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Colloque

  • Lieu : MRSH et MEDEF
    Début : 29/11/2018 - 13:30
    Fin : 30/11/2018 - 15:30
    Responsable(s) scientifique(s) : Aline SCOUARNEC

    17 et 18° RENCONTRES SUR LA PROSPECTIVE DES METIERS

    2°RENCONTRES INTERDISCIPLINAIRES
     

    Journée du 29 novembre

    9H00-11H30 : Réunion des chercheurs du Groupe PIMS et du groupe Anticipation et Pilotage du NIMEC

    11H30-13H30 : Déjeuner libre

    13H30 : Accueil des participants (Hall de la MRSH)

    14H00 : Ouverture du colloque par les organisateurs et présentation des enjeux de l’interdisciplinarité

    14H30 – 15H30 : Table ronde animée par Aline Scouarnec (IAE Caen, Nimec, PIMS)
    Travailler Demain : Une vision du champ des possibles dans le secteur de la Santé

    Présentation de l’enquête emploi Unifaf par Lionel Aubert (Unifaf Normandie)

    Vision du droit public de la santé Aurore Catherine (Université de Caen Normandie)

    Présentation des premiers résultats de l’étude prospective de Nexem Normandie sur les métiers, compétences et organisations du travail demain par Aline Scouarnec (IAE Caen, Nimec, PIMS), Sébastien Payre et Mohamed Tissioui (Université Caen Normandie, Nimec, PIMS) et Clémence Joffre (Em Normandie)

    Présentation de l’appel à contribution RMA Santé sur les configurations sectorielles par Sébastien Payre et Mohamed Tissioui (Université Caen Normandie, Nimec, PIMS)

    15H30 – 17H00 : Table ronde par Grégory Godiveau (Université Caen Normandie, CRDFED, PIMS)
    Travailler Demain : Des normes et territoires en devenir ?

    Les nouveaux territoires d’organisation du travail par Gregory Godiveau (CRDFED, Nimec)

    Les nouveaux territoires RH et les enjeux normatifs par Aline Scouarnec (IAE Caen, Nimec, PIMS), Sébastien Payre et Mohamed Tissioui (Université Caen Normandie, Nimec, PIMS) et Clémence Joffre (Em Normandie)

     

    Journée du 30 novembre
    Institut Esprit Service -  Medef - 55 avenue Bosquet, 75 007 Paris

    8H30 - 9H00 : Accueil des participants

    9H00 : Ouverture de la journée par les organisateurs et présentation des enjeux de l’interdisciplinarité

    9H30 – 10H45 : Table ronde animée par Aline Scouarnec (IAE Caen, Nimec, PIMS) et Grégory Godiveau (CRDFED, Pims)
    Travailler demain ? : Des visions possibles …

    Alain Juillet (L’Académie d’intelligence économique) : Les apports de l’Intelligence économique
    Lise Cornillier (Cornillier Avocats) : Les apports d’une lecture juridique
    André-Benoit de Jaeggere (ABDJ Conseil) : Les Business Model de demain
    Maurice Thévenet (FNEGE) : Le plaisir de travailler… demain
    François Silva (Kedge Business School) : Les apports d’une lecture postmoderne

    10H45 – 11H00 : Pause-café

    11H00 – 12H30 : Ateliers 1 et 2

    12H30 – 13H30 : Pause déjeuner

    13H30 – 15H00 : Ateliers 3 et 4

    15H00 – 16H30 : Table ronde animée par Alain Tedaldi (Institut Esprit Service) et François Silva (Kedge Business School)
    Travailler demain ? : …Des visions possibles aux pistes d’action

    Francesco Martucci (Université Paris II) :  Les effets de l’ouverture à la concurrence sur le travail
    Hélène Garner, Départ. Travail Emploi Compétences, France Stratégie : Travail, Compétences et IA
    Laurence Breton-Kueny (Afnor) :  Les enjeux des normes en RH
    Jérémy Lamri (Lab RH) : Les compétences du XXI° siècle avec le témoignage d’étudiants
    Catherine Guyonnet (Opcalim) : Les enjeux des OPCA-OPCO dans l’innovation, vision Opcalim

    16H30 – 17H00 : Christèle Lambolez (Jobsferic) : Présentation du e-Livre blanc sur la fonction RH demain et synthèse et ouverture par Jean-Marie Marx (Haut-commissaire aux compétences et à l'inclusion par l'emploi)

    Atelier 1 : Les innovations managériales

    Alison CAILLÉ, Université de Nantes - Laboratoire de Psychologie des Pays de la Loire (EA 4638), Doctorante CIFRE en psychologie sociale et du travail, Psychologue du travail,

    Christine JEOFFRION

    Maître de conférences HDR en psychologie sociale, du travail et des organisations, Psychologue du travail, Université de Nantes - Laboratoire de Psychologie des Pays de la Loire (EA 4638),

     

    Innovation managériale et Manager idéal au 21ème siècle : Quels leviers d’actions pour les entreprises ?

    Guillaume ROGINE, Université de Caen Normandie, Doctorant

    Nimec, Pims

    Innovation sociale et managériale dans le secteur médico-social

     

    Arnaud LACAN, Professeur, Kedge Business School

    Le postmanager

     

    Atelier 2 : Le devenir des métiers

    Jérôme Dinet, Université de Lorraine

    Robotisation et emploi : étude des risques perçus chez les salariés d’un constructeur automobile

     

    Delphine Maurant, Doctorante en Sciences de Gestion

    Isabelle Bories-Azeau, MCF en Sciences de Gestion

    Agnès Mazars-Chapelon MCF HDR en Sciences de Gestion 

    MRM, Univ. Montpellier, France

     

    La professionnalisation inachevée dans les organisations pluralistes : le cas des Opérateurs Technico-Artistiques des Organisations Artistiques et Culturelles publiques

     

    Benoît MEYRONIN, Professeur Grenoble Ecole de Management

    Jean-Jacques NILLES, Professeur de philosophie, Université de Savoie

     

     

    Ethique du care & métiers de service

     

    Atelier 3 : La valorisation des compétences

    Thierry Garrot (Aunege), Jean Pralong (Em Normandie, Saven), Aline Scouarnec (IAE Caen, Nimec, PIMS), Franck Brillet (IGAENR), Michèle Vincent (Goodmorning Change), Sébastien Payre et Mohamed Tissioui (Université Caen Normandie, Nimec, PIMS) 

     

    Repenser l’orientation et la construction des trajectoires professionnelles via une application MAP (Mon Avenir Professionnel)

    Anthony Frémaux, Docteur en sciences de l'éducation Laboratoire Experice (Université Paris 8) Co-fondateur de la société Ligamen

    La finalité première de l’organisation du travail de demain est l’optimisation de concordances entre talents individuels et missions collectives. Quid de cette politique d’organisation qui associe bien-être et performance au travail.

     

    Martine Assar (Institut Mines Télécom)

    Quelles compétences de demain dans l’industrie du futur ?

     

    Atelier 4 : Quelques approches du Travail demain

    Pauline PEREZ, ATER en sciences de gestion, Université de Toulouse 3, FSI, Laboratoire de gouvernance et de contrôle organisationnel, EA 7416.

    Quel travail, demain, pour nos élites ? Analyse psychosociologique de deux expériences de travail ouvert.

    Philippe Dresto, Directeur au Collège des Métiers – Recherches et Etudes, Les Compagnons du Devoir et du Tour de France

    Le travail demain au travers des compagnons du devoir

     

    Annabelle Hulin, Professeur, Université de Tours

    IAE de Tours - Faculté de Droit, Economie et Sciences Sociales

    et Juliette Evon, Doctorante, Université de Tours

    IAE de Tours - Faculté de Droit, Economie et Sciences Sociales

    Les compétences territoriales, les compétences de demain ?

    Rémi Keuleyan, Université de Caen Normandie, Doctorant

    Nimec, Pims

    Le travail demain via une approche renouvelée des trajectoires professionnelles

     

     


     

  • Lieu : Université de Caen / MRSH, amphithéâtre les 3 et 5 avril, sh 027 le 4 avril
    Début : 03/04/2019 - 09:00
    Fin : 05/04/2019 - 17:00
    Responsable(s) scientifique(s) : Alexandra MERLE et Marie-Eugénie KAUFMANT

    __________________

    Ce colloque s’inscrit dans la continuité d’une première manifestation scientifique organisée en collaboration avec le CRIIA de l’U. Paris Nanterre en février 2018 sur le thème du procès dans la littérature du Siècle d’or. Il s’agira de montrer la part que prend la littérature dans les débats sur les limites du pouvoir et les relations roi, droit, sujets, à une époque où la réflexion politique est en plein renouveau. Cette manifestation pluridisciplinaire contribuera au courant actuel de rapprochement entre histoire du droit et histoire culturelle ; elle permettra de consolider les liens avec une équipe de Nanterre et d’accueillir à Caen des spécialistes français et étrangers de l’aire culturelle hispanique appartenant à plusieurs disciplines (littérature, philosophie politique, histoire du droit).

  • Début : 11/12/2019 - 09:00
    Fin : 13/12/2019 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : Philippe Fleury

    ______________

    L’Université de Caen mène depuis 1994 un travail de restitution virtuelle de la Rome du IVe s. ap. J.-C. Ce colloque a pour but de réunir des spécialistes de la topographie et de l’urbanisme de la Rome antique pour conforter le travail déjà réalisé et ouvrir de nouvelles voies. Il s’agit aussi d’identifier le site caennais comme une référence dans ces domaines. Parmi les thèmes abordés : la présence de bâtiments dégradés dans la Rome impériale, les édifices chrétiens au début du IVe siècle, la complétion du modèle virtuel.

  • Lieu : Collège d’Espagne / Cité universitaire (Paris) et ICP
    Début : 08/01/2019 - 15:00
    Fin : 09/01/2019 - 17:00
    Responsable(s) scientifique(s) : Águeda GARCÍA-GARRIDO/ Alejandra TESTINO-ZAFIROPOULOS/ Jaume GARAU/ Fernando NEGREDO/ Susana TRUCHUELO

    _______________

    Les travaux sur la prédication ont pris, depuis une vingtaines d’années, une place importante dans le domaine de la recherche en Histoire et en Philologie, créant ainsi un espace propice à l’interdisciplinarité méthodologique. D’une manière générale, la prédication dans la monarchie hispanique a été considérée d’une part, comme un acte de communication visant à « remodeler » la religiosité populaire et d’autre part, comme un exercice de sociabilité publique ou un spectacle destiné au « disciplinement » social (Sozialdisziplinierung) et à l’enseignement doctrinal des fidèles.

    Parallèlement à ces objectifs qui concernent l’édification morale et l’instruction doctrinale, les études les plus récentes ont insisté sur l’importance de la prédication dans la création et le développement de réseaux sociaux, tout particulièrement parmi les nobles, mais aussi sur l’enjeu du ministère de la parole dans l’analyse de la mobilité ecclésiastique. Il faut se rappeler ici qu’à partir de 1613 -année marquée par les remous produits par la polémique immaculiste en Andalousie-, plusieurs orateurs nourrissent de leur réflexion le débat sur la pureté de sang qui vient légitimer le lignage de la noblesse espagnole véritable. D’autres orateurs ont réussi à faire carrière grâce à leurs relations étroites avec ces réseaux nobiliaires, faisant ainsi des Grands d’Espagne les destinataires privilégiés de leurs prédications. L’augustin Juan de Castro (1547-1611) reçut ainsi la mitre de Santa Fe de Bogotá en 1608 grâce aux bons rapports qu’il entretenait avec la noblesse palatine. Le dominicain Francisco de Posadas (1644-1713) se servit de l’influence des marquis de Las Escalonias ou du IXe duc de Medina Sidonia pour s’assurer l’entrée au couvent d’Escalaceli, à Cordoue.

    En prenant en compte les nouvelles approches épistémologiques dans le domaine de l’histoire sociale et à la lumière des différentes sources que l’on peut mobiliser pour approfondir ce champ de recherche (administratives, juridiques, littéraires ou religieuses), la prédication peut également être conçue comme une voie de promotion sociale garantissant à l’orateur une position stratégique dans son univers ecclésial. En partant de ces considérations interdisciplinaires, nous nous attacherons à examiner tout au long de ce colloque, les différents aspects de l’influence exercée par les ministres de la parole dans le processus de légitimation de la noblesse espagnole. L’étude des stratégies et des discours déployés par les ministres de la parole dans l’Espagne de l’Ancien Régime, contribuera à apporter un éclairage nouveau aux questions suivantes : quels furent les recours employés en chaire pour la défense de la noblesse ? Quels furent les prédicateurs qui réussirent à pénétrer les cercles nobiliaires ? Quel intérêt put avoir la noblesse en promouvant les prédicateurs ? Furent-ils alors les véritables « bastions » de l’immobilisme social pendant l’Ancien Régime ?

    Ce colloque s’inscrit parfaitement dans le programme de recherche transversal que l’équipe ERLIS développe à travers ses axes (Axe 1 : « Mémoires et imaginaires collectifs » et Axe 2 : « Circulations, influences et réceptions »). En outre, ce colloque constitue la première activité scientifique réalisée conjointement avec l’Instituto de Estudios Hispánicos de la Modernidad (IEHM), institution avec laquelle l’Université de Caen a tout récemment signé un accord de collaboration scientifique. L’ICP de Paris se joint également à ce projet de recherche en participant à l’organisation de cette rencontre.

     

  • Lieu : MRSH (Amphithéâtre / salle des Actes)
    Début : 21/11/2018 - 08:15
    Fin : 22/11/2018 - 17:15
    Responsable(s) scientifique(s) : Laurence Potvin-Solis,

    Au-delà du développement d’un corpus de connaissances spécialisé sur le processus et les valeurs essentielles de la construction européenne, au-delà des progrès d’un cadre juridique autonome propre au développement de l’Union en tant qu’institution, en cette année du Centenaire de l’Armistice de 1918, les Journées Jean Monnet des 21 et 22 novembre 2018 mettent à l’étude « l’Union européenne et la paix : quelles avancées vers une Fédération européenne ? ». Organisées dans les locaux de la MRSH Caen, ces Journées poursuivent les travaux engagés par les précédentes Journées Jean Monnet des 9 et 10 novembre 2017 (https://jmonnet-ue-paix.sciencesconf.org/) qui se sont déroulées en trois moments successifs : la paix et l’identité de l’Union européenne (session I); les instruments au service de la paix et les méthodes de l’Union (session II); la paix par l’économie et la monnaie ? (session III).

    Les Journées des 21 et 22 novembre 2018 poursuivent les réflexions sur les approches conceptuelles et les instruments de la paix « par », « dans » et « hors » de l’Union et sur l’implication de l’Union – et ses perceptions – dans les mécanismes de résolution ou de prévention des conflits internes et externes à ses « frontières ». Comme celles de novembre 2017, elles sont animées par la dialectique des rapports entre l’Union et la paix à l’aune de la nature singulière de l’Union et de la question des avancées vers une « Fédération européenne ». Elles interrogent la volonté des Etats membres de poursuivre « en commun » face aux défis et enjeux de paix dans un contexte marqué par la fragilité de la paix, la diversification des risques, le Brexit, les crises et la mise en question de l’essence même du projet européen. Elles mettent à nouveau en évidence combien le concept de paix, valeur et objectif affirmé au plan supranational, et l’évolution des politiques de l’Union qui lui sont liées, appellent à être confrontés à des réalités et tensions multiples et de diverses nature. Réalités politiques, géopolitiques, économiques, monétaires, sociales, culturelles, environnementales, …, autant de réalités exigeant des rapprochements et davantage de « commun » mais pouvant aussi constituer de forts facteurs de « désunion » ou de divisions au sein de l’Union européenne.

    Par ces Journées Jean Monnet de 2017 et de 2018, les différentes politiques de l’Union européenne sont interrogées, en partant du prisme économique à partir duquel la construction européenne s’est construite pour envisager les mutations engendrées par les politiques de l’Union menées dans l’Espace de liberté, de sécurité et de justice (ELSJ) et dans le domaine de l’action extérieure de l’Union et de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC-PSDC). Elles intègrent des réflexions sur la nature de l’Union et les relations qu’elle entretient avec le Conseil de l’Europe et les organisations internationales concernées. Elles visent à donner un large éclairage sur la liaison entre la construction européenne et la paix et sur les enjeux passés, présents et à venir de l’implication de l’Union européenne pour la paix, de ses rapports avec ses Etats membres ainsi que des progrès et possibles reculs d’une « Fédération européenne ».

    La relation de la paix aux valeurs de l’Union et tout particulièrement au respect de l’Etat de droit et des droits fondamentaux a conduit à prendre pour point de départ des Journées des 21 et 22 novembre 2018 la question des droits de l’homme en Europe au service de la paix. Dans ces perspectives, ces Journées d’études réuniront une quarantaine d’intervenants venant de France et d’Europe, autour de quatre temps successifs : l’Union européenne, la paix et les droits de l’homme (session I); la paix, la sécurité et la cohésion de l’Union (session II); le multilatéralisme, le constitutionnalisme et la nécessité d’une approche européenne transversale de la paix (session III); la paix et la politique extérieure de l’Union européenne (session IV).

    Les actes de ces Journées Jean Monnet de 2017 et de 2018 feront l’objet d’une publication dans la Collection « Colloques Jean Monnet » des éditions Bruylant (Bruxelles).

    Informations et inscriptions : https://jmonnet18-paix.sciencesconf.org/

  • Lieu : Centre de Conférence Crédit Agricole - Caen
    Début : 23/11/2018 - 09:00
    Fin : 24/11/2018 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : Emilie Gaillard

    Ce colloque, porté par la MRSH, est organisé dans le cadre du dispositif Normandie pour la Paix impulsé par la Région Normandie, avec le soutien de l’Institut Demolombe, de Caen la Mer et de l’Université de Caen et en partenariat avec l’Institut Universitaire Varenne.

    La quête de justice s’avère bien souvent transgénérationnelle, animée par une dynamique de vérité pour lever les ombres laissées par les guerres, les dictatures et toutes autres formes de violences et d’injustices.
    Dans la lignée du concept kantien de paix universelle, celui de paix durable, incline à penser la paix comme un processus, quelque chose qui se construit, se nourrit, se protège, se transmet mais également qui se revendique.

    Comment instituer la paix durable et accompagner la résilience après des troubles de types apartheid, dictatures, génocides ou encore d’écocides ? Comment assurer la transition vers la démocratie tout en affrontant et en transmettant la mémoire d’atrocités commises sur une population ? Comment réclamer justice là où la justice étatique n’agit pas ? Quels déplacements de ligne du devoir de mémoire au devoir d'action sont actuellement à l'oeuvre ?

    Deux journées seront consacrées à différentes dynamiques de résilience.

    C’est en 1982 que fut créée en Bolivie la première Commission Vérité, puis disséminée sur l’ensemble de la planète : Argentine, Zimbabwe, Philippines, Chili, Népal….  En 1995, sous la présidence de Nelson Mandela, fut créée la première Commission de la vérité et de la réconciliation avec audiences publiques afin de recenser les violations des droits humains sous le régime de l’apartheid. Créant un véritable précédent à ce qu’il est désormais usuel d’appeler un modèle de "justice transitionnelle", ce type de Commissions a depuis régulièrement été utilisé comme aide au processus de transition démocratique.

    Le vendredi 23 novembre, seront étudiées plus particulièrement les expériences menées en Tunisie, au Canada, au Togo ou encore en Amérique latine... Les multiples visages de la justice transitionnelle seront retracés, analysés et critiqués. La journée se conclura sur la Commission actuellement en cours d’élaboration en Colombie, qui aura à étudier la question des dommages écologiques.

    Le samedi 24 novembre est une journée davantage centrée sur le rôle de la société civile. La journée commencera par le témoignage de Magda Hollander Lafont, survivante des camps de Birkenau qui s’investit particulièrement pour la mémoire de la Shoah tout en portant un message d’espoir et de résiliences pour nos jeunes générations. Le mouvement dits des « grands-mères de la place de Mai » sera présenté, en la présence d’un petit fils retrouvé.  L’ONG Peace Boat présentera l’oeuvre de libéralisation de la parole sur des sujets tels que l’explosion des bombes atomiques en invitant des Hibakushas (survivants d'Hiroshima et Nagasaki).La quête de la paix durable tend également à se présenter sous les traits atypiques des tribunaux d’opinion. L’expérience du Tribunal International Monsanto sera particulièrement mise à l’honneur en la présence de juges, avocats, membres du comité d’organisation et témoins. C’est ainsi qu’il s’opère un véritable basculement d’une transmission de la mémoire à l’action revendicative de paix durable. Ce que viendra également exposer l'ONG française Sherpa, qui vise à responsabiliser les multinationales françaises en dénonçant les violations des droits humains et des engagements ethiques, essentiellement à l'étranger.

    A l’ère de la mondialisation, se profile un basculement du devoir de mémoire au devoir de vigilance et d'actions citoyennes au service de la paix durable.

    Responsable scientifique : Emilie Gaillard, co-directrice du pôle Risques de la MRSH, enseignante-chercheuse en droit privé, SciencesPo Renne

     

    Informations et inscription : https://paixdurable.sciencesconf.org/

  • Lieu : Université de Caen - Campus 2 Amphi S3 049
    Début : 05/12/2018 - 09:00
    Fin : 06/12/2018 - 16:30
    Responsable(s) scientifique(s) : Julie delalande

    Les journées sur l’Enfance au quotidien, 10e année, un anniversaire :

    Les journées sur l’enfance au quotidien connaîtront pour l’année 2018 leur 10e anniversaire. Pour cette occasion, la manifestation se déroulera sur deux jours et prendra la forme d’un colloque national.

    Nées en 2008 sous l’impulsion de Dominique Ottavi, alors professeure au département sciences de l’éducation et chercheure au CERSE au sein de l’équipe EJC, Enfances, Jeunesses et Cultures, les journées sur l’enfance au quotidien ont pour vocation de s’interroger sur des questions éducatives en partant du point de vue des enfants et en mettant ces acteurs au centre des réflexions de recherche. Aujourd’hui, les journées continuent au sein de la nouvelle équipe de recherche née de la réunion des laboratoires en sciences de l’éducation de Caen et de Rouen (le CERSE et le CIVIIC) qui a donné lieu à la création d’un thème dans le prolongement d’EJC (Enfances, Jeunesses et Cultures) : EJAID, Enfants, Jeunes et Adultes en Interactions et Dialogue.

    Au fil des années, une dynamique s’est développée qui a amené l’équipe à concevoir la journée enfance au quotidien comme un moment d’échange entre des chercheurs et des professionnels, mais aussi des étudiants parfois déjà docteurs. Les thématiques choisies, autour des différences culturelles en 2014 par exemple, ont attiré les professionnels du territoire de Caen et de sa région travaillant auprès d’enfants et de leur famille, dans le domaine de l’enseignement mais aussi de l’éducation péri et extra-scolaire, des professionnels de la petite enfance et du travail social et également du monde associatif.

    Dans le cadre de la collaboration entre l’équipe de recherche EJC et les professionnels du Programme de Réussite Éducative de la ville de Caen (PRE), les thématiques des journées ont été pensées afin de nourrir la réflexion des équipes de professionnels impliquées dans le PRE. Ainsi, les journées ont porté en 2015 sur l’enfant en situation d’urgence, en 2016 sur les processus et effets de la coopération entre adultes sur la réussite éducative des enfants.

    Dans la forme du déroulé de chacune des journées, l’interaction entre chercheurs, professionnels et étudiants a amené les organisatrices Julie Delalande et Nathalie Dupont à concevoir des co-communications étudiantes-chercheures (en 2011 autour du point de vue des enfants et des jeunes sur la conformité sociale et les violences ordinaires), à accueillir des professionnels à témoigner de leurs expériences et de leurs savoirs en participant à des tables rondes (en 2017 sur l’enfant et les interventions socio-éducatives face aux transformations de la précarité). Le déroulé des journées a aussi privilégié des temps longs d’échanges entre les communicants et le public, composé lui aussi de chercheurs, professionnels et étudiants, afin de faire naître des questions partagées et des savoirs à mutualiser pour une approche co-disciplinaire des problématiques choisies.

    Problématique des 10e journées :

    S’interroger sur les conditions d’une continuité éducative réussie suppose de concevoir l’éducation sous toutes ses déclinaisons, dans la multiplicité des acteurs, des lieux et des temps qui y participent. Plus précisément, la thématique amène à considérer l’éducation formelle (à l’école principalement) et non formelle (dans cette école et dans d’autres espaces tels que l’espace domestique, les lieux d’activité périscolaire et extrascolaire, la rue et d’autres espaces extérieurs, etc.). Elle conduit à s’interroger sur les tiers-temps et tiers-lieux qui participent à l’éducation des enfants et des jeunes. Elle amène à explorer, à partir des acteurs adultes et mineurs étudiés, la diversité des expériences, des points de vue et des valeurs qui les incitent à s’exprimer et à agir. Il s’agit donc d’entrer par les expériences et les motivations des acteurs de terrain, leurs conditions de vie et conditions d’exercice professionnel, leurs histoires, leurs cultures familiales et professionnelles, leurs représentations sociales et leurs désirs, plus que par les projets politiques et les institutions qui ont pour mission de les mettre en œuvre. La problématique suppose de regarder et d’analyser comment, du fait de ces politiques, et dans le cadre de leurs institutions respectives, ils mettent en place ou non une éducation des enfants et de jeunes qui suppose des éléments de continuité et des ruptures.

    Dans ce contexte d’altérité ou de diversité entre individus mais aussi entre les temps et les espaces, on interrogera la continuité éducative annoncée ou souhaitée par certains de ces acteurs, mise en place et par conséquent expérimentée. L’ambition des communicants est donc de donner à réfléchir sur ce en quoi consiste cette continuité et les conditions dans lesquelles elle se fait ou pourrait se faire pour être réussie. Dans la tradition des journées sur l’Enfance au quotidien, le traitement de la problématique fait la part belle à la manière dont les enfants s’emparent des dynamiques éducatives proposées par les différents adultes avec lesquels ils sont en interaction, la manière dont ils se les approprient, s’en nourrissent pour se construire, grandir, et fonder leurs propres valeurs.

    Informations et inscription : https://continuite-educ.sciencesconf.org/


     

  • Lieu : MRSH, Université de Caen, campus 1, Salle des actes
    Début : 24/01/2019 - 09:00
    Fin : 25/01/2019 - 17:00
    Responsable(s) scientifique(s) : Thomas Hippler ; Céline Jouin

    Programme du colloque à venir.

  • Lieu : Mémorial de Caen
    Début : 27/03/2019 - 09:00
    Fin : 27/03/2019 - 18:00

    L’archéologie des conflits contemporains : méthodes, apports, enjeux organisé
    par la DRAC Normandie, l’Inrap, HisTeMé et la MRSH (Université de Caen)

    Programme en attente

     

  • Lieu : Mémorial de Caen / Université Paris Sorbonne
    Début : 06/02/2019 - 09:00
    Fin : 07/02/2019 - 17:00
    Responsable(s) scientifique(s) : Alain Hugon

    Comité scientifique : Jean Pierre Bardet (Paris Sorbonne), Denis Crouzet (Paris Sorbonne), Stéphane Grimaldi (Mémorial), Serge Gruzinski, Alain Hugon (HistTéMé –ex-CRHQ), Jean Pierre Poussou (Paris Sorbonne), François Rouquet (HisTéMé-ex-CRHQ)£

    L'Europe, le monde et les historiens du XXIe siècle : pour une relecture des idées de Pierre Chaunu

    Dix ans après la disparition de Pierre Chaunu (1923-2009), son héritage intellectuel nécessite un premier bilan. Pionnier et passeur, cet historien a bâti une importante œuvre personnelle et fait école dans la 2e moitié du xxe siècle. Plus largement et de façon diffuse, il a élargi sans cesse le champ des problématiques historiques et proposé diverses méthodes pour les résoudre dont les historiennes et historiens actuels sont comptables. L’objectif de ce colloque est d’examiner les possibles relectures des idées et des concepts nés ou/et diffusés par Pierre Chaunu pendant son demi-siècle de magistère pour en mesurer à la fois l’actualité et les écarts avec les questions actuelles, cela à partir du point de vue d’historiens et historiennes du xxie siècle, dont la formation n’a été influencée qu’indirectement par l’enseignement de l’historien. Cet examen impose la prise en compte des profondes mutations qui ont bouleversé les sociétés à l’échelle planétaire, de la fin de la Deuxième guerre mondiale à nos jours. Plusieurs axes de la production historique de Pierre Chaunu pourront être réexaminés à la lumière des évolutions historiographiques des premières décennies du XXIe siècle : la globalisation ; la démographie ; les mentalités ; l’histoire quantitative et sérielle, mais aussi les problèmes des rapports de l’historien avec ses disciples, ou encore avec ses éditeurs.

    Dans quelle mesure le « désenclavement » de l’espace européen au xvie siècle préfigure-t-il la mondialisation du xxie siècle ? Un premier axe pourra interroger les travaux de Pierre Chaunu sur l’expansion européenne à l’époque moderne et la première mondialisation ibérique, replacés au sein des différents courants historiographiques de l’histoire coloniale et globale développés à partir des années 1990 (world history, global history, histoire atlantique, histoire hémisphérique, etc.). Si Séville et l’Atlantique doit beaucoup au choc de la crise économique de 1929, les bouleversements géopolitiques de la fin du XXe siècle et les interrogations nés de l’âge de la globalisation états-unienne ont eu un impact profond sur les historiens contemporains et leurs travaux. Les communications pourront dès lors interroger les continuités et les décalages entre ces historiographies (d’une approche macroéconomique à la lecture socio-culturelle des colonial studies), tout en réexaminant les concepts employés par P. Chaunu : les origines du désenclavement du monde, la prééminence de l’Europe sur la Chine, la conquista comme modèle alternatif à la frontière turnerienne nord-américaniste, etc.

    Le second axe propose de réévaluer les catégories et les méthodes de la démographie historique proposées par Chaunu, à l’heure du développement de l’histoire des femmes et de l’histoire du genre. Dans le sillage des transformations scientifiques et médicales, les changements démographiques ont bouleversé les équilibres à tous les niveaux, tant planétaires entre les continents (l’Europe passant de 22% de la population mondiale en 1950 à moins de 10% en 2018) qu’à l’échelle des individus et des structures familiales : les mutations de la condition féminine, les recompositions des familles, les phénomènes de migration constituent autant de processus à réévaluer par rapport aux cadres conceptuels de la deuxième moitié du xxe siècle. La longue durée des comportements démographiques, le « monde plein », le retard au mariage comme « grande arme contraceptive de l’Europe classique », sont autant de notions à réexaminer à la lumière d’une lecture culturelle des catégories de genre.

    Le troisième axe met à l’épreuve les liens réels et supposés entre « l’histoire des mentalités » que Pierre Chaunu pratiquait et « l’anthropologie historique ». L’actualité des problèmes dits « religieux » infirme la possibilité d’un désenchantement complet du monde. Elle doit nous amener à reconsidérer l’œuvre et le legs en histoire religieuse de Pierre Chaunu, notamment son Temps des réformes, autant que son enquête sur La mort à Paris, deux travaux qui questionnèrent l’angoisse du monde qui a pu se résoudre par et dans la piété, les rites et les croyances, autant que le désir de réforme, de pénitence et de violence. Qu’une société ou un collectif plus restreint s’assigne une identité de foi unique et militante, qu’ils désignent d’autres groupes comme inassimilables au corps social, que la conversion, la mission ou la violence soient envisagées pour résoudre les tensions et, supposément, pacifier une société entre en forte résonance avec le monde d’aujourd’hui et les problèmes soulevés par Pierre Chaunu. Pour interroger les réalités religieuses de l’époque moderne, Pierre Chaunu s’était fait « historien des mentalités » sensible aux apports de la sociologie, de l’ethnologie et de la psychologie, recourant à des méthodes attentives aux états d’âmes des individus étudiés, à leur inscription dans des espaces et des temps qui façonnaient une forma mentis, à leur participation à des collectifs dotés d’identités fortes et de référents culturels forts, qu’ils soient d’élite ou populaires, laïcs ou confessionnels.

    Le quatrième axe interrogera les méthodologies mises en place par Pierre Chaunu, en particulier son inscription dans le courant de l’histoire quantitative et sérielle. Après le virage technologique issu de la révolution informatique, les méthodologies issues du quantitativisme sont-elles encore de mise ? Se sont-elles répandues au point d’être devenues communes ou bien leur mise en cause par d’autres procédés (microstoria, histoire conceptuelle, New literacy studies, etc.…) introduisent-elles de nouvelles pratiques ?

    Un cinquième axe proposera des réflexions sur les concepts utilisés par Pierre Chaunu pour interpréter les sociétés : les notions de paix, de décadence et de violence appartiennent à l’histoire et offrent des clés pour analyser les groupes sociaux et leurs activités. 

     Un dernier axe tendra à examiner les productions historiques de Pierre Chaunu à l’aune de l’histoire culturelle, depuis les relations entretenues avec les éditeurs jusqu’à la question des filiations intellectuelles par les biais des responsabilités au sein de la communauté universitaire (doctorats, laboratoires, etc.). Les diverses entretiens réalisés par P. Chaunu permettent d’étudier l’atelier de l’histoire, depuis son egohistoire jusqu’à ses interventions dans la cité comme historien.

     

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