Axes de recherches

Six axes de recherche structurent les travaux pluridisciplinaires menés au sein du Pôle 

 

  1. Changement agricole, économie et société :  Quels sont les facteurs techniques, économiques, culturels du changement agricole d'hier et d'aujourd'hui ? Comment analyser l'évolution des rapports sociaux et des appartenances socioprofessionnelles au sein du monde agricole ? Comment se recomposent les relations entre agriculture, politiques publiques et espaces ruraux ? Voici quelques unes des grandes questions qui structurent les travaux des chercheurs travaillant sur cet axe au sein du pôle Rural. Les agricultures de l'Ouest français constituent un des terrains d'observation privilégiés par les chercheurs du Pôle pour renouveler les questionnements et capitaliser les connaissances sur le changement social agricole dans une perspective interdisciplinaire. 
  2. Paysages, bâtiments et trames : L'analyse des paysages et de l'habitat rural, favorisée par les travaux en cours des archéologues, des spécialistes de l'écologie historique, inscrit l'étude du tissu bâti ancien et des trames foncières dans le temps long. Le paysage est traité comme témoin et comme résultante des logiques socio-économiques et socio-culturelles, comme indicateur des usages du sol et des systèmes de culture, comme objet de représentations fortes et diversifiées. Les historiens et les géographes confrontent leur recherche aux résultats des sociologues et des architectes.
  3. Animaux, gestion de la faune sauvage et domestique : Ce thème aborde le lien noué entre les animaux domestiques, la faune sauvage et les sociétés rurales. Il met en lumière les rapports hommes/animal, l'évolution des pratiques d'élevage, la chasse comme forme d'expression culturelle, comme vecteur d'identité ou comme un moyen de régulation de la faune sauvage. Il examine encore la place symbolique tenue par certaines espèces qui continuent de soulever les passions par la menace réelle ou supposée qu'elles font peser (ours, loups...). La réflexion menée sur la gestion des animaux met ici à contribution la biologie animale et les sciences vétérinaires.
  4. Mobilité des populations, structures familiales et reproduction sociale : Au croisement de la démographie historique, de la sociologie et de la géographie sociale, l'étude de la mobilité conduit à renouveler notre perception des structures sociales actuelles et passées. Cette thématique interroge les conditions de la reproduction familiale et sociale, les formes d'organisation domestique et la transmission des biens et des statuts, depuis les élites jusqu'aux populations les plus modestes. Elle balaye l'histoire de la famille, le droit privé, les mutations du travail domestique, les questions de mobilité géographique et sociale. 
  5. Autour du foncier : Le problème de la propriété de la terre et de sa circulation, de son acquisition ou de sa perte, mène à la question essentielle de la rationalité économique des comportements en matière immobilière, et à celle de l'insertion du monde rural dans les échanges, ainsi qu'aux rapports noués entre les villes et leurs campagnes. Cette thématique déborde cependant la question de la propriété, et conduit directement à ces autres facteurs essentiels dans l'évolution du monde rural qu'étaient les différentes sortes de prélèvements, la monnaie et les prix. Les historiens rejoignent ici les préoccupations des économistes.  
  6. Pouvoirs publics et milieu rural : La thématique politique est extrêmement large, qui embrasse le rôle des institutions et rouages aussi bien administratifs que judiciaires, celui du personnel politique au sein des partis politiques ou encore celui des organisations paysannes, ainsi que toutes les formes de mobilisation. Les comportements électoraux qui retiennent principalement l'attention des chercheurs permettent de concilier, sur différents terrains, les acquis de l'histoire, de la géographie et de la science politique. Cette thématique place également au centre de sa réflexion le fait communautaire, l'autonomie préservée ou contestée du monde rural face aux interventions des pouvoirs publics étatiques, des administrations coloniales, ou des organisations supra-étatiques.