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Colloque

  • Lieu : MRSH - Ssalle des Actes Sh 027
    Début : 30/05/2018 - 13:30
    Fin : 01/06/2018 - 12:30
    Responsable(s) scientifique(s) : Brigitte Gauvin et Catherine Jacquemard

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    Ve Congrès SEMEN-L 2018

    La littérature latine du Moyen Âge et de la Renaissance, dans sa richesse et sa variété, a souvent fait la part belle au divertissement, qu’il s’agisse d’amuser purement et simplement le lecteur ou de lui transmettre un enseignement sérieux par le biais d’une œuvre plaisante. Des Facéties du Pogge aux dialogues satiriques de l’époque de la Réforme en passant par les ysopets et les éloges paradoxaux, nombre d’œuvres médiévales et renaissantes fournissent l’occasion de se divertir en langue latine.

    Autour de ce motif, nos réflexions pourront prendre bien des chemins au cœur desquels le thème de la transmission jouera inévitablement un rôle central. On sera ainsi amené à s’intéresser à l’influence qu’ont eue certains auteurs antiques sur la littérature médiévale et renaissante ainsi qu’à leur réception. Plus largement, le congrès sera aussi l’occasion d’aborder le sujet du rire par le biais des genres littéraires ou les auteurs qui se sont intéressés au rire sous un angle théorique.

    On pourra enfin s’interroger sur les modalités, les fonctions et les sens du rire dans les œuvres du Moyen Âge et de la Renaissance : qui rit ? De quoi ou de qui rit-on ? Et comment ?

    Infos sur le colloque

  • Lieu : Maison de la Recherche en Sciences humaines de Caen Basse-Normandie - Amphithéâtre
    Début : 29/05/2018 - 09:30
    Fin : 31/05/2018 - 18:30
    Responsable(s) scientifique(s) : Jean-Marc FOURNIER - Mathieu UHEL - Salvador JUAN

    En France, l'oeuvre d'Henri LEFEBVRE n'a pas eu le plus grand des succès, contrairement au continent Américain où ses travaux ont fortement résonnés. Henri LEFEBVRE est aussi considéré comme un personnage influent de mai 1968 pour avoir promu l'autonomisation de ses étudiants au sien de la très université très hiérarchisée université de l'époque, et aussi pour avoir démontré les excès de la mondialisation capitaliste et de l'urbanisation. À 50 ans de ces révoltes étudiantes et de la publication du Droit à la ville, par cet appel à colloque international et pluridisciplinaire, nous travaillerons donc à l'actualisation de la pensée lefebvrienne pour célébrer une oeuvre à la croisée de la philosophie, de la géographie et de la sociologie, attachée à révéler les possibles déjà-là de l'émancipation ainsi qu'à l'analyse du capitalisme contemporain. Nous questionnerons la validité et l'actualité des outils conceptuels, méthodologiques et analytiques que l'auteur a légués dans la continuité des travaux annoncés à l'UNAM (Mexico) en 2016.

    Programme et inscription : https://droitalefebvre.sciencesconf.org/

    Fichier(s) à téléchargerDALbase.jpg - programme DAL.pdf

  • Lieu : Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle
    Début : 06/06/2018 - 19:00
    Fin : 13/06/2018 - 10:15
    Responsable(s) scientifique(s) : Frédérick LEMARCHAND et Patrick VASSORT

    Ce colloque se consacre à l’étude de la Théorie critique, non seulement du capitalisme, de la rationalité instrumentale, de la société administrée, de la culture de masse, mais aussi de la crise, généralisée et permanente qui définit si bien la société contemporaine.

    L'on y abordera des thèmes multiples allant des crises technoscientifiques et écologiques jusqu’à celles de la valeur et du travail en passant par celles de la culture, de la connaissance et du politique sans limiter le champ de nos réflexions aux auteurs et aux textes les plus classiques de cette Théorie.

    L'on souhaite, de la sorte, redéfinir collectivement les contours et l’avenir d’une Théorie critique indispensable au vivre ensemble, tout en en constituant un vaste panorama conceptuel et documentaire. Si la crise contemporaine concerne également la pensée, il faut veiller à ce que la crise de la pensée n’interdise pas une pensée de la crise.

    Plus d'infos : www.ccic-cerisy.asso.fr/theoriedelacrise18.html

    Evénement Facebook : https://www.facebook.com/events/1871003262911419/

  • Lieu : Université de Caen / MRSH, salle sh 027
    Début : 17/01/2019 - 13:00
    Fin : 19/01/2019 - 14:00
    Responsable(s) scientifique(s) : M. Taoufik DJEBALI

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  • Lieu : MRSH
    Début : 29/11/2018 - 09:00
    Fin : 01/12/2018 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : H. Marche, N. Proia, M. Couturier, J-M. Fournier, M-H. Boblet

     

    Le concept de vulnérabilité [vulnerability] émerge dans différents champs des sciences humaines et sociales dans les années 1990/2000, à mesure que s’accroît la société « du risque ». Il repose sur des fondements philosophiques comme l’éthique de la sollicitude (Ricœur, Levinas) et du care (Gilligan) et a suscité de nombreux travaux dans le domaine de la sociologie, de la psychologie, du droit, de la philosophie politique et morale.

    Méta-objet transdisciplinaire, il est l’indice d’une révolution anthropologique qui permet une nouvelle lecture des grilles interprétatives à partir desquelles se construit la représentation de l’humain (MARTUCCELLI 2014, GENARD, 2014). Ce concept permet en effet d’avoir une vision plus large des multiples sources de fragilité qui excèdent les privations matérielles de la précarité ou de l’exclusion. Il souligne un changement dans la façon d’appréhender leurs effets multiples - sanitaires, sociaux, économiques, environnementaux -, ainsi que les réponses individuelles, collectives, institutionnelles ou politiques proposées pour y remédier.

    Eprouvée dans des situations empiriques données, la vulnérabilité et les situations de vulnérabilité sont aussi des objets de re-présentation esthétique, et mobilisent l’expérience sensible du public, au-delà d’une nouvelle prise en charge sociale des personnes vulnérables.

    Le colloque « Penser et exposer la vulnérabilité » interpellera donc les différents champs des sciences humaines et sociales comme les lettres et les arts, ouvrant sur de multiples dialogues entre disciplines :

    ·       La psychologie, en partie à l’origine de ce concept, ne l’a pas conservé dans son corpus théorique. Reste qu’il est au cœur de l’évolution de la psychopathologie de la fin du XXe siècle, qui, passant de la maladie mentale à la santé mentale, fait implicitement appel au concept de vulnérabilité comme sources d’atteinte à la santé mentale. C’est aussi à partir de ce concept, que la psychologie peut interroger ses dispositifs de soins de la remédiation cognitive à la médiation psychique.

    ·       La sociologie appréhende la notion de vulnérabilité dans son articulation avec la question du lien social. La vulnérabilité sociale ou relationnelle a ainsi pu être considérée en tant que continuum entre l’intégration et la désaffiliation, en tant que la limitation des ressources (culturelles, matérielles, sociales) ou encore à travers l’analyse des échanges interindividuels. Au-delà du masque de la vulnérabilité sociale et des « manques » ou des « pertes » auxquelles elle est souvent associée, d’autres travaux sociologiques et anthropologiques choisissent plutôt de suivre les traces de l’affiliation qui perdurent et se recomposent, donnant lieu à des « formes d’innovation et de survie » capables de « redonner du sens à des quotidiennetés a priori amoindries » (Cohen, 1997, p.11).

    ·       La littérature et les arts qui, depuis la fin du XXe siècle, se ré-intéressent au réel, font de l’œuvre d’art « un laboratoire où l’artiste poursuit, sur le mode de la fiction, une expérimentation avec des valeurs » (Ricœur). Les arts mimétiques – roman, cinéma, théâtre – offrent ainsi des formes de figuration des vulnérabilités contemporaines nous invitent à questionner le pouvoir de la représentation, et aussi sa puissance transitionnelle de médiation. 

    Le colloque vise à interroger la notion de vulnérabilité dans ses origines mais aussi dans ses implications anthropologiques, sociologiques, politiques, symboliques et culturelles. Signe d’une mutation socio-anthropologique de la société occidentale, elle demande à être déconstruite afin que l’on puisse en saisir les enjeux pour les individus comme pour les institutions. Le dialogue épistémologique et conceptuel entre disciplines permettra de conjuguer et de questionner état des lieux, évaluations normatives et médiations cathartiques. Il s’organisera autour de conférences plénières, tables rondes interdisciplinaires et symposium.

  • Lieu : A déterminer
    Début : 21/11/2018 - 09:00
    Fin : 22/11/2018 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : B. Diaz

     

    En partenariat avec l'université de Salerne.

    Programme à venir.

  • Lieu : MRSH
    Début : 14/11/2018 - 09:00
    Fin : 16/11/2018 - 17:00
    Responsable(s) scientifique(s) : P. Coute / Ph. Ortoli / B. Villenave

     

    Dépasser, dans le cadre de l’étude des œuvres audiovisuelles, les notions d’« originaux » et de « reprises » pour leur substituer celles d’« échos », de « résurgences », de « survivances », de « persistances » et de « hantises » : tel est l’horizon que se fixe ce colloque. Il s’agira de mettre en lumière différentes modalités d’interaction entre des images contemporaines – qu’elles proviennent de films, de séries, de jeux vidéo, de clips, de web-séries, de mashups vidéo, d’œuvres expérimentales… – et des formes cinématographiques antérieures qui les hantent et qu’elles s’emploient à retravailler, voire à recréer. Nous considérerons comme « contemporaine » toute image postérieure au début des années 1980.

    Nous vivons une période de mutation, qui se caractérise par une multiplication des écrans, grands et petits, davantage privés que publics (donc davantage édisoniens que lumiériens). Dans ce contexte, le cinéma semble distancé, voire moribond – d’où le thème récurrent de sa mort –, du moins si l’on s’en tient aux propos de ceux pour qui sa mutation de l’argentique au numérique consigne son agonie. Pourtant, il nous semble que jamais le cinéma n’a été autant lui-même que dans cette extension de ses pouvoirs, depuis que ses formes se sont installées au cœur même d’autres productions courtes et longues qui s’approprient les lieux où l’on diffuse des images animées et sonores.

    Il s’agira donc de voir comment le cinéma et ses formes – visuelles, sonores, narratives… – survivent dans les images contemporaines, tant dans des films – le cinéma persistant alors dans son être – que dans d’autres types de productions audiovisuelles qui s’emparent d’elles et les transforment. Notre démarche ne consiste pas à bâtir une archéologie du souvenir à destination des nostalgiques du temps de la pellicule et des salles obscures, mais bien à déceler ce qui persiste dans ce qui se modifie. Cette interrogation peut aider à mieux penser l’idée même de changement.

    Les propositions de communication devront s’atteler à interroger la nature de ces « survivances ». Comment les images contemporaines organisent-elles, par rapport à la mémoire qu’elles habitent, des résurgences fantomales (acteurs et actrices, figures, musiques) ? En quoi ces résurgences participent-elles d’une véritable mémoire du cinéma ? Comment le cinéma survit-il au sein de ce que l’on nomme parfois le « post-cinéma »[1] ou le « cinéma étendu »[2] ? Peut-on envisager que c’est en dépassant jusqu’à son nom que le cinéma demeure lui-même ?

    Les propositions de communication (titre, résumé et courte notice bio-bibliographique), d’1 page maximum, devront être adressées d’ici le 2 mai 2018 à baptiste.villenave@unicaen.fr et à Vincent.Amiel@univ-paris1.fr.  

     

    [1] Hagener Malte, The State of Post-Cinema : Tracing the Moving Image in the Age of Digital Dissemination, Londres, Palgrave Macmillan, 2015

    [2] Aumont Jacques, Que reste-t-il du cinéma ?, Paris, Vrin, 2012.

  • Lieu : Centre Culturel de Cerisy
    Début : 30/05/2018 - 09:00
    Fin : 03/06/2018 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : F. Cavaillé

     

    En lien avec la commémoration des 500 ans de la Réforme, ce colloque étudiera les interactions entre débats religieux et rayonnement des arts de la scène au XVIe siècle, en partant de la Normandie, centre important du théâtre et des polémiques en France. La manifestation associe un colloque scientifique international et interdisciplinaire, une résidence-création sur le théâtre normand, une exposition en lien avec le collège de Cerisy et deux débats publics sur le rôle des arts et des médias face aux mutations religieuses de nos sociétés. 

  • Lieu : MRSH
    Début : 17/05/2018 - 09:00
    Fin : 18/05/2018 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : Hélène Valmary

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    Depuis quelques années, le récit sériel et les conséquences de ses formes sur la narration, notamment cinématographique et télévisuelle, interroge[1]. En parallèle à ces travaux et réflexions, ce colloque pluridisciplinaire veut aborder la sérialité sous l’angle particulier du personnage, qu’il soit télévisuel, cinématographique, littéraire, pictural ou dessiné. Il s’agira de s’intéresser à la sérialité de ces personnages inscrits dans une temporalité longue et fractionnée, et de s’interroger sur ce que cette forme d’existence produit, permet, contraint, ce qu’elle révèle peut-être aussi du statut de personnage, en général et dans chaque art en particulier.

    L’histoire de l’art est traversée, de manières extrêmement variées, de personnages récurrents. Un  même personnage ou un même type de personnages peut être représenté à plusieurs reprises (les dix portraits de son oncle Dominique Aubert par Paul Cézanne[2], la série des Monomanes de Théodore Géricault[3]) ou revenir de manière régulière sur des supports et sous des traits différents (Superman[4], Fantomas[5], James Bond[6]). Un même acteur peut incarner le même personnage dans une série de films mais aussi jouer plusieurs personnages dans une même œuvre, que ce postulat soit inscrit dès le départ[7] ou fruit d’un travail d’adaptation[8]. La sérialité peut aussi constituer un regard critique et analytique sur un personnage d’origine, le modèle réel ou déjà sa représentation (les variations de Francis Bacon à partir du portrait par Velazquez du Pape Innoncent X). Autant de cas de figures, non exhaustifs, dans lesquels des auteurs travaillent sur la récurrence et, d’un art à l’autre, offrent le personnage sériel comme objet d’étude.



    [1] Colloque « Imaginaire sériel », Université Stendhal, Grenoble 3, mai 2015 ; Colloque « Cinéma et sérialité » organisé par la Sercia en septembre 2016 ; Colloque international « Feuilletons et séries diffusés sur les écrans de la RTF et de l’ORTF (1949-1974) », Paris 1, juin 2017 ; n°TV/Series « La sérialité en question(s) » à paraître en 2018.

    [2] Durant la même période de 1866, Cézanne peint une dizaine de portraits de cet oncle, sous des angles différents, avec des déguisements variés (en moine, coiffé d’un turban ou d’un bonnet de coton).

    [3] Il est question de dix toiles dont cinq seulement auraient survécu, peintes aux alentours de 1820 : Le Monomane du commandement militaire, Le Monomane du vol, Le Monomane du vol d’enfants, La Monomane de l’envie, La Monomane du jeu.

    [4] Créé par Joe Shuster et Jerry Siegel en 1938, le personnage de Superman a vu ses aventures déclinées dans plus d’une dizaine de comics écrits par différents scénaristes et dessinateurs. Il a été également adapté en feuilleton radiophonique et au cinéma sous les traits de Christopher Reeve (la tétralogie Superman de 1978, 1980, 1983, 1987), Brandon Routh (Superman Returns, Bryan Singer, 2006), Henry Cavill (Man of Steel, Zack Snyder, 2013).

    [5] Créé par Pierre Souvestre et Marcel Allain et développé entre 1911 et 1913 dans une trentaine de romans, Fantômas a connu au cinéma les traits de différents acteurs (René Navarre chez Louis Feuillade en 1913-1914 ou encore Jean Marais dans les adaptations de André Hunebelle [Fantômas, 1964 ; Fantômas se déchaîne, 1965 ; Fantômas contre Scotland Yard, 1967])

    [6] Le personnage de James Bond a été créé par Ian Fleming dans le roman Casino Royale en 1953 et a vu ses aventures déclinées dans 12 romans et 9 nouvelles par cet auteur. Après sa mort en 1964, plus de 8 auteurs se sont succédés pour raconter de nouvelles aventures du personnage. Dans le même temps, James Bond a été adapté au cinéma sous les traits de différents acteurs : entre autres, Sean Connery entre 1962 et 1967 ; Roger Moore entre 1973 et 1985 ; Pierce Brosnan entre 1995 et 2002 ; Daniel Craig depuis 2006.

    [7] On peut penser par exemple au cinéma à Sabine Azéma et Pierre Arditi dans Smoking/No Smoking (Alain Resnais, 1993) ; Denis Lavant dans Holy Motors (Leos Carax, 2012) aux acteurs de Cloud Atlas (sœurs Wachowski, 2012). Dans la série télévisée, évoquons American Horror Story (Brad Falchuk, Ryan Murphy, FX, 2011-) et son principe de faire revenir à chaque saison les mêmes acteurs dans de nouveaux rôles.

    [8] Ainsi Gwénaël Morin évoque-t-il une adaptation de l’Antigone de Sophocle : « Nous avons décidé au regard de la construction de la pièce de Sophocle qui ne fait jamais apparaître plus de trois personnages en même temps, (…) que les personnages (…) puissent être interprétés par un même acteur ; (…)Si nous faisons jouer Antigone et Hémon par le même acteur par exemple, cela permet au moment où Créon porte le corps d’Hémon, son fils, mort, de porter aussi le corps de l’acteur qui joue Antigone. Il porte les deux morts en même temps. Il y a ainsi une sorte d’évidence de la dramaturgie.», http://www.leslaboratoires.org/article/antigone-discussion-collective, page consultée le 14 août 2017. 


     

  • Lieu : Université de Caen / Amphithéâtre de la MRSH
    Début : 17/05/2018 - 09:00
    Fin : 18/05/2018 - 18:00
    Responsable(s) scientifique(s) : Gilles Couderc et Marcin Stawiarski

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    Dans le Fantôme de l’Opéra de Gaston Leroux (1910), une jeune cantatrice en passe de perdre sa voix, suite à la mort de son père, connaît un succès éclatant grâce aux leçons d’un mystérieux « Ange de la Musique » alors que la prima donna en titre se couvre de ridicule en crachant littéralement un crapaud pendant son grand air. Leroux recycle ici toute une littérature mélomane qui, depuis les contes fantastiques de E.T.A. Hoffmann, entretient un imaginaire fécond autour du chant et de la voix, voix mécanique, voix mystique ou voix interdite, qu’illustrent les personnages des Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach (1881).

    Ce colloque propose d’interroger les représentations de la voix chantée dans la dynamique d’états d’aliénation ou dans des processus de transformation.  On aura surtout affaire à la notion de transfiguration ou de métamorphose qui peuvent se concevoir autant comme résultat que comme phénomène, processus, voire technique. On se demandera quels sont les usages et les régimes dans lesquels la voix cesse d’être lisse, transparente et évidente et commence à se faire obstacle et à nous troubler. Quelles sont ces voix qui nous mettent mal à l’aise ? Quelles sont les formes de vocalité qui nous gênent jusqu’à entraîner une réaction de rejet ? Quand y a-t-il des frictions et des accrocs entre voix plutôt que des rapports harmonieux ? Que se passe-t-il lorsque la voix refuse de répondre et sombre dans la maladie et dans le mutisme ?

    On déclinera notre réflexion suivant les trois axes auxquels ce colloque s’intéressera :

    • 1) Troubles et souffrances : il s’agira d’étudier les affections et les maladies de la voix ; vocalités en souffrance ; notions de gêne et de traumatisme ; voix étouffées, opprimées ; aphonies, extinctions de voix et toutes sortes d’états pathologiques de la phonation ;
    • 2) Ruptures et transgressions : on pourra interroger les interdits liées à la voix ; toutes les formes de conflits et de tensions entre voix parlées et voix chantées (passages entre récitatif et aria, par exemple) ; voix perdues et voix retrouvées ;
    • 3) Travestissement et transformation : on pourra se pencher sur le brouillage des catégories vocales ; échanges entre genres ; problématiques de sexualisation et d’érotisation ambiguës de la voix ; voix transformée par la technologie (enregistrement, modification mécanique de voix) et voix artificielles ; vocalités trompeuses.

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