit de l’influence des marquis de Las Escalonias ou du IXe duc de Medina Sidonia pour s’assurer l’entrée au couvent d’Escalaceli, à Cordoue.

En prenant en compte les nouvelles approches épistémologiques dans le domaine de l’histoire sociale et à la lumière des différentes sources que l’on peut mobiliser pour approfondir ce champ de recherche (administratives, juridiques, littéraires ou religieuses), la prédication peut également être conçue comme une voie de promotion sociale garantissant à l’orateur une position stratégique dans son univers ecclésial. En partant de ces considérations interdisciplinaires, nous nous attacherons à examiner tout au long de ce colloque, les différents aspects de l’influence exercée par les ministres de la parole dans le processus de légitimation de la noblesse espagnole. L’étude des stratégies et des discours déployés par les ministres de la parole dans l’Espagne de l’Ancien Régime, contribuera à apporter un éclairage nouveau aux questions suivantes : quels furent les recours employés en chaire pour la défense de la noblesse ? Quels furent les prédicateurs qui réussirent à pénétrer les cercles nobiliaires ? Quel intérêt put avoir la noblesse en promouvant les prédicateurs ? Furent-ils alors les véritables « bastions » de l’immobilisme social pendant l’Ancien Régime ?

Ce colloque s’inscrit parfaitement dans le programme de recherche transversal que l’équipe ERLIS développe à travers ses axes (Axe 1 : « Mémoires et imaginaires collectifs » et Axe 2 : « Circulations, influences et réceptions »). En outre, ce colloque constitue la première activité scientifique réalisée conjointement avec l’Instituto de Estudios Hispánicos de la Modernidad (IEHM), institution avec laquelle l’Université de Caen a tout récemment signé un accord de collaboration scientifique. L’ICP de Paris se joint également à ce projet de recherche en participant à l’organisation de cette rencontre.

Fichier(s) à téléchargerVoir le programme du colloque - Voir l'affiche

Lieu : MRSH (Amphithéâtre / salle des Actes)
Début : 21/11/2018 - 08:15
Fin : 22/11/2018 - 17:15
Responsable(s) scientifique(s) : Laurence Potvin-Solis,

Au-delà du développement d’un corpus de connaissances spécialisé sur le processus et les valeurs essentielles de la construction européenne, au-delà des progrès d’un cadre juridique autonome propre au développement de l’Union en tant qu’institution, en cette année du Centenaire de l’Armistice de 1918, les Journées Jean Monnet des 21 et 22 novembre 2018 mettent à l’étude « l’Union européenne et la paix : quelles avancées vers une Fédération européenne ? ». Organisées dans les locaux de la MRSH Caen, ces Journées poursuivent les travaux engagés par les précédentes Journées Jean Monnet des 9 et 10 novembre 2017 (https://jmonnet-ue-paix.sciencesconf.org/) qui se sont déroulées en trois moments successifs : la paix et l’identité de l’Union européenne (session I); les instruments au service de la paix et les méthodes de l’Union (session II); la paix par l’économie et la monnaie ? (session III).

Les Journées des 21 et 22 novembre 2018 poursuivent les réflexions sur les approches conceptuelles et les instruments de la paix « par », « dans » et « hors » de l’Union et sur l’implication de l’Union – et ses perceptions – dans les mécanismes de résolution ou de prévention des conflits internes et externes à ses « frontières ». Comme celles de novembre 2017, elles sont animées par la dialectique des rapports entre l’Union et la paix à l’aune de la nature singulière de l’Union et de la question des avancées vers une « Fédération européenne ». Elles interrogent la volonté des Etats membres de poursuivre « en commun » face aux défis et enjeux de paix dans un contexte marqué par la fragilité de la paix, la diversification des risques, le Brexit, les crises et la mise en question de l’essence même du projet européen. Elles mettent à nouveau en évidence combien le concept de paix, valeur et objectif affirmé au plan supranational, et l’évolution des politiques de l’Union qui lui sont liées, appellent à être confrontés à des réalités et tensions multiples et de diverses nature. Réalités politiques, géopolitiques, économiques, monétaires, sociales, culturelles, environnementales, …, autant de réalités exigeant des rapprochements et davantage de « commun » mais pouvant aussi constituer de forts facteurs de « désunion » ou de divisions au sein de l’Union européenne.

Par ces Journées Jean Monnet de 2017 et de 2018, les différentes politiques de l’Union européenne sont interrogées, en partant du prisme économique à partir duquel la construction européenne s’est construite pour envisager les mutations engendrées par les politiques de l’Union menées dans l’Espace de liberté, de sécurité et de justice (ELSJ) et dans le domaine de l’action extérieure de l’Union et de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC-PSDC). Elles intègrent des réflexions sur la nature de l’Union et les relations qu’elle entretient avec le Conseil de l’Europe et les organisations internationales concernées. Elles visent à donner un large éclairage sur la liaison entre la construction européenne et la paix et sur les enjeux passés, présents et à venir de l’implication de l’Union européenne pour la paix, de ses rapports avec ses Etats membres ainsi que des progrès et possibles reculs d’une « Fédération européenne ».

La relation de la paix aux valeurs de l’Union et tout particulièrement au respect de l’Etat de droit et des droits fondamentaux a conduit à prendre pour point de départ des Journées des 21 et 22 novembre 2018 la question des droits de l’homme en Europe au service de la paix. Dans ces perspectives, ces Journées d’études réuniront une quarantaine d’intervenants venant de France et d’Europe, autour de quatre temps successifs : l’Union européenne, la paix et les droits de l’homme (session I); la paix, la sécurité et la cohésion de l’Union (session II); le multilatéralisme, le constitutionnalisme et la nécessité d’une approche européenne transversale de la paix (session III); la paix et la politique extérieure de l’Union européenne (session IV).

Les actes de ces Journées Jean Monnet de 2017 et de 2018 feront l’objet d’une publication dans la Collection « Colloques Jean Monnet » des éditions Bruylant (Bruxelles).

Informations et inscriptions : https://jmonnet18-paix.sciencesconf.org/

Lieu : Centre de Conférence Crédit Agricole - Caen
Début : 23/11/2018 - 09:00
Fin : 24/11/2018 - 18:00
Responsable(s) scientifique(s) : Emilie Gaillard

Ce colloque, porté par la MRSH, est organisé dans le cadre du dispositif Normandie pour la Paix impulsé par la Région Normandie, avec le soutien de l’Institut Demolombe, de Caen la Mer et de l’Université de Caen et en partenariat avec l’Institut Universitaire Varenne.

La quête de justice s’avère bien souvent transgénérationnelle, animée par une dynamique de vérité pour lever les ombres laissées par les guerres, les dictatures et toutes autres formes de violences et d’injustices.
Dans la lignée du concept kantien de paix universelle, celui de paix durable, incline à penser la paix comme un processus, quelque chose qui se construit, se nourrit, se protège, se transmet mais également qui se revendique.

Comment instituer la paix durable et accompagner la résilience après des troubles de types apartheid, dictatures, génocides ou encore d’écocides ? Comment assurer la transition vers la démocratie tout en affrontant et en transmettant la mémoire d’atrocités commises sur une population ? Comment réclamer justice là où la justice étatique n’agit pas ? Quels déplacements de ligne du devoir de mémoire au devoir d'action sont actuellement à l'oeuvre ?

Deux journées seront consacrées à différentes dynamiques de résilience.

C’est en 1982 que fut créée en Bolivie la première Commission Vérité, puis disséminée sur l’ensemble de la planète : Argentine, Zimbabwe, Philippines, Chili, Népal….  En 1995, sous la présidence de Nelson Mandela, fut créée la première Commission de la vérité et de la réconciliation avec audiences publiques afin de recenser les violations des droits humains sous le régime de l’apartheid. Créant un véritable précédent à ce qu’il est désormais usuel d’appeler un modèle de "justice transitionnelle", ce type de Commissions a depuis régulièrement été utilisé comme aide au processus de transition démocratique.

Le vendredi 23 novembre, seront étudiées plus particulièrement les expériences menées en Tunisie, au Canada, au Togo ou encore en Amérique latine... Les multiples visages de la justice transitionnelle seront retracés, analysés et critiqués. La journée se conclura sur la Commission actuellement en cours d’élaboration en Colombie, qui aura à étudier la question des dommages écologiques.

Le samedi 24 novembre est une journée davantage centrée sur le rôle de la société civile. La journée commencera par le témoignage de Magda Hollander Lafont, survivante des camps de Birkenau qui s’investit particulièrement pour la mémoire de la Shoah tout en portant un message d’espoir et de résiliences pour nos jeunes générations. Le mouvement dits des « grands-mères de la place de Mai » sera présenté, en la présence d’un petit fils retrouvé.  L’ONG Peace Boat présentera l’oeuvre de libéralisation de la parole sur des sujets tels que l’explosion des bombes atomiques en invitant des Hibakushas (survivants d'Hiroshima et Nagasaki).La quête de la paix durable tend également à se présenter sous les traits atypiques des tribunaux d’opinion. L’expérience du Tribunal International Monsanto sera particulièrement mise à l’honneur en la présence de juges, avocats, membres du comité d’organisation et témoins. C’est ainsi qu’il s’opère un véritable basculement d’une transmission de la mémoire à l’action revendicative de paix durable. Ce que viendra également exposer l'ONG française Sherpa, qui vise à responsabiliser les multinationales françaises en dénonçant les violations des droits humains et des engagements ethiques, essentiellement à l'étranger.

A l’ère de la mondialisation, se profile un basculement du devoir de mémoire au devoir de vigilance et d'actions citoyennes au service de la paix durable.

Responsable scientifique : Emilie Gaillard, co-directrice du pôle Risques de la MRSH, enseignante-chercheuse en droit privé, SciencesPo Renne

 

Informations et inscription : https://paixdurable.sciencesconf.org/

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