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Colloque

  • Lieu : MRSH
    Début : 14/11/2018 - 09:00
    Fin : 16/11/2018 - 17:00
    Responsable(s) scientifique(s) : P. Coute / Ph. Ortoli / B. Villenave

     

    Dépasser, dans le cadre de l’étude des œuvres audiovisuelles, les notions d’« originaux » et de « reprises » pour leur substituer celles d’« échos », de « résurgences », de « survivances », de « persistances » et de « hantises » : tel est l’horizon que se fixe ce colloque. Il s’agira de mettre en lumière différentes modalités d’interaction entre des images contemporaines – qu’elles proviennent de films, de séries, de jeux vidéo, de clips, de web-séries, de mashups vidéo, d’œuvres expérimentales… – et des formes cinématographiques antérieures qui les hantent et qu’elles s’emploient à retravailler, voire à recréer. Nous considérerons comme « contemporaine » toute image postérieure au début des années 1980.

    Nous vivons une période de mutation, qui se caractérise par une multiplication des écrans, grands et petits, davantage privés que publics (donc davantage édisoniens que lumiériens). Dans ce contexte, le cinéma semble distancé, voire moribond – d’où le thème récurrent de sa mort –, du moins si l’on s’en tient aux propos de ceux pour qui sa mutation de l’argentique au numérique consigne son agonie. Pourtant, il nous semble que jamais le cinéma n’a été autant lui-même que dans cette extension de ses pouvoirs, depuis que ses formes se sont installées au cœur même d’autres productions courtes et longues qui s’approprient les lieux où l’on diffuse des images animées et sonores.

    Il s’agira donc de voir comment le cinéma et ses formes – visuelles, sonores, narratives… – survivent dans les images contemporaines, tant dans des films – le cinéma persistant alors dans son être – que dans d’autres types de productions audiovisuelles qui s’emparent d’elles et les transforment. Notre démarche ne consiste pas à bâtir une archéologie du souvenir à destination des nostalgiques du temps de la pellicule et des salles obscures, mais bien à déceler ce qui persiste dans ce qui se modifie. Cette interrogation peut aider à mieux penser l’idée même de changement.

    Les propositions de communication devront s’atteler à interroger la nature de ces « survivances ». Comment les images contemporaines organisent-elles, par rapport à la mémoire qu’elles habitent, des résurgences fantomales (acteurs et actrices, figures, musiques) ? En quoi ces résurgences participent-elles d’une véritable mémoire du cinéma ? Comment le cinéma survit-il au sein de ce que l’on nomme parfois le « post-cinéma »[1] ou le « cinéma étendu »[2] ? Peut-on envisager que c’est en dépassant jusqu’à son nom que le cinéma demeure lui-même ?

    Les propositions de communication (titre, résumé et courte notice bio-bibliographique), d’1 page maximum, devront être adressées d’ici le 2 mai 2018 à baptiste.villenave@unicaen.fr et à Vincent.Amiel@univ-paris1.fr.  

     

    [1] Hagener Malte, The State of Post-Cinema : Tracing the Moving Image in the Age of Digital Dissemination, Londres, Palgrave Macmillan, 2015

    [2] Aumont Jacques, Que reste-t-il du cinéma ?, Paris, Vrin, 2012.

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