Sociétés et espaces ruraux (2020-2021)

Lieu : Amphi de la MRSH
Début : 13/10/2020 - 10:00
Responsable(s) scientifique(s) : Jean-Marc MORICEAU et Philippe MADELINE
  • 10h00 - 12h30

Jean-Marc MORICEAU et Philippe MADELINE
Séance d’accueil pour les étudiants de masters et doctorats

  • 14h30 – 18h30

Ouverture du séminaire (tout public)

Actualités et présentation du séminaire. Conférences-débats.

Fabrice PONCET, Professeur agrégé au Lycée Charles Tellier à Condé en Normandie : « Les dessous du commerce du beurre sous l’Ancien Régime : le contrôle des actes de notaires (Isigny, Gournay, Mortagne) »
Résumé :
Si le contrôle des actes peut rendre à l’historien d’éminents services dans l’étude des mutations foncières sous l’Ancien Régime, ses registres se révèlent également précieux pour mieux connaître le commerce de certaines productions agricoles. Des historiens de la vigne s’en sont déjà emparés depuis longtemps mais des séries statistiques peuvent aussi être constituées pour des produits de l’élevage et de la pêche (beurre, œufs, fromages, poissons).
L’objet de cette communication est double : proposer une réflexion sur les nombreuses possibilités offertes à l’historien par cette source et présenter des résultats concernant le commerce du beurre et des œufs normands au XVIIIe siècle.

Adrien BAYSSE-LAINÉ, Chargé de recherches au CNRS, UMR Pacte, Université Grenoble Alpes et de Sciences Po Grenoble « « Terres nourricières ? La gestion de l’accès au foncier agricole face aux demandes de relocalisation alimentaire. Enquêtes dans l’Amiénois, le Lyonnais et le sud-est de l’Aveyron. » (Prix de thèse 2019 du CNFG)
Résumé :
A rebours de la tendance à la globalisation des systèmes alimentaires, des initiatives de relocalisation visent à rapprocher producteurs et consommateurs sur les plans spatiaux et sociaux. Parmi les producteurs participant à ce mouvement sont sur-représentés les néo-agriculteurs,
pour qui le foncier est souvent un facteur limitant pour la création ou reprise d’activité. Ainsi, l’exposé se concentre sur le rôle de l’action collective (Terre de Liens) et de l’action publique locale (communes, intercommunalités, syndicats mixtes) dans l’accès au foncier des néo-agriculteurs engagés dans les circuits courts de proximité. En croisant géographie du droit et géographie sociale de l’environnement, il s’agit de comprendre comment ces actions reconfigurent l’accès à la terre (selon deux voies, l’une territoriale, l’autre réticulaire), font preuve d’inventivité dans les relations propriété-usage et font œuvre de justice foncière à leur échelle.