Agriculture Durable en Relation avec l’Environnement et les Territoires

Historique

Le syndicat mixte Caen Métropole et l'ADEAR (Association pour le développement de l'emploi Agricole et rural du Calvados) ont initié en 2009 un projet pilote pour trois ans visant favoriser le développement d'une agriculture périurbaine durable en relation avec la population.

En 2010, l'Université de Caen rejoint l'initiative, et plus particulièrement le Pôle Risques de la MRSH,  afin de lui faire bénéficier de ses compétences pluridisciplinaires liées aux problématiques de gestion de l'environnement et de maîtrise du développement. L'UCBN viendra donc épauler le consortium existant composé de :

La D.R.A.F.F. - Direction Régionale de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Forêt

Le conseil régional de Basse Normandie

Caen la mer - communauté d'agglomération

Le Conseil Général du Calvados

La Ville de Caen

Et le G.R.A.B. - Groupement régional des agriculteurs biologiques

Terre de liens - association pour l'achat collectif de foncier afin de soutenir l'installation en agriculture durable

Adasea - Association régionale pour l'Aménagement des Structures des exploitations Agricoles

La Chambre d'agriculture du Calvados

Le CFPPA de Coutances - formation des maraîchers Bio

Le centre culturel CAF du quartier de la grâce de Dieu (Caen)

Un groupe de travail et de  réflexion a été constitué afin de soutenir scientifiquement le projet, baptisé ADRET (pour une Agriculture Durable en relation avec l'Environnement et les Territoires) et placé sous la responsabilité de Frédérick lemarchand.

Il est composé de :

  • Michelle Dobré, sociologue (CERReV/MRSH)
  • Estelle Deléage, Ingénieure agronome et sociologue (CERReV/MRSH)
  • Frédérick Lemarchand, sociologue (Pôle Risques/MRSH)
  • Michaël BERMOND, géographe (CRESO/MRSH)
  • Pierre Bitoun, sociologue (INRA/MONA)
  • Mathieu Douet (doctorant en sociologie)
  • Maxime Cordellier (doctorant en sociologie)
  • Tifany Quinette (stagiaire master 2 Développement Durable Stratégie de Communication)
  • Yacin Khelfa (stagiaire master 2 Développement Durable Stratégie de Communication)
  • Erwann Riou (CRBN - Mission agriculture et proximité)

Le projet

Plusieurs constats ont conduit à l'élaboration du projet « Favoriser le développement d'une agriculture périurbaine durable en relation avec la population ».

1 - De nombreuses exploitations à taille humaine développant une agriculture respectueuse de l'environnement et aux productions de qualité existent dans notre région.

2 - Ces exploitations de petite production marchande, labellisées ou non, établissent souvent une relation directe avec les consommateurs, ce sont les filières courtes. La plus répandue est l'AMAP (association pour le maintien d'une agriculture paysanne) ou les collectifs d'achat associatifs qui se développent sur l'ensemble du territoire national.

3 - Une forte demande sociale en produits issus de l'agriculture biologique et en produits de qualité est exprimée par différentes couches sociales, des plus aisées aux plus défavorisées.

4 - Il existe également une forte demande d'installation sur ce type de structure émanant de jeunes (futurs) agriculteurs, ce derniers étant condamnés à chercher les terres où s'exerce une moindre pression foncière, donc à plus de 40 km des lieux de distribution/consommation.

Le développement d'une agriculture périurbaine de proximité, en maraîchage biologique par exemple, pourrait constituer une réponse innovante à ces enjeux et demandes actuels, en vue de développer une agriculture respectueuse des territoires et de la santé humaine. Or, une maîtrise du foncier exercée dans le cadre de la redéfinition de l'occupation des territoires (PLU) à l'échelle du Grand Caen permettrait d'envisager une telle politique d'installation allant jusqu'à la mise en place de circuits courts en direction des consommateurs, et passant par de nombreuses étapes dont la formation agricole.

Trois axes ont été ainsi définis :

1 - Le foncier : travailler auprès des élus locaux pour développer des solutions innovantes. Par leur ancrage local, les élus peuvent faciliter la réservation de petites surfaces de 3 à 5 ha. Pour la création d'une activité de maraîchage bio localement.

2 - Assurer le lien entre les candidats, les communes et le monde agricole.

3 - Favoriser le développement de circuits courts de commercialisation.

Un projet répondant aux attentes d'aujourd'hui... et aux crises de demain.

La difficulté de mise en œuvre d'un tel projet repose sur la grande diversité de champs de spécialité concernés par la mise en œuvre d'une agriculture urbaine, de la maîtrise du foncier à celle des flux de marchandises, de l'aménagement du territoire à la formation agricole, etc.

Une démarche innovante...

  • urbanistique: comment intégrer l'agriculture dans la ville dans le cadre d'un développement urbain harmonieux et durable?
  • économique: comment territorialiser l'activité agricole dans des relations production/consommation?
  • écologique: comment anticiper les grands changements du XXIème siècle concernant le climat, l'énergie, la sécurité alimentaire?
  • social: comment rendre accessible à tous les produits biologiques de proximité et en pérenniser la distribution?

Associer l'Université à une démarche innovante complexe

Le groupe de travail ADRET a déjà engagé une étude exploratoire grâce au concours du Master professionnel Développement durable, stratégies de concertation et de communication par le recrutement de deux stagiaires par la Ville de Caen.

L'étude vise à cerner :

  • les attentes et besoins du public à travers deux échantillons de personnels des collectivités (Conseil Régional de Basse-Normandie et Ville de Caen). Une expérience pilote de distribution de paniers de légumes bio est en cours à la Ville de Caen.
  • Les représentations et les attentes des élus du Grand Caen

Des résultats seront délivrables à la rentrée 2010.

Par ailleurs, deux doctorants en sociologie vont consacrer leur recherche en tout ou partie au projet porté par ADRET.