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Colloque

  • Lieu : Auditorium du Musée des Beaux-Arts, Château de Caen
    Début : 09/02/2018
    Responsable(s) scientifique(s) : Sophie POIREY

    A l’heure de la réunification de notre province, fondée il y a quelques dix siècles par le Traité de Saint-Clair-sur-Epte, ce colloque se propose d’évoquer l’image de la Normandie et le rayonnement des Normands à l’étranger.

    En effet, il existe dans notre province une réelle tradition de diaspora, tout aussi importante que celle revendiquée par les voisins Bretons, même si plus discrète. Une diaspora qui trouve sans doute son origine dans une tradition scandinave, celle des vikings parcourant les mers, mais aussi dans ce droit coutumier normand qui, par droit de préciput, offre souvent à l’aîné des fils le fief principal, conduisant les cadets à partir faire fortune ailleurs, souvent avec le plus grand bonheur. L’exemple le plus célèbre de réussite de ceux que l’on surnomme les « Cadets de Normandie » est bien évidemment celui des treize fils de Tancrède de Hauteville dont certains d’entre eux vont fonder, au 12e siècle, le Royaume normand de Sicile, une gouvernance dont les traces et l’empreinte sont encore nombreuses dans cette région d’Italie. C’est également pour cette même raison que, parmi les colons qui au XVIe siècle, viennent peupler la Nouvelle-France, le Canada français découvert et fondé par Samuel de Champlain, on retrouve de nombreux Normands issus de la région de Dieppe notamment mais aussi du Calvados et de l’Orne. Leur influence et leur attachement à leur coutume leur permettront même d‘obtenir du Roi de France, et ce durant près d’une centaine d’années, la souveraineté du Parlement de Rouen pour l’appel des décisions rendues par la Cour de Prévôté de Québec afin que leurs affaires soient jugées conformément à la vieille coutume normande. Une coutume qui personnifie l’identité de la province, à l’intérieur comme à l’extérieur donc, des frontières de l’ancien duché. Mieux, le droit de nos ancêtres normands s’applique encore de nos jours, dans les bailliages de Jersey et Guernesey, ces îles dites « anglo-normandes » qui sont d’anciennes parcelles du duché de Normandie devenues au XIIIe siècle des dépendances de la Couronne d’Angleterre par fidélité aux descendants des ducs normands. Passerelles entre la Normandie et l’Angleterre, les îles peuvent d’autant plus s’épanouir dans cette double culture que l’Angleterre a bel et bien été largement influencée dans ses institutions et dans son droit par la coutume normande à partir de la conquête de 1066.

    Mais au delà de cet attachement des Normands à cette coutume identitaire, la Normandie rayonne aussi par ses natifs devenus illustres à l’étranger et dont l’influence au point de vue de la politique ou des idées dépassent largement les frontières de l’ancienne province des ducs. Personnages célèbres, comme Alexis de Tocqueville mais aussi Saint John Crevecoeur, né à Caen et devenu célèbre Outre-Atlantique. Ce colloque tentera, au regard du droit, des institutions, des idées politiques, d’identifier ainsi un esprit normand qui se retrouverait hors des frontières. Ces Normands, « violemment modérés », selon l’oxymore attribué à Tocqueville, ont-ils transposé à l’étranger des traditions venues du fond des âges, d’une histoire contrastée et marquée par des influences extérieures mêlées, scandinaves, franques, anglaises, françaises, latines ?
     
    Des spécialistes tenteront de répondre à ces questions en évoquant les conquêtes normandes, les survivances du Grand Coutumier de Normandie à l’étranger ; les idées de Normands partis faire fortune ailleurs ou désireux, comme l’abbé de Saint Pierre d’influencer une époque troublée .

    COLLOQUE OUVERT A LA FORMATION CONTINUE DES PROFESSIONNELS


    Programme et Bulletin d'inscription

  • Lieu : Faculté de droit - campus 1 bâtiment D
    Début : 06/04/2018
    Responsable(s) scientifique(s) : Thibault Douville

    DATE ENCORE A CONFIRMER

     

    Ce colloque se tiendra à l'occasion de la récente ouverture du master droit du numérique, qui a ouvert en septembre 2017, avec le concours de la Fondation pour le droit continental, qui oeuvre pour la défense du droit de tradition civiliste en Europe, et avec le soutien du pôle de compétitivité Transactions électroniques

    En mars 2010, la Commission européenne a lancé son projet « Europe 2020 » dans lequel s’inscrit sa stratégie numérique pour l’Europe (Communication, Commission européenne, COM(2010)245 final). L’objectif poursuivi est d’exploiter « le potentiel social et économique » des technologies numériques en construisant un marché unique numérique.
    Différents obstacles avaient alors étaient identifiés au développement du numérique en Europe qu’il convenait de lever : cloisonnement des marchés numériques, manque d’interopérabilité, augmentation de la cybercriminalité, manque de confiance vis-à-vis des réseaux, manque d’investissements … Pour cela différents leviers ont été identifiés. Ils visent notamment à écarter les freins géographiques au développement du commerce électronique et à la circulation des données, à améliorer la protection des personnes en général et des consommateurs en particulier et à susciter leur confiance, à favoriser la mise en place d’infrastructures et de réseaux de communication. Dans ce but, différentes directives et réglements européens ont été adoptés ainsi que des résolutions proposant la mise en place de réglementations européennes nouvelles. Jusqu’à présent, ces instruments n’ont pas fait l’objet d’une étude d’ensemble. Est venu le temps d’en dégager les lignes de force, les apports mais aussi les insuffisances.

    COLLOQUE OUVERT A LA FORMATION CONTINUE DES PROFESSIONNELS

     

  • Lieu : Université de Gérone (Espagne)
    Début : 23/11/2017 - 09:00
    Fin : 24/11/2017 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : Alexandra Testino-Zafiropoulos

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    La Catalogne occupe une position stratégique dans l’espace européen, que ce soit en tant que frontière avec la France ou de par le développement de ses ports ouverts sur l’Europe et sur le Levant dès l’époque médiévale ; elle a d’autre part une histoire politique turbulente, y compris jusqu’à nos jours, et possède des particularismes culturels qui ont exercé une influence en dehors de la péninsule Ibérique depuis plusieurs siècles, tout en se nourrissant d’échanges linguistiques, littéraires et artistiques avec le reste de l’Europe. Ce colloque international organisé avec l’université de Gérone portera sur les représentations dont la Catalogne a été l’objet au cours des siècles dans diverses cultures européennes et sur les échanges culturels, sociaux et politiques qui ont eu lieu depuis le XVe siècle jusqu’à nos jours. Il permettra d’établir des relations scientifiques entre l’université de Gérone et Caen, et contribuera au rayonnement international de nos chercheurs.

  • Lieu : MRSH - Salle des Actes
    Début : 16/11/2017 - 09:00
    Fin : 17/11/2017 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : Anouck Linck, Ina Salazar, Nadia Tahir, David Vasse

     

    PRÉSENTATION

    Le colloque que nous souhaitons organiser en Octobre 2017 vient couronner trois années de séminaires consacrés à l'exploration de deux notions "Fiction" et "Non fiction", les tensions et porosités qu'elles engendrent dans la production des œuvres cinématographiques et littéraires, nous interrogeant aussi sur ce que ces notions recouvrent, leur degré de pertinence pour comprendre la nature et le mode de fonctionnement de nos représentations ainsi que notre rapport au réel, dans le cadre d’une production culturelle qui tient de moins en moins compte des frontières génériques et qui nous habitue de plus en plus à des pratiques médiatiques où se fondent réalité et fiction, monde virtuel et monde réel.

    Lors de la première année du séminaire  (2013-2014) le but a été de faire un état de la question en posant en premier lieu quelques bases théoriques sur la notion de "fiction" avec Olivier Caïra de l’EHESS  pour considérer ensuite la tension Fiction/non fiction auprès des créateurs (avec l'écrivaine Belinda Cannone et la documentariste Marie Dault)  et les œuvres ou genres qui la questionnent comme le néoréalisme italien, Christian Viviani et  Jean Gili), et le traitement fictionnel de faits sociétaux et historiques : la dictature en Argentine (Cecilia González U. de Bordeaux) et les zones de non droit au Mexique, Maricruz Castro Ricalde, U. Tecnológico de Monterrey. Pendant la deuxième année 2014-2015 nous avons souhaité approfondir notre recherche et la rendre plus féconde avec quatre séances autour d’un axe unique, « le carnet de voyage », genre et format hybrides par excellence, au carrefour entre fiction et non fiction. Le road movie a été abordé par Bernard Benoliel, Directeur de l'Action culturelle de la Cinémathèque française. Il a été question ensuite de la fictionnalisation des carnets de voyage de Ernesto « Che » Guevara avec  le réalisateur Richard Dindo, et le MCF Joaquin Manzi, autour de Che Guevara, le journal de Bolivie, la troisième séance ayant été consacrée à l'étude des différents supports utilisés pour les carnets de voyage (Pascale Argod, U de Bordeaux -Michel Montaigne et Isabelle Lavergne (MCF Paris 4) et la dernière au film Carnet de notes pour une Orestie africaine de de P.P. Pasolini (Hervé Joubert-Laurencin (Paris X). Les séminaires 2015-2016 ont exploré le biographique, matière romanesque ou modalité générique qui questionne et montre la porosité des frontières entre fiction et non fiction, entre expérience et imaginaire, vie et œuvre d’art. Nous avons invité Annick Louis (EHESS ) autour de la figure de l'auteur chez J.L. Borges; Le cinéma d’Avi Mograbi a été analysé par Eugenio Renzi (philosophe et critique de cinéma), Julie Wolkenstein, écrivaine, est venue nous parler de l'autofiction et de son roman Adèle et moi et finalement le réalisateur Alain Cavalier  a présenté son approche créatrice à travers son film La rencontre de 1996.

     

    L'organisation d'un colloque à la fin des trois années de séminaires consacrées au binôme fiction / non fiction se justifie pleinement au regard de l'intérêt suscité par les séminaires auprès des étudiants, doctorants et enseignants chercheurs des UFR de Sciences humaines (lettres et Arts du spectacle) et de LVE et aussi et surtout parce que ces explorations ont permis de prendre conscience de la fécondité du sujet et du besoin d'étendre cette réflexion à de nouveaux axes, qui bien entendu, n'épuiseront pas la question mais permettront de donner encore plus d'amplitude et de profondeur à cette thématique.

    C'est pourquoi le colloque sera articulé autour de 4 axes, chacun devant être développé par demi-journée.

     

    LES QUATRE AXES DU COLLOQUE

    1. ÉTAT DES LIEUX THÉORIQUE:

    S’il est vrai que la réflexion autour du concept ou plutôt de l’objet nommé « fiction » n’est pas un fait nouveau, surtout en théorie littéraire (comme en témoignent les travaux de Gérard Genette, Käte Hamburger, Jean-Marie Schaeffer, Dorrit Cohn) le contexte actuel de la supposée abolition de la distinction entre le vrai et le faux des médias numériques et, parallèlement, l’engouement de plus en plus puissant pour les récits de vérité factuelle, relancent la réflexion et la théorisation autour du concept de fiction, comme en témoignent les travaux d'Olivier Caïra qui étendent les valeurs de la fiction  au delà du narratif/romanesque ou ceux de Françoise Lavocat (Fait et fiction, Seuil 2016) qui proposent une vaste synthèse des théories de la fiction débattues depuis une trentaine d'années et un élargissement de perspective en quittant l'enclave occidentale et en explorant l'univers cybernétique et les réalités virtuelles. Ce premier axe envisagera la question sous deux angles, les théories de la fiction et les définitions et indéfinitions génériques.

     

    2. SCIENCE, TEHCNIQUE ET IMAGINAIRE COLLECTIF - 16 novembre (MRSH, 15h30-18h30)


    Dans l’imaginaire collectif occidental moderne plane la croyance qu’il suffit d’accumuler du savoir scientifique et technique pour résoudre la question de plus en plus pressante, dans un contexte global d’effondrement environnemental (dérèglement climatique, crise de la biodiversité, déplétion des ressources, altération des milieux), de l’avenir de l’humanité. Il y a quelque ironie à voir la science et la technique invoquées pour des problèmes qu’elles ont contribué, par le mésusage qui en est fait, à créer ou aggraver. Les difficultés actuelles et futures n’échappent-elles pas, par leur ampleur, à toute solution scientifique ou technique? Faut-il à tout prix inventer de nouveaux moyens scientifiques et techniques pour traiter ou nous débarrasser des problèmes (la pollution, l’accumulation des déchets), ou bien s’attaquer à leurs sources mêmes en modifiant nos procédés techniques et surtout nos objectifs de production? (Jean-Marc Lévy-Leblond) En dépit d’alternatives concrètes salutaires, le techno-scientisme fait autorité auprès des institutions sociales et des pouvoirs dominants. Il relève du domaine psychique, mais il s’exprime dans des actions. Il détache l’esprit de son appartenance au vivant. Ce troisième axe de réflexion autour du rapport de la fiction et la non fiction explorera les mécanismes par le biais desquels se construisent les scénarios imaginaires de l’esprit. On cherchera à identifier les idées reçues sur la science et la technique en interrogeant le rapport de l’imaginaire collectif à son milieu environnant. Dans l’idée de « replanter nos consciences » (Sabine Rabourdin), on se demandera comment transformer nos styles perceptifs, définis par les usages et les coutumes depuis des décennies dans un cadre occidental moderne productiviste où la technique prédomine.

    Mots-clés : science, technique, imaginaire collectif, nature, sacré, milieu environnant.

    Intervenants :

    Joël Decarsin (artiste, coordinateur de l’association Technologos) : « Le "sacré transféré à la technique" expliqué par l'art de la Renaissance »

    Jean-Marc Lévy-Leblond (physicien, épistémologue) : « Une histoire des sciences au XXIe siècle »

    Catherine Larrère (philosophe) : « Où sont passées les voitures volantes ? »

    Sabine Rabourdin (anthropologue) : « Décentrer notre imaginaire »

     

    3. LA FICTION ET LES SCIENCES

    A l'origine de la science comme de l'art, il y a le travail de création, l'activité créatrice en soi. Pour Alberto Rojo, professeur de physique à l'Université d'Oakland, c'est l'imagination qui brouille les frontières entre les disciplines scientifiques et artistiques, et là où l'imagination est la plus active, c'est quand un savoir nouveau est en gestation. Einstein lui-même insiste énormément sur le rôle de l'imagination, des images mentales, de l'intuition, sur la part d'irrationnel que comporte toute activité scientifique véritablement créatrice. La science, quand elle innove, « doit en passer par la fiction » (Jean-Marc Lévy-Leblond). Inversement, beaucoup d'artistes - hier comme aujourd'hui - s'intéressent de très près aux grandes découvertes de la science et reconnaissant l'influence que celles-ci ont pu exercer sur leur création. Ainsi L'Autre Monde (1653) de Cyrano de Bergerac se donne comme une fiction qui vise à démontrer, voire à expérimenter imaginairement la nouvelle astronomie de Galilée. Plus près de nous, cette fascination n'a rien perdu de son attrait. En témoignent les récits de science-fiction ou encore les romans de divulgation scientifique - Le prince des nuages (2009-2013) de Christophe Galfard, qui fut l'élève du célèbre astrophysicien Stephen Hawking. Ce constat d'interdépendance soulève de multiples questions. La science sait feindre, faire semblant, inventer, se figurer, tout en se soumettant aux contraintes du raisonnement et de la vérification expérimentale. De quel ordre sont les rapports qu'elle entretient avec l'imaginaire? Quelles sont ses limites ? Par quels biais la science pénètre-t-elle la fiction ?

     

    4. LE RAPPORT « FICTION/NON FICTION » DANS L’ACTE DE CREATION

    « Il n’y a de cause autobiographique que de ce qui cloche pour le sujet qui s’y engage » disait Lacan. Que se passe-t-il lorsque le je à l’œuvre dans l’acte de création finit par déborder les limites de la non fiction jusqu’à atteindre l’impersonnalité de tous ? Le « ce qui cloche » pour le sujet n’est-il pas non plus l’endroit où s’articulent plus ou moins secrètement témoignage de soi et hypothèse d’une empathie qui touche à l’universel, au mythe d’un partage intime avec le lecteur/spectateur qui s’y reconnaît ? S’engager dans un travail sur l’intimité, ou plus exactement dans une intimité au travail, ne consiste-t-il pas à élaborer avec le monde les conditions d’un tel partage ? Et si la fiction était ce qui, même incidemment, qualifie cette ouverture ? Dans ce 4ème axe, envisagé pour une table ronde en présence de créateurs spécialisés dans ce domaine (en littérature et en cinéma), il sera aussi question de faire le point sur trois courants dominants aujourd’hui, particulièrement en littérature : l’autofiction (l’autobiographie mise en scène ou en récit), la biofiction (prendre une personnalité célèbre et en faire un roman), le docufiction (prendre un fait divers et en faire un roman). Trois tendances à succès qui s’inscrivent parfaitement dans notre champ de réflexion sur les rapports entre fiction et non fiction.

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