Séminaire annuel

Lieu : MRSH, SH 027
Date : 10/05/2011
Responsable(s) scientifique(s) : Philippe Madeline et Jean-Marc Moriceau

Au programme :

  • Virginie LEMONIER-LESAGE (Professeur d'histoire du Droit à l'Université de Rouen), Riches et pauvres dans les campagnes normandes. La coutume, le paysan et le seigneur
     
Résumé : La coutume de Normandie, comme beaucoup d'autres, assure au paysan certains droits. Le juriste normand Houard affirme que Rollon lui-même « donna à plusieurs communautés d'habitants des terrains pour le pâturage de leurs bestiaux » et que ces « communes ont de tout temps été conservées religieusement au profit des habitants ». Ainsi, appartenant à une communauté d'habitants, le paysan peut-il jouir des communaux et bénéficie-t-il de droits d'usages, sur la propriété d'autrui, précisément réglementés. Ces droits sont essentiels à la subsistance des plus pauvres qui pourront faire paître leurs bêtes à moindre frais. Pourtant ces droits ne sont pas sans susciter des réactions parfois violentes de la part des seigneurs. Paysans et seigneurs font valoir leurs titres respectifs. La coutume assure encore la protection du plus démuni en mettant en place une procédure favorable au paysan lorsque le seigneur est amené à saisir son bétail.
 
  • Nicole MATHIEU (Directeur de recherches émérite au CNRS, Université Paris 1), Retour réflexif sur un itinéraire de ruraliste : entre géographie et interdisciplinarité
Résumé :  L'intervention proposée dans le cadre du séminaire interdisciplinaire du pôle rural de Caen prolonge l'effort réflexif engagé dans la publication historique En France rurale. Les enquêtes interdisciplinaires depuis les années 1960 (Paillard, Simon, Le Gall, 2010) lui même approfondi lors des journées rurales de Caen par notre communication « Géographie rurale et  interdisciplinarité, retour sur une trajectoire de recherche ». Au-delà du récit d'un itinéraire en ruralité, en disciplines (histoire, géographie, sociologie) et en indisciplines (interdisciplinarité) la réflexion s'attachera à cerner l'évolution des concepts en usage dans les différents temps de la vie de recherche en relation avec celle des questions socialement vives auxquelles le chercheur est affronté. Dans cette histoire personnelle qui reflète l'histoire tout court des sciences sociales, une attention toute particulière sera portée au passage du concept d'espace à celui de milieu.

 


Lieu : MRSH, SH 027
Date : 05/04/2011
Responsable(s) scientifique(s) : Philippe Madeline et Jean-Marc Moriceau

Au programme :

  • Nathalie JOLY (Maître de conférences en sociologie à AGROSUP Dijon), Tenir des agendas : les archives quotidiennes dans les fermes françaises au XXe siècle
Résumé : Tenir agenda est une pratique répandue dans les exploitations françaises. L'écriture journalière qui en noircit les pages n'est pas sans rappeler les caractéristiques du livre de raison. Mais tandis que l'une se concentre sur le domestique, le lignage et le récit d'expérience, celle qui nous intéressera ici se rive à l'activité agraire et déroulent, au fil des années, d'imperturbables chroniques. Quelques mots suffisent pour camper le travail aux champs, lieux, tâches, outillage. Le travail des animaux, lui, n'est saisi qu'à travers ses événements principaux : vêlage, mise à l'herbe du troupeau, alimentation, vente des bêtes, etc. Enfin, les notes fixent, en part infime, la ronde de la vie (naissance, mariage, décès, maladie des proches) et quelques activités personnelles ou familiales. Après un bref panorama des recherches sur les écrits du travail, la communication présentera la méthodologie d'étude d'un corpus d'agendas rassemblé il y a une douzaine d'années, documents tenus par des agriculteurs de Haute-Saône entre 1950-1990. Elle exposera ensuite les résultats de cette enquête ethnographique et évoquera, en conclusion, les orientations plus récentes de recherche sur les pratiques de l'écrit en agriculture.

Références bibliographiques
Joly, N, 2010, « Tracing cows. Practical and administrative logics in tension » In : Barton, D. & U. Papen (eds.) The Anthropology of Writing: Understanding Textually-mediated Worlds, Continuum Editor, London, pp. 90-105.
Joly N., 2009, « Vaches et blés sur le papier ». Socialisations à l'écrit du monde agricole Communication & Langages, n°159, pp. 77-90.
Joly N., Weller J.-M., 2009, « En chair et en chiffres : la vache, l'éleveur et le contrôleur », Terrain, n°53, pp. 141-153.
Joly N., 2004,  Ecrire l'événement : le travail agricole mis en mémoire, Sociologie du travail, n°4, vol.46, pp. 511-527.
 
 
  • Magali TALANDIER (Maître de conférences en géographie à l'Université Joseph Fourier de Grenoble), Une autre géographie du développement rural : une approche par les revenus
Résumé : Les territoires ruraux éloignés des métropoles semblaient condamnés au déclin démographique et économique. Or, ils attirent de nouveaux résidents, enregistrent une progression rapide des emplois et du revenu... Ces résultats interrogent la théorie et les experts. La capacité productive des territoires ne suffit plus à expliquer ces nouvelles tendances, la périurbanisation non plus. Les revenus de transferts, les salaires des agents de la fonction publique, les retraites, les dépenses des touristes... sont autant de revenus qui induisent, également, des dynamiques de développement local et dessinent une autre géographie du développement rural.

Lieu : MRSH, SH 027
Date : 05/04/2011

Au programme :

  • Nathalie JOLY (Maître de conférences en sociologie à AGROSUP Dijon), Tenir des agendas : les archives quotidiennes dans les fermes françaises au XXe siècle

    Résumé : Tenir agenda est une pratique répandue dans les exploitations françaises. L'écriture journalière qui en noircit les pages n'est pas sans rappeler les caractéristiques du livre de raison. Mais tandis que l'une se concentre sur le domestique, le lignage et le récit d'expérience, celle qui nous intéressera ici se rive à l'activité agraire et déroulent, au fil des années, d'imperturbables chroniques. Quelques mots suffisent pour camper le travail aux champs, lieux, tâches, outillage. Le travail des animaux, lui, n'est saisi qu'à travers ses événements principaux : vêlage, mise à l'herbe du troupeau, alimentation, vente des bêtes, etc. Enfin, les notes fixent, en part infime, la ronde de la vie (naissance, mariage, décès, maladie des proches) et quelques activités personnelles ou familiales. Après un bref panorama des recherches sur les écrits du travail, la communication présentera la méthodologie d'étude d'un corpus d'agendas rassemblé il y a une douzaine d'années, documents tenus par des agriculteurs de Haute-Saône entre 1950-1990. Elle exposera ensuite les résultats de cette enquête ethnographique et évoquera, en conclusion, les orientations plus récentes de recherche sur les pratiques de l'écrit en agriculture.

    Références bibliographiques
    Joly, N, 2010, « Tracing cows. Practical and administrative logics in tension » In : Barton, D. & U. Papen (eds.) The Anthropology of Writing: Understanding Textually-mediated Worlds, Continuum Editor, London, pp. 90-105.
    Joly N., 2009, « Vaches et blés sur le papier ». Socialisations à l'écrit du monde agricole Communication & Langages, n°159, pp. 77-90.
    Joly N., Weller J.-M., 2009, « En chair et en chiffres : la vache, l'éleveur et le contrôleur », Terrain, n°53, pp. 141-153.
    Joly N., 2004,  Ecrire l'événement : le travail agricole mis en mémoire, Sociologie du travail, n°4, vol.46, pp. 511-527.
  • Magali TALANDIER (Maître de conférences en géographie à l'Université Joseph Fourier de Grenoble), Une autre géographie du développement rural : une approche par les revenus

    Résumé : Les territoires ruraux éloignés des métropoles semblaient condamnés au déclin démographique et économique. Or, ils attirent de nouveaux résidents, enregistrent une progression rapide des emplois et du revenu... Ces résultats interrogent la théorie et les experts. La capacité productive des territoires ne suffit plus à expliquer ces nouvelles tendances, la périurbanisation non plus. Les revenus de transferts, les salaires des agents de la fonction publique, les retraites, les dépenses des touristes... sont autant de revenus qui induisent, également, des dynamiques de développement local et dessinent une autre géographie du développement rural.

Lieu : MRSH, SH 027
Date : 05/04/2011

Au programme :

  • Nathalie JOLY (Maître de conférences en sociologie à AGROSUP Dijon), Tenir des agendas : les archives quotidiennes dans les fermes françaises au XXe siècle

    Résumé : Tenir agenda est une pratique répandue dans les exploitations françaises. L'écriture journalière qui en noircit les pages n'est pas sans rappeler les caractéristiques du livre de raison. Mais tandis que l'une se concentre sur le domestique, le lignage et le récit d'expérience, celle qui nous intéressera ici se rive à l'activité agraire et déroulent, au fil des années, d'imperturbables chroniques. Quelques mots suffisent pour camper le travail aux champs, lieux, tâches, outillage. Le travail des animaux, lui, n'est saisi qu'à travers ses événements principaux : vêlage, mise à l'herbe du troupeau, alimentation, vente des bêtes, etc. Enfin, les notes fixent, en part infime, la ronde de la vie (naissance, mariage, décès, maladie des proches) et quelques activités personnelles ou familiales. Après un bref panorama des recherches sur les écrits du travail, la communication présentera la méthodologie d'étude d'un corpus d'agendas rassemblé il y a une douzaine d'années, documents tenus par des agriculteurs de Haute-Saône entre 1950-1990. Elle exposera ensuite les résultats de cette enquête ethnographique et évoquera, en conclusion, les orientations plus récentes de recherche sur les pratiques de l'écrit en agriculture.

    Références bibliographiques
    Joly, N, 2010, « Tracing cows. Practical and administrative logics in tension » In : Barton, D. & U. Papen (eds.) The Anthropology of Writing: Understanding Textually-mediated Worlds, Continuum Editor, London, pp. 90-105.
    Joly N., 2009, « Vaches et blés sur le papier ». Socialisations à l'écrit du monde agricole Communication & Langages, n°159, pp. 77-90.
    Joly N., Weller J.-M., 2009, « En chair et en chiffres : la vache, l'éleveur et le contrôleur », Terrain, n°53, pp. 141-153.
    Joly N., 2004,  Ecrire l'événement : le travail agricole mis en mémoire, Sociologie du travail, n°4, vol.46, pp. 511-527.
  • Magali TALANDIER (Maître de conférences en géographie à l'Université Joseph Fourier de Grenoble), Une autre géographie du développement rural : une approche par les revenus

    Résumé : Les territoires ruraux éloignés des métropoles semblaient condamnés au déclin démographique et économique. Or, ils attirent de nouveaux résidents, enregistrent une progression rapide des emplois et du revenu... Ces résultats interrogent la théorie et les experts. La capacité productive des territoires ne suffit plus à expliquer ces nouvelles tendances, la périurbanisation non plus. Les revenus de transferts, les salaires des agents de la fonction publique, les retraites, les dépenses des touristes... sont autant de revenus qui induisent, également, des dynamiques de développement local et dessinent une autre géographie du développement rural.

Lieu : MRSH, SH 027
Date : 15/03/2011
Responsable(s) scientifique(s) : Philippe Madeline et Jean-Marc Moriceau

Au programme :

  • Étienne LAMBERT (Professeur d'histoire-géographie au lycée de Flers), Les gentilshommes-fermiers du centre de la Basse-Normandie au XVIIIe siècle
  • David MONTEMBAULT (Maître de conférences en géographie à l'Institut National d'Horticulture et de Paysage d'Angers - Agro Campus Ouest), Paysages ruraux et périurbanisation : la construction de néo-bocages

 


Lieu : MRSH, SH 027
Date : 01/02/2011
Responsable(s) scientifique(s) : Philippe Madeline et Jean-Marc Moriceau

Au programme :

  • Laurent HEYBERGER (Maître de conférences d'histoire contemporaine à l'Université de Technologie de Belfort-Montbéliard), Du local au global : l'évolution de la stature des Français et ses facteurs explicatifs (fin XVIIe - début XXe siècle)
Résumé : La stature moyenne constitue un indice de nutrition nette, encore appelé indice de malnutrition chronique selon la terminologie de l'OMS. Utilisée à la fois par les historiens démographes et les historiens économistes, elle pallie le manque d'indices classiques (mortalité infantile, PIB par habitant, etc) concernant les sociétés passées. Elle permet de confronter les niveaux de nutrition nette des ruraux salariés et non salariés et de comparer les niveaux de vie dans la longue durée. Confrontée aux indices classiques construits par l'histoire économique -lorsque ceux-ci sont disponibles-, elle fournit un indice alternatif de l'évolution des niveaux de vie...le plus souvent pour les hommes.
Avec la Saxe, la France possède les données anthropométriques les plus anciennes au monde. Ces dernières permettent de retracer l'évolution du niveau de nutrition nette des Français des cohortes de naissance 1670 à 1920 et ainsi de confirmer certains résultats bien connus de l'histoire rurale et économique française : situation très critique à la fin du Grand Siècle, amélioration au début du XVIIIe siècle, dégradation prérévolutionnaire puis stagnation durant les débuts de l'industrialisation qui cache cependant des évolutions régionales fortement contrastées. En revanche la première moitié du XXe siècle apparaît sous un jour plus favorable que ne le laissent attendre les indices économiques classiques.
Les nombreuses études menées dans les pays européens et au-delà depuis une trentaine d'années permettent de mieux saisir l'originalité du cas français qui s'exprime surtout à partir de la Révolution et se retrouve à l'échelle locale : les cas de la Brie, de l'Alsace rurale et du Limousin seront évoqués à partir de données individuelles.
Entre autres sources, l'exploitation d'une large base de données individuelles de conscrits nés en 1848 et de l'enquête agricole de 1852 permet de mieux cerner les nombreux facteurs explicatifs à l'œuvre. Ainsi, changements climatiques -surtout au XVIIIe siècle-, prix du blé, apports alimentaires mais aussi construction du réseau de chemin de fer, alphabétisation... ou encore caractère fortement rural du pays sont autant de facteurs qui expliquent le maintien paradoxal de la stature des Français alors que la plupart des pays européens connaissent une dégradation du niveau de nutrition nette dans la première moitié du XIXe siècle.
 
  • Céline BESSIÈRE (Maître de conférences en sociologie, Université Paris-Dauphine), Les patrimoines des agriculteurs

 


Lieu : MRSH, SH 027
Date : 04/01/2011
Responsable(s) scientifique(s) : Philippe Madeline et Jean-Marc Moriceau

Au programme :

  • Corinne MARACHE (Maître de conférences d'histoire contemporaine à l'Université de Bordeaux 3), Richesse et pauvreté aux champs en Périgord à l'époque de Jacquou le Croquant
     
  • Claire GUIU (Maître de conférences en géographie à l'Université de Nantes), Les ruralités mises en scène : vers de nouveaux territoires ?

 


Lieu : MRSH, salle SH 027
Date : 07/12/2010
Responsable(s) scientifique(s) : Philippe Madeline et Jean-Marc Moriceau

Au programme :

  • Francis BRUMONT (Professeur émérite d'histoire moderne à l'Université de Toulouse Le Mirail), Les laboureurs de Vieille Castille aux XVIe - XVIIe siècles : des limites à l'accumulation des richesses ?
  • Alexandre PAGÈS (Maître de conférences en sociologie à l'Université de Technologie de Belfort-Montbéliard), Pauvretés, exclusions et dépendances
Résumé : A l'occasion de cet exposé, il s'agira d'intégrer différentes dimensions (dont l'espace et le temps) pour rendre compte de l'ampleur et des spécificités de la pauvreté dans le monde rural. Trois approches seront privilégiées :
- une approche socio-historique distinguant les figures traditionnelles de la pauvreté en milieu paysan et des figures plus contemporaines liées à la précarité du travail
- une approche institutionnelle spécifiant les publics-cible de l'action sociale
- une approche microsociologique spécifiant les modes d'adaptation, quoique limités, des individus
Notre propos s'appuiera sur les éléments recueillis depuis 1995 aussi bien sur le terrain qu'au moyen de données statistiques émanant d'organismes publics et de caisses de protection sociale. Quelques informations seront données sur les moyens dont disposent les travailleurs sociaux et les professionnels de santé sur les territoires pour assurer un meilleur accompagnement et favoriser la mise en place de programmes visant à jeter un pont entre l'insertion des personnes en difficulté et le développement local.

Lieu : MRSH, salle SH 027
Date : 09/11/2010
Responsable(s) scientifique(s) : Philippe Madeline et Jean-Marc Moriceau

Au programme :

  • Emmanuelle BONERANDI (Maître de conférences à l’école Normale Supérieure de Lyon), Démasquer la pauvreté rurale : éléments d’analyse spatiale en regard de la territorialisation de l’action sociale. Approche à partir du département de l’Ain
     
  • Mireille TOUZERY (Professeur d’histoire moderne à l’Université de Paris Est-Créteil), Le projet de dîme royale de Vauban (1707) : du souhait de protection des paysans à la construction d’un bouclier fiscal 
     

Résumé : Le tricentenaire de la mort de Vauban en 2007 a donné lieu à la première édition complète des Oisivetés, titre sous lequel le Maréchal de France de Louis XIV avait lui-même rassemblé ses œuvres (sous la direction de Michèle Virol, Champvallon, 1721 p.). Dans ce cadre, Mireille Touzery a donné une nouvelle édition du Projet de dime royale, un des textes les plus fameux de Vauban. Elle y pratique pour la première fois une confrontation systématique des manuscrits et surtout s'y livre à une analyse proprement fiscale de ce Projet, dans son temps, alors qu'il a été jusque ici ou instrumentalisé avec une lecture confinant parfois au contre-sens (quand au XIXe siècle, les économistes libéraux veulent faire de Vauban l'un des leurs par exemple) ou donné brut sans commentaire, ou intégré dans une histoire des idées larges. Par delà l'apport déjà repéré d'outils neufs (cartes, statistiques) au service d'un projet administratif, cette étude met en valeur l'originalité de la démarche de Vauban qui tente de dissocier le social et le fiscal, approche impossible puisque le social est largement le résultat de données politiques qui s'expriment en termes fiscaux. Le projet a néanmoins le mérite d'ouvrir à des questions nouvelles et principalement à l'analyse du fonctionnement de l'Etat en termes économiques.

Mais, Vauban n'étant pas révolutionnaire mais partie prenante tant du régime absolutiste que de ses élites sociales, il est intéressant de constater que son projet, mu par un désir d'efficacité fiscale au service de la puissance du roi via la prospérité de la majeure partie de ses habitants, paysans, du fermier au manouvrier, aboutit, sous un habillage conceptuel nouveau (l'économique), à renforcer l'ordre social du temps. On constate donc d'une part la force quasi mythologique mais illusoire de l'idée de prélèvement en nature, que le maréchal lui-même ne cesse d'amender au fil de ses pages, et d'autre part la prégnance de la structure socio - politique de l'Ancien régime comme donnée de l'outillage mental du maréchal de France. C'est ainsi qu'un des multiples résultats de son projet serait la consolidation des ordres privilégiés par la mise en place de fait d'un bouclier fiscal, pour reprendre une expression de l'actualité politique d'aujourd'hui.

 


Lieu : MRSH
Date : 05/10/2010
Responsable(s) scientifique(s) : Philippe Madeline et Jean-Marc Moriceau
  • 9h - 10h30 : séance d'accueil pour les étudiants
     
  • 10h30 - 12h : actualités et présentation du séminaire tout public
     
  • 14h : Table ronde autour de l'ouvrage de Gilles FUMEY, Professeur de géographie à l'université Paris IV, Manger local, manger global. L'alimentation géographique, Paris CNRS Editions, 2010 ; avec Sandrine SCHEFFER Maître de conférences en géographie à l'Université d'Angers, responsable du programme PSDR «LIPROCO» liens producteurs-consommateurs et Florent QUELIER, Maître de conférences en histoire moderne à l'Université François Rabelais de Tours, titulaire de la Chaire d'histoire de l'alimentation des mondes modernes