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Colloque

  • Lieu : CCIC Cerisy
    Début : 03/10/2018 - 19:00
    Fin : 07/10/2018 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : Étienne Faisant

    À la suite des deux colloques tenus à Cerisy: L'architecture normande au Moyen Age (1994) et  L'architecture de la Renaissance en Normandie (1998), cette nouvelle rencontre poursuivra l’examen et la valorisation du patrimoine normand en s’intéressant aux XVIIe et XVIIIe siècles. Si elle demeure peu étudiée, nombre d’importants monuments de Normandie attendant encore leur première monographie, cette période ne fut en effet pas un moment moins intense: d’innombrables châteaux et de grands bâtiments monastiques, entre autres, témoignent toujours de l’activité qui régna alors dans la province. Celle-ci abrite ainsi des monuments majeurs, comme le château de Balleroy dû à François Mansart, celui de Bénouville conçu par Claude-Nicolas Ledoux, ou les bâtiments conventuels des abbayes de Rouen et de Caen.

    Ce colloque n’entend néanmoins pas se cantonner à l’examen d’œuvres exceptionnelles ou très célèbres, mais souhaite proposer des approches variées: études de carrières, de grandes opérations urbaines et rurales, de types architecturaux... en considérant aussi bien l’architecture privée et religieuse que l’architecture publique, les fortifications et les jardins. Il s’agira ce faisant d’explorer plus largement les dynamiques et les tendances qui marquèrent la province, en s’interrogeant notamment sur le rapport à Paris.


     

    Pour en savoir davantagehttp://www.ccic-cerisy.asso.fr/architecturenormande18.html

  • Lieu : Caen - campus 1, Amphithéâtre Pierre Daure
    Début : 29/11/2018 - 13:30
    Fin : 01/12/2018 - 15:00
    Responsable(s) scientifique(s) : M.H Boblet (LASLAR) / H Marche (CERREV) /N Proia-Lelouey (LPCN) /

    Le colloque vise à interroger la notion de vulnérabilité dans ses origines mais aussi dans ses implications anthropologiques, psychologiques, sociologiques, juridiques, politiques et culturelles. Elle apparaît en effet comme un des marqueurs d’une mutation socio-anthropologique de la société occidentale, et demande à être déconstruite afin d’en saisir les enjeux pour les individus comme pour les institutions. Le dialogue entre sciences humaines et sociales mais aussi avec les lettres et les arts permettra d’explorer et interroger ce concept, et d’en analyser les mises en forme.

    Contacts :

    M.H Boblet (LASLAR) : marie-helene.boblet@unicaen.fr

    H Marche (CERREV) : helene.marche@unicaen.fr

    N Proia-Lelouey (LPCN) : nadine.proia-lelouey@unicaen.fr

  • Lieu : Paris Sorbonne
    Début : 12/09/2019 - 09:00
    Fin : 14/09/2019 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : M.-H. Boblet / S. Bréan

     

    Le congrès international de la SELF XX-XXI Modes de Présence et Fonctions de l'écrivain dans la cité se tiendra à l’Université de Caen du 12 au 14 septembre 2019, co-organisé par Marie-Hélène Boblet et Simon Bréan (Paris IV Sorbonne). se fixe pour objectif de réfléchir aux figures et postures des écrivains des XXe et XXIe siècles, à ce qui fait l’autorité de leur travail dans un espace public d’expression et de communication de plus en plus complexe et problématique.
    Depuis la fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle, les modes de présence des écrivains et les modalités de leurs interventions dans la cité se sont modifiés. Le 2e Congrès de la Société d’étude de la littérature de langue française XX-XXI se donne pour objectif d’identifier et d’analyser les nouvelles pratiques et les configurations contemporaines, afin de les replacer dans le temps long de l’histoire littéraire du XXe siècle.
    Passé le temps des macro-idéologies, l’engagement ne paraît plus de mise, mais les écrivains n’ont pas pour autant déserté la cité. Les œuvres témoignent de multiples modalités d’écriture impliquée. Le théâtre comme le roman continuent de s’emparer de questions de société, qu’il s’agisse de problématiques sociales aiguës - comme le devenir de la question ouvrière -, la précarisation des emplois, de questions éthiques, en lien avec l’usage des technologies, ou encore d’un retour sur des passés qui n’en finissent pas de passer. Les littératures moins légitimes, roman policier ou science-fiction, y trouvent d’ailleurs des opportunités d’insertion dans le débat public. L’implication des écrivains est également souvent synonyme d’une pratique de terrain, résultant d’enquêtes approfondies et d’immersion, ou d’une expérience professionnelle influant sur le geste scriptural. Cela nous invite à nous interroger sur le rôle que peut, ou veut, encore jouer l’écrivain : témoigner d’une réalité, proposer une alternative, accompagner une cause militante… 
    De plus, ce questionnement porté sur la configuration contemporaine du champ littéraire doit permettre de réexaminer à nouveaux frais auteurs et œuvres du XXe siècle, en interrogeant en fonction de l’horizon actuel des lettres les causes littéraires et les causes de la littérature : ce que signifie prendre part à la vie de la cité dans, et depuis, le champ littéraire.
     
    En effet, quelles ont été les évolutions dans la manière dont se construit l’identité, l’autorité, voire l’auctorialité des écrivains français ? L’émergence de nouvelles technologies de l’information et des réseaux sociaux pourrait sembler avoir marqué une rupture à cet égard, en modifiant les conditions d’accès aux discours et à la figure de l’auteur, ainsi qu’en permettant à chacun de se faire critique (par le biais des blogs ou plus récemment des chaînes vidéo des « Booktubeurs »), ou d’intégrer des communautés d’écritures (telles que wattpad), plus ou moins dérivatives, prolongeant le rapport à des auteurs ou des œuvres par le biais de fanfictions. Les écrivains ne sont pas les derniers à s’emparer de ces instruments nouveaux, pour établir une relation spécifique à leurs lecteurs ou pour tester par eux-mêmes ce que les supports numériques ouvrent comme perspectives à l’écriture. 
    Il reste que ces phénomènes médiatiques, dont il est encore nécessaire de prendre toute la mesure, ne sont pas strictement contemporains. Ils s’inscrivent dans une tendance de longue durée : l’importance de la presse, de la radio et de la télévision pour faire connaître et installer durablement la présence des écrivains dans l’espace public est indéniable ; là encore, en réinterroger les modalités historiques en fonction des questionnements actuels permettra sans doute de jeter de nouvelles lumières sur la manière dont la légitimité littéraire se construit depuis plus d’un siècle.
     
    La légitimité en question concerne au premier chef les écrivains francophones dont la place et l’influence n’a cessé de croître. Au sein des études postcoloniales, le francophoniste Bernard Mouralis montre la corrélation étroite entre le principe du territoire et la volonté de la part des écrivains d’inventer, au sein d’un champ littéraire autonome, un autre système de reconnaissance et de consécration. Enfin, à la faveur des cultural studies, s’est récemment développée une approche transculturelle de l’engagement littéraire.
     
    Ce congrès se fixe pour objectif de réfléchir aux figures et postures des écrivains des XXe et XXIe siècles, à ce qui fait l’autorité de leur travail dans un espace public d’expression et de communication de plus en plus complexe et problématique.
     
  • Lieu : MRSH - Bibliothèque Municipale de Caen
    Début : 05/06/2019 - 09:00
    Fin : 07/06/2019 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : P. Mounier / H. Rabaey

     

    Comité d’organisation
     
    Pascale Mounier (université de Caen, EA 4256 LASLAR)
    Hélène Rabaey (université du Havre, EA 4314 GRIC)
     
    Comité scientifique
     
    Jean-Claude Arnould (université de Rouen, PU)
    Pedro M. Catedra (université de Salamenca, professeur)
    Silvia Fabrizio Costa (université de Caen, PU)
    Laurence Mathey (Le Havre, PU)
    Pascale Mounier
    Hélène Rabaey
    Marie-Claire Thomine (université Lille 3, PU)
     
    Commissaires d’exposition
     
    Sophie Biard (Caen, BM, responsable du pôle Patrimoine)
    Anne-Bénédicte Levollant (Rouen, BM, Responsable du pôle Patrimoine, Directrice-adjointe)
    Pascale Mounier
     
    Manifestations
     
    - un colloque : univ. de Caen, du mercredi 5 au vendredi 7 juin 2019. 2 lieux : Caen, MRSH (5 et 6 juin), Caen, BM (7 juin)
    - deux expositions :
    Caen, BM, « Les livrets bleus de Normandie I : éditions bas-normandes » (1er mai-30 juin 2019). Exploration du fonds de la Bibliothèque bleue publié en Normandie et conservé à Caen. Conférences autour de l’exposition « Les livrets bleus de Normandie »
    Rouen, BM, « Les livrets bleus de Normandie II : éditions haut-normandes » (automne 2019). Exploration du fonds de la Bibliothèque bleue publié en Normandie et conservé à Rouen. Conférences autour de l’exposition.
     
    Argumentaire
     
    S’il existe au Moyen Âge des œuvres pensées ou adaptées pour un public non savant, l’apparition de l’imprimerie fait naître au XVe siècle et développe au XVIe siècle l’idée d’une diffusion large possible des livres. Par corollaire les auteurs produisant des œuvres de fiction, réputées par nature plaisantes et accessibles au plus grand nombre, et les éditeurs de ces œuvres se mettent progressivement à inventer des stratégies de destination large. Au-delà du simple usage de l’imprimé et du choix du vulgaire quelles sont ces modalités de préparation des textes et des livres pour le grand public ? La question gagne à être posée du point de vue de la littérature et de l’histoire du livre (manuscrit compris) plutôt que de celui de l’histoire de la lecture et de la bibliophilie, comme cela a beaucoup été fait.
     
    Elle engage en effet la réception programmée d’œuvres de fiction, non leur réception effective. Il s’agit de repérer dans telle ou telle œuvre ou tel ou tel ensemble d’œuvres un projet de vulgarisation ou de popularisation, c’est-à-dire de propagation ou diffusion auprès de tous. L’idée n’est donc pas de comprendre la notion de « littérature populaire » au sens socio-politique : les études d’histoire du livre et de la lecture ont trop longtemps postulé un lien entre tel ou tel choix de traduction ou d’illustration et l’éducation réputée limitée de certains groupes sociaux mais ont permis de mieux connaître l’identité des consommateurs réels des livres. Il s’agit de chercher des indices tangibles d’une volonté d’élargir le lectorat, pas forcément réductible au peuple donc, dans les œuvres elles-mêmes.
     
    En termes de corpus l’enquête peut porter sur une ou plusieurs fictions produites, traduites ou diffusées en français des débuts de l’imprimerie à 1600 environ dans l’espace européen. Elle se concentrera sur des productions de type narratif, donc des œuvres qui offrent une représentation du monde par le biais d’un ou plusieurs narrateurs, de façon à ce que d’une étude à l’autre on arrive à brosser un tableau complet du champ considéré. Les romans, nouvelles, contes, fables et certains dialogues à dimension narrative s’avèrent en l’occurrence de deux sortes possibles selon la question envisagée : soit ils sont neufs soit ils sont plus ou moins anciens ou ont un original en langue étrangère et se trouvent mis pour la première fois sous presse en français. Pour les œuvres produites aux XVe et XVIe siècles les stratégies de destination sont à référer à l’auteur et à l’éditeur ; pour les autres elles le sont au traducteur ou à l’adaptateur et à nouveau à l’éditeur. Le phénomène de la réédition, qui introduit parfois des modifications substantielles, engage dans les deux cas toujours l’instance de l’éditeur avec ou sans celles de l’auteur, du traducteur et de l’adaptateur. Il est important de tenter de savoir à qui imputer telle ou telle stratégie, que l’on puisse ou non mettre un nom de personne sur la ou les instances en question.
     
    En termes d’éléments de repérage nous proposons de mener l’enquête sur les stratégies de destination en couplant deux ensembles d’indices. Le premier est constitué par les éléments de conceptualisation que livrent les fictions. Le métadiscours produit par l’auteur, même anonyme, le traducteur, l’adaptateur ou l’éditeur révèle en effet à l’occasion un projet de destination large. Le second faisceau d’éléments à approcher concerne le contenu lui-même, d’un double point de vue textuel et matériel. Dans le premier cas on s’attache aux marques génériques et sous-génériques, à la conduite de l’histoire ou encore aux particularités linguistiques des œuvres. Dans le second on prend en compte la mise en page, la mise en chapitres ou encore l’illustration des éditions.
    En termes de méthode nous souhaitons croiser l’approche littéraire à l’approche livresque. On pourra en particulier voir en quoi les mutations d’un texte au cours du temps engagent la création de divers lectorats, dont l’« identité culturelle » (Chartier, « Stratégies éditoriales et lectures populaires », in Lectures et lecteurs dans la France d’Ancien Régime, Paris, Le Seuil, 1987, p. 87-124 et ici p. 120) est ou non repérable. Le phénomène de la mise ou remise sous presse de fictions antiques ou médiévales à l’époque de l’imprimerie peut en effet s’accompagner d’une transformation vulgarisante ; celle-ci apparaît par confrontation de la ou des versions remaniées à la version originale, ce qui engage pour une traduction par exemple des choix linguistiques et de séquençage narratif en plus de ceux de mise en page. Quand la fiction étudiée est destinée à connaître des stratégies plus massivement popularisantes dans les siècles ultérieurs, par exemple en subissant un raccourcissement et une simplification drastiques, l’approche comparative est à nouveau susceptible de révéler les points communs et les différences entre les versions livrées au public. On pourra par exemple se demander pour certains textes si les adaptateurs et les gens du livre de la Renaissance préparent ou non les stratégies éditoriales à l’œuvre dans la Bibliothèque bleue, et le cas échéant s’interroger sur les spécificités de leurs propres stratégies.
     
    Il faut ainsi tâcher de déterminer la nature des stratégies qui se combinent dans le fait de programmer une destination large pour une fiction précise ou un ensemble de fictions. On peut essayer de voir s’il existe des spécificités de ce point de vue selon le degré d’invention des œuvres, si tant est que la notion d’« originalité » ait un sens pour l’époque. La création d’une œuvre, soit ex nihilo soit à partir d’un matériau qui a déjà connu le succès (rédaction de suites d’un récit, adaptation d’un fait divers, etc.), implique par exemple éventuellement une sélection d’une matière plaisante, une organisation claire et un guidage de l’interprétation. L’altération d’une ou plusieurs œuvres déjà produites met en œuvre, semble-t-il, quant à elle des opérations similaires ; mais celles-ci se voient infléchies par le fait que la source ou l’original constitue un cadre contraignant. Pour rendre accessible l’œuvre choisie le traducteur, l’adaptateur ou l’éditeur peut se livrer à une réfection de passages difficiles, à une simplification de l’organisation narrative (calibrage de la longueur, aération et clarté de la mise en pages, découpage de la matière en chapitres, etc.) et à une explicitation du sens (paraphrase de passages, appui sur l’illustration, etc.). L’activité d’altération mobilise en outre des interventions propres, selon le degré de liberté que s’accorde l’instance qui la prend en charge. Les opérations de vulgarisation apparaissent donc similaires et distinctes à la fois d’un type de productions à un autre, ce qui reste à vérifier.
     
     
    Pour information, deux expositions sont envisagées parallèlement au colloque. L’une aura lieu à la BM de Caen, où une des journées du colloque se déroulera et où une présentation et une visite en sera faite, et l’autre à l’automne 2019 à la BM de Rouen. Elles ouvriront l’étude à la réception postérieure d’œuvres spécifiquement conçues pour le grand public. La Bibliothèque bleue, qui fleurit en Normandie de la fin du XVIIe au XIXe siècle, vulgarise en effet, comme elle l’a d’abord fait à Troyes, des manuels pratiques, des textes de piété et des fictions souvent composées à la fin du Moyen Âge et au XVIe siècle. Le large empan diachronique ainsi ouvert met en lumière un cas intéressant, très peu examiné jusqu’à présent, d’élargissement au plan local du lectorat d’œuvres pensées au départ pour un public restreint.
     
  • Lieu : MRSH - Salle des actes
    Début : 11/01/2019 - 09:00
    Fin : 11/01/2019 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : Y. Calvet - P. Ortoli - P. Starfield

     

    On a souvent écrit l’histoire de l’évolution du western comme une déchéance, ce qui est évidemment discutable. Placé sous le signe d’une plus grande maturité d’esprit et d’un réel travail d’introspection, des auteurs comme Sam Peckinpah (La horde sauvage - The Wild Bunch, 1969), Arthur Penn (Little Big Man, 1970), ou Clint Eastwood (Impitoyable - Unforgiven, 1992), ont certes poussé le genre jusqu’à un certain point de non-retour (ce qu’avait déjà engagé dans les années quarante un cinéaste comme William Wellman avec L’étrange incident – The Ox Bow Incident, 1943), mais, en même temps, ils l’ont renouvelé et enrichi alors que, dans son ensemble, il a souvent eu tendance à être réfractaire à la modernité ou, du moins, à présenter, de manière exemplaire, les liens complexes qu’entretient le cinéma avec cette notion, comme, d’ailleurs, avec celle du classicisme. 
     
    La question qui nous intéresse plus particulièrement dans cette journée d’études sera de comprendre d’abord comment et ensuite, peut-être, pourquoi le cinéma américain a façonné puis déconstruit le mythe de l’Ouest dont il a été le moyen d’expression privilégié. Comment, par exemple, le modèle esthétique et idéologique du western épique tel qu’il s’est constitué durant les années vingt et au début des années trente, avec des films comme Caravane vers l’Ouest (Covered Wagon, 1923) de James Cruze, Le cheval de fer (The Iron Horse, 1924) de John Ford ou La piste des géants (The Big Trail, 1930) de Raoul Walsh a ensuite été défait par des cinéastes comme Sam Peckinpah ou Michael Cimino avec La porte du paradis (Heaven’s Gate, 1980), ces derniers ayant retravaillé ce modèle « épique » pour en inverser les valeurs et transformer la quête de la terre promise en épopée de la violence, et l’image du paradis sur terre en enfer de boue et de sang. 
     
    La journée s’articulera donc autour des problèmes que peut poser la question de l’évolution du genre, à la fois ceux produits par l’application de catégories héritées de l’histoire de l’art (classicisme, modernité, mais la liste n’est pas close) à son tracé, et ceux induits par les hypothèses que son inclusion dans l’histoire culturelle, sociale et politique au sens large, enfantent. A titre de possibilités, voici quelques-unes des interrogations.
     
    - Le fait que le western se soit petit à petit délivré de sa mythologie (faisant chemin inverse de la construction de l’Ouest mythique), en cherchant à représenter la réalité historique sur laquelle elle s’appuyait, est-il compréhensible par les mouvements de contestation politique et idéologique irriguant l’histoire américaine et mondiale ?
    - Comment l’évolution de l’imaginaire religieux biblique américain, ainsi que de (et l’évolution de) son noyau mythique et dynamique a pu provoquer l’évolution des formes esthétiques et des enjeux du western en général ; du traitement démystificateur des figures héroïques comme celle de Billy le Kid, Buffalo Bill ou le général Custer à l’évolution des figures constitutives du genre : la femme, l’Indien, le Métis, le Mexicain, l’Afro-américain…
    - Comment et pourquoi, enfin, les schémas dramaturgiques et les éléments esthétiques mis en place par et dans le western ont migré vers d’autres genres, construisant des phénomènes d’hybridations avec les films de guerre, le cinéma d’action ou bien la science-fiction (de ce point de vue, la série WestWorld nous paraît exemplaire) ? Qu’est-ce que ces « alliances » nous apprennent, plus globalement, de l’existence virtuelle d’un genre ? Ou est-ce plutôt l’Ouest (le western) qui repousse / s’échappe de ses frontières ?
    - En quoi la présence, au sein de westerns qualifiés de primitifs (Bucking Broadway de John Ford, 1917 et ses cow-boys chargeant au milieu d’une grand rue new yorkaise remplie d’automobiles), ou de classiques, (40 tueurs [Forty Guns, Samuel Fuller, 1957] et sa femme chef de bande), d’éléments thématiques et formels souvent identifiés comme émanant du modernisme ou du postmodernisme nuance-t-elle l’idée d’une imagerie codifiée liée à la périodisation du genre ?
     
  • Lieu : 5 et 6 octobre 2018, Université de Caen et 16 novembre 2018, Université de la Rochelle
    Début : 05/10/2018 - 09:00
    Fin : 06/10/2018 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : Christophe Gillissen, Alexandra Slaby, Olivier Coquelin

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    Conference organised by the CRHIA (Research Centre for Atlantic and International History) of the University of La Rochelle, and

    the ERIBIA-GREI (Research Group in Irish Studies) of the University of Caen

    University of Caen, 5-6 October 2018

    University of La Rochelle, 16 November 2018

    _________________

    APPEL A COMMUNICATION

     

  • Lieu : Université de Caen / MRSH, salle sh 027
    Début : 17/01/2019 - 13:00
    Fin : 19/01/2019 - 14:00
    Responsable(s) scientifique(s) : M. Taoufik DJEBALI
  • Lieu : MRSH
    Début : 29/11/2018 - 09:00
    Fin : 01/12/2018 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : H. Marche, N. Proia, M. Couturier, J-M. Fournier, M-H. Boblet

    Le concept de vulnérabilité [vulnerability] émerge dans différents champs des sciences humaines et sociales dans les années 1990/2000, à mesure que s’accroît la société « du risque ». Il repose sur des fondements philosophiques comme l’éthique de la sollicitude (Ricœur, Levinas) et du care (Gilligan) et a suscité de nombreux travaux dans le domaine de la sociologie, de la psychologie, du droit, de la philosophie politique et morale.

    Méta-objet transdisciplinaire, il est l’indice d’une révolution anthropologique qui permet une nouvelle lecture des grilles interprétatives à partir desquelles se construit la représentation de l’humain (MARTUCCELLI 2014, GENARD, 2014). Ce concept permet en effet d’avoir une vision plus large des multiples sources de fragilité qui excèdent les privations matérielles de la précarité ou de l’exclusion. Il souligne un changement dans la façon d’appréhender leurs effets multiples - sanitaires, sociaux, économiques, environnementaux -, ainsi que les réponses individuelles, collectives, institutionnelles ou politiques proposées pour y remédier.

    Eprouvée dans des situations empiriques données, la vulnérabilité et les situations de vulnérabilité sont aussi des objets de re-présentation esthétique, et mobilisent l’expérience sensible du public, au-delà d’une nouvelle prise en charge sociale des personnes vulnérables.

    Le colloque « Penser et exposer la vulnérabilité » interpellera donc les différents champs des sciences humaines et sociales comme les lettres et les arts, ouvrant sur de multiples dialogues entre disciplines :

    ·       La psychologie, en partie à l’origine de ce concept, ne l’a pas conservé dans son corpus théorique. Reste qu’il est au cœur de l’évolution de la psychopathologie de la fin du XXe siècle, qui, passant de la maladie mentale à la santé mentale, fait implicitement appel au concept de vulnérabilité comme sources d’atteinte à la santé mentale. C’est aussi à partir de ce concept, que la psychologie peut interroger ses dispositifs de soins de la remédiation cognitive à la médiation psychique.

    ·       La sociologie appréhende la notion de vulnérabilité dans son articulation avec la question du lien social. La vulnérabilité sociale ou relationnelle a ainsi pu être considérée en tant que continuum entre l’intégration et la désaffiliation, en tant que la limitation des ressources (culturelles, matérielles, sociales) ou encore à travers l’analyse des échanges interindividuels. Au-delà du masque de la vulnérabilité sociale et des « manques » ou des « pertes » auxquelles elle est souvent associée, d’autres travaux sociologiques et anthropologiques choisissent plutôt de suivre les traces de l’affiliation qui perdurent et se recomposent, donnant lieu à des « formes d’innovation et de survie » capables de « redonner du sens à des quotidiennetés a priori amoindries » (Cohen, 1997, p.11).

    ·       La littérature et les arts qui, depuis la fin du XXe siècle, se ré-intéressent au réel, font de l’œuvre d’art « un laboratoire où l’artiste poursuit, sur le mode de la fiction, une expérimentation avec des valeurs » (Ricœur). Les arts mimétiques – roman, cinéma, théâtre – offrent ainsi des formes de figuration des vulnérabilités contemporaines nous invitent à questionner le pouvoir de la représentation, et aussi sa puissance transitionnelle de médiation. 

    Le colloque vise à interroger la notion de vulnérabilité dans ses origines mais aussi dans ses implications anthropologiques, sociologiques, politiques, symboliques et culturelles. Signe d’une mutation socio-anthropologique de la société occidentale, elle demande à être déconstruite afin que l’on puisse en saisir les enjeux pour les individus comme pour les institutions. Le dialogue épistémologique et conceptuel entre disciplines permettra de conjuguer et de questionner état des lieux, évaluations normatives et médiations cathartiques. Il s’organisera autour de conférences plénières, tables rondes interdisciplinaires et symposium.


    Site web du colloque : https://vulnerabilite.sciencesconf.org/

  • Lieu : A déterminer
    Début : 21/11/2018 - 09:00
    Fin : 22/11/2018 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : B. Diaz

     

    En partenariat avec l'université de Salerne.

    Programme à venir.

  • Lieu : MRSH
    Début : 14/11/2018 - 09:00
    Fin : 16/11/2018 - 17:00
    Responsable(s) scientifique(s) : P. Coute / Ph. Ortoli / B. Villenave

     

    Dépasser, dans le cadre de l’étude des œuvres audiovisuelles, les notions d’« originaux » et de « reprises » pour leur substituer celles d’« échos », de « résurgences », de « survivances », de « persistances » et de « hantises » : tel est l’horizon que se fixe ce colloque. Il s’agira de mettre en lumière différentes modalités d’interaction entre des images contemporaines – qu’elles proviennent de films, de séries, de jeux vidéo, de clips, de web-séries, de mashups vidéo, d’œuvres expérimentales… – et des formes cinématographiques antérieures qui les hantent et qu’elles s’emploient à retravailler, voire à recréer. Nous considérerons comme « contemporaine » toute image postérieure au début des années 1980.

    Nous vivons une période de mutation, qui se caractérise par une multiplication des écrans, grands et petits, davantage privés que publics (donc davantage édisoniens que lumiériens). Dans ce contexte, le cinéma semble distancé, voire moribond – d’où le thème récurrent de sa mort –, du moins si l’on s’en tient aux propos de ceux pour qui sa mutation de l’argentique au numérique consigne son agonie. Pourtant, il nous semble que jamais le cinéma n’a été autant lui-même que dans cette extension de ses pouvoirs, depuis que ses formes se sont installées au cœur même d’autres productions courtes et longues qui s’approprient les lieux où l’on diffuse des images animées et sonores.

    Il s’agira donc de voir comment le cinéma et ses formes – visuelles, sonores, narratives… – survivent dans les images contemporaines, tant dans des films – le cinéma persistant alors dans son être – que dans d’autres types de productions audiovisuelles qui s’emparent d’elles et les transforment. Notre démarche ne consiste pas à bâtir une archéologie du souvenir à destination des nostalgiques du temps de la pellicule et des salles obscures, mais bien à déceler ce qui persiste dans ce qui se modifie. Cette interrogation peut aider à mieux penser l’idée même de changement.

    Les propositions de communication devront s’atteler à interroger la nature de ces « survivances ». Comment les images contemporaines organisent-elles, par rapport à la mémoire qu’elles habitent, des résurgences fantomales (acteurs et actrices, figures, musiques) ? En quoi ces résurgences participent-elles d’une véritable mémoire du cinéma ? Comment le cinéma survit-il au sein de ce que l’on nomme parfois le « post-cinéma »[1] ou le « cinéma étendu »[2] ? Peut-on envisager que c’est en dépassant jusqu’à son nom que le cinéma demeure lui-même ?

    Les propositions de communication (titre, résumé et courte notice bio-bibliographique), d’1 page maximum, devront être adressées d’ici le 2 mai 2018 à baptiste.villenave@unicaen.fr et à Vincent.Amiel@univ-paris1.fr.  

     

    [1] Hagener Malte, The State of Post-Cinema : Tracing the Moving Image in the Age of Digital Dissemination, Londres, Palgrave Macmillan, 2015

    [2] Aumont Jacques, Que reste-t-il du cinéma ?, Paris, Vrin, 2012.

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