Perspectives

Séminaire 2014 - 2015 (dates à préciser)

" Il y a un moins un paramètre sur lequel tous les scientifiques peuvent être d'accord : nous allons vivre, à court, moyen et long terme, des chocs et des changements importants, avec des conséquences plus ou moins prononcées selon les territoires. Qu'il s'agisse de l'accès à l'eau potable, de la contrainte énergétique, de la fin de la croissance économique, des changements climatiques, de la production alimentaire ou encore de la perte majeure de biodiversité, il n'est plus raisonnable d'envisager le long terme sans perturbation majeure".

B. Thévard, "Vers des territoires résilients en 2013", Parlement Européen, 2014.

Toutes les disciplines sont convoquées pour afronter les défis du XXIème siècle, défis à l'intelligence et à la raison, mais aussi à l'éthique et à la responsabilité. Le Pôle Risques propose, dans son sémianire (qui s'inscrit dans le parcours de formation du master pro GREEN) d'accompagner les territoires et les aceturs engagés dans le recherche de transitions écologiques majeures et dans l'évaluation des risques et des vulnérabilités afférents. Changement climatique, nucléaire, presticides et biotechnologies, énergie et alimentation, autant de questions essentielles qui seront abordées lors de rencontres pluridisciplinaires où interviendront deux ou trois chercheurs invités, en partenariat avec plusieurs structures partenaires du Pôle (IRD2, EHD2020, Criigen, Pôle maritime, etc.).

Chaque rencontre sera divisée en deux temps : un exposé / ou table-ronde, puis un temps d'échange avec l'auditoire.

C'est... un mardi après-midi par mois, à la MRSH de Caen (salle SH027 au rez-de-chaussée)

Séminaire du Pôle risques / Master GREEN / GREEN lab 2014 -2015

Séminar in the Network on Risks Quality and Sustainable Development

 

Mardi 23 septembre : La presqu’île au nucléaire, vingt ans après

Invitée : Françoise Zonabend, anthropologue française, ancienne directrice d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris) où elle a enseigné l'anthropologie de la France.
En 1985, elle ouvre un chantier à la Hague, pointe ouest de la presqu'île du Cotentin, (Manche, France). Elle y poursuit des recherches sur la parenté et la mémoire, mais elle y traque aussi, dans ce lieu dédié à l'industrie nucléaire, les stratégies défensives mises au point par les employés et les riverains pour travailler et vivre sans trop de souffrances auprès de ces établissements à haut risque. C'est tout un pan de ce champ nouveau qu'est l'anthropologie du risque qui se trouve, ici, exploré.

 «  Plus de vingt ans ont passé depuis la première publication de ce livre qui racontait la vie des techniciens et des riverains de la plus grande usine au monde de retraitement des déchets nucléaires, édifiée à la Hague. - Pourquoi y revenir, aujourd'hui ? En raison de la catastrophe de Fukushima dont les causes restent, volontairement, peu élucidées et dont la tragédie n'en finit pas de se poursuivre, il est apparu important de rééditer ce texte introuvable qui déjà, à l'époque, révélait les façons de dire et de faire face au risque : l'ignorer, le nier ou le manipuler symboliquement pour mieux le maîtriser et l'oublier ! - Or, un tel déni du risque explique, pour partie, l'accident de la centrale de Fukushima et est au coeur même de la possibilité qu'à la Hague ou ailleurs, d'autres incidents majeurs ou mineurs puissent advenir. - Il s'agit aussi d'insister sur le fait que d'autres savoirs que ceux qui sont issus du cercle restreint des experts officiellement mandatés, sont légitimes pour analyser et porter la critique sur ces objets de haute technicité. Les sciences humaines et sociales ont la capacité à discuter et à analyser les faits les plus complexes de notre modernité, pour esquisser de nouvelles réflexions ».

 

 

 

Mardi 4 novembre : Le développement durable à découvert. Salle du Conseil Bâtiment Lettres

Présentation et discussion autour d’un ouvrage collectif devenu une référence à la matière. Vingt ans après la première conférence de Rio, qu’est devenue la proposition de conduire nos sociétés vers un développement durable ? Adopté par les uns, utilisé comme faire-valoir par les autres, ce concept de développement durable est souvent vidé de son sens…

Trois contributrices de l’ouvrage sont invitées :

Agathe Euzen, coordinatrice, anthropologue de l’environnement, CNRS ; Emilie Gaillard, juriste, Université de Caen ; Michelle Dobré, sociologue de l’environnement, Université de Caen

 

Mardi 18 novembre : Gérer la sobriété dans les politiques publiques locales. Salle du  Conseil Bâtiment lettres

Mettre en débat la durabilité : l’exemple de l’éco-quartier « exemplaire » de la zone de l’Union dans la métropole lilloise.

Invité : Bruno Villalba, Professeur de science politique à AgroParisTech, dans UFR Gestion du vivant et stratégies patrimoniales.

 

Mardi 25 novembre : Nanotechnologies,  biologie de synthèse : de quel paradigme technique les technologies de la convergence relèvent-elles ? Salle des actes-MRSH

Partant de la différence faire et faire avec, entre pilotage naturel et fabrication d’artefacts, nous constatons que les nouvelles technologies du vivant et de la matière relèvent du pilotage, raison pour laquelle on ne maitrise pas leur résultat. Le problème pourrait être lié au fait que l’ont gère les risques inhérents avec une culture technique de la fabrication, de l’ingénieur,   qui leur est inadaptée.

Invité : Raphaël Larrère, sociologue de l’environnement, ancien Directeur de recherche à l’INRA.

 

3 mars 2015.

Invité : David GEE, conseiller principal pour la science, la politique et les questions d’environnement, Agence Européenne de l’Environnement.

 

Avril 2015 (date à préciser) : La culture numérique, libération ou aliénation ?

Le développement des Fab-labs et Living-labs, loin de ne relever que du domaine technique, pose de nombreuses questions d’ordre politique et sociologique. Le débat reste ouvert…

Avec Hervé Le Crosnier, Enseignant chercheur sur les technologies de l'internet, les relations internet et société ; Valentin Berthou, doctorant à l’Université de Troyes (sur les « living labs) » et Matthieu Debar, chargé de communication au Fab-lab de Caen.

 

 

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