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On recense 9 ouvrages enregistrés dans la base au cours des 14 dernières semaines.

Derniers ouvrages parus

Atlas de la Manche. Des polders au pôle d'air

Cliquez pour agrandir l'image Des polders agricoles du Mont-Saint-Michel au pôle d'air des sites industrialo-énergétiques du Nord-Cotentin, les aménagements d'hier et d'aujourd'hui révèlent les grandes transformations économiques et sociales du département de la Manche.
L'Atlas de la Manche est le fruit d'un dialogue entre géographie et photographie, suite à la rencontre entre le collectif de photographes Tulipe Mobile et des géographes du laboratoire CNRS ESO-Caen. Plus de 50 contributions émanant d'enseignants-chercheurs et d'étudiants en géographie de l'université de Caen-Normandie et trois cahiers photographiques présentent les résultats des recherches en cours. Du nord au sud du département, les contributions abordent le changement social, l'économie, les politiques publiques, l'environnement, la culture et les paysages. Ouvrage de sciences sociales accessible au plus grand nombre, cet Atlas de la Manche offre une déambulation scientifique et artistique accompagnée de nombreuses cartes inédites. [source : site éditeur]

Quentin BROUARD-SALA, Pierre GUILLEMIN, Philippe MADELINE, Stéphane VALOGNES

Nonant, Editions Orep, 2018, 175 p., isbn 978-2-8151-0421-0


Les Vikings à l'assaut de la Bretagne

Cliquez pour agrandir l'image Entre la fin du VIIIe et le début du XIe siècle, des pirates scandinaves, appelés Vikings, déferlent en Europe pour s'enrichir et conquérir des terres. L'ouest de la France actuelle n'y échappe pas et subit, pendant un siècle, pillages, destructions, attaques de villes et de monastères, des côtes vendéennes et bretonnes à l'intérieur des terres, jusqu'à ce qu'Alain Barbetorte ne chasse définitivement les Vikings en 939. De leur passage subsistent aujourd'hui des vestiges clairsemés, parfois inattendus, lisibles dans la géographie ou dans la langue., comme autant d'indices révélateurs de la marque imprimée par ces peuples du Nord il y a plus d'un millénaire. [source : 4e de couv.]

Elisabeth RIDEL-GRANGER

Nantes, Éditions du Château des ducs de Bretagne, 2018, (les indispensables) , 55 p., isbn 978-2-906519-72-5


Des lieux appropriés : économies contemporaines du Haut-Atlas

Cliquez pour agrandir l'image Comment les montagnards du Haut-Atlas marocain s'approprient-ils les lieux dont ils vivent ? Comment s'organisent-ils pour tirer le meilleur parti de leurs ressources diversifiées en jouant du proche et du lointain, agropastoralisme et randonnée, migrations urbaines et retours au pays, main-d'oeuvre familiale, sens du commerce et stratégies foncières ? Après trois années d'une enquête passionnante où il est devenu « le roumi qui parle le chleuh », Pascal Mulet apporte un éclairage singulier sur les inégalités territoriales aujourd'hui, sur les mouvements de population et sur les nouveaux échanges entre ce que l'on persiste à appeler le « centre » et les « périphéries ». Plutôt que les marges d'une économie-monde centrée sur ses capitales, ces montagnes agropastorales permettent d'observer en acte les nouveaux processus de constitution du monde à portée, strate du monde vécu caractérisée par la connaissance et l'accessibilité. [source : 4e de couv.]

Pascal MULET

Paris, Éditions Rue d'Ulm (Presses de l'École normale supérieure), 2018, (Sciences sociales) , 244 p. , issn 2264-6981, isbn 978-2-7288-0585-3


Les pauvres

Cliquez pour agrandir l'image Dans une introduction intitulée Naissance d'une sociologie de la pauvreté, Serge Paugam et Franz Schultheis montrent l'intérêt de ce texte constituant « le cadre analytique pour penser en termes sociologiques la question de la pauvreté dans les sociétés modernes ». Édité pour la première fois en langue française en 1998, quatre-vingt-dix ans après sa première publication allemande, ce texte a inspiré de nombreux travaux sur la pauvreté, en particulier sur le processus de disqualification sociale mis en évidence par les travaux de Serge Paugam. [source : site éditeur]

Georg SIMMEL

Paris, Presses universitaires de France, 2018, (Quadrige) , 108 p., issn 0291-0489, isbn 978-2-13-080180-1


Repenser la mobilité sociale

Cliquez pour agrandir l'image Rémi Sinthon dresse un bilan critique de la façon dont la sociologie a abordé jusqu'à présent les questions de stratification et de mobilité sociales. Il décèle une série d'impensés récurrents de la discipline et suggère en conséquence d'abandonner la notion même de mobilité sociale. Inspiré par les travaux de Pierre Bourdieu, il opte pour une analyse radicalement différente qui met au premier plan l'investissement et la reconversion des capitaux. [source : site éditeur]

Rémi SINTHON

Paris, EHESS, 2018, (En temps & lieux, 78) , issn 1962-7505, isbn 978-2-7132-2731-8


La fin de l'école à l'ère du numérique ?

Cliquez pour agrandir l'image Dans ce numéro e-309, Hervé Daguet, de l'université de Rouen, a rassemblé des chercheurs autour de cette nécessité : le fait que la digitalisation ne va pas faire disparaître l'école mais doit la pousser à se transformer pour prendre en considération les enjeux prioritaires de la société. Rinaudo qualifie de « fantasme » l'abolition de la relation éducative. C'est bien ce qu'observent Fernandez et ses collègues via les initiatives que prennent les enseignants pour développer une citoyenneté numérique responsable. Le point de vue de Genevois et Hamon est que la société numérique et ses artefacts scolaires sont en perpétuelle construction. Il leur paraît donc normal d'observer des usages hétérogènes d'outils encore instables. Ils l'observent sur les ENT alors que Poyet et Jury l'observent sur les journaux de classe selon qu'ils sont en format papier ou numérique. Si la technologie produit des effets, c'est, entre autres, sur la qualité de l'interaction, objet des interrogations de Damani. Son analyse met en avant l'activation de processus fusionnels qu'occasionnent l'usage des réseaux sociaux dans la sphère scolaire. Enfin, Demani et Marquet font la démonstration de la qualité pédagogique induite par la forme ludique d'environnements numériques (Serious Game). Sans jamais crier au miracle, ces auteurs font bien plus la démonstration que la création de savoirs autour des dispositifs pédagogiques utilisant le numérique questionne la place de l'humain en mettant en évidence ses qualités. Et que ces compétences sont bien celles à développer en priorité... au bénéfice de l'apprenant. [source : site revue - éditorial : extrait]

sous la dir. de Hervé DAGUET

Education & Formation, e-309, Mons, Université de Mons, 2018, 92 p., issn 2032-8184


Les Françaises, les Français et l'Épuration. De 1940 à nos jours

Cliquez pour agrandir l'image «Alors que l'orage s'éloigne, une tâche immense s'impose à tous les Français : celle de refaire notre belle France que les nazis ont souillée de leur présence.» Cet écho du Travailleur de l'Oise en octobre 1944 illustre la démarche de ce livre : s'attacher non plus à la seule étude politique et institutionnelle de l'épuration, mais, dans la veine d'une historiographie renouvelée, aux Françaises et aux Français face à l'événement. Il y a une évidente dimension populaire de l'épuration. Il s'agit non pas du catalyseur des «excès de la foule» qui déborderait les nouvelles autorités, mais au contraire d'un mouvement antérieur à l'installation du pouvoir politique à la Libération. Deux dynamiques coexistent en effet dès le début de l'Occupation. L'une, en France, souterraine mais qui s'étend, lente et silencieuse, menace les traîtres et, l'heure venue, veut les tuer ; l'autre, à Londres, puis dans les autres terres d'exil, réfléchit à la justice et à ses normes et prépare des ordonnances. Ces dynamiques, disjointes, se conjuguent finalement au moment de la libération des territoires dans une grande diversité de situations. Cette histoire sociale de l'épuration prend en considération également la question du genre : les relations entre les femmes et les hommes ne sont pas seulement perturbées durant la guerre, leurs identités respectives le sont également et durablement. La volonté de régénération de la patrie et des moeurs, notamment des moeurs féminines, explique l'ignominie des tontes. C'est donc dans un cadre géographique et social élargi que cet ouvrage envisage l'épuration : du village au pays tout entier, jusqu'au continent et à l'Empire ; de l'intimité du domicile et de la famille au bureau, à l'usine ou au champ, de la rue au tribunal, des Maquis aux prisons. [source : site éditeur]

François ROUQUET, Fabrice VIRGILI

Paris, Gallimard, 2018, (Folio histoire, 274) , 832 p., issn 0764-6046, isbn 9782070445226


Château et pouvoirs en Champagne : Montfélix, un castrum comtal aux portes d'Épernay

Cliquez pour agrandir l'image Situé sur un éperon, à proximité d'Épernay, le château de Montfélix (Chavot-Courcourt) a bénéficié de 1983 à 1995 d'une fouille programmée, assortie d'une enquête approfondie et élargie dans les sources écrites. Faits rares et propices à la mise en oeuvre d'un programme de recherche, on possède son acte de naissance et son occupation a été relativement brève. Linéairement composé, à son apogée, de deux mottes que séparent un rempart de barrage et une basse-cour, il est érigé en 952 par l'un des ancêtres des comtes de Champagne, Herbert, comte d'Omois, alors associé à son frère, le comte Robert, et il est abandonné dès le début du XIIIe siècle. Peu de monographies de châteaux comtaux du Moyen Âge central ont été publiées à ce jour, surtout lorsque, comme c'est le cas ici, elles donnent une part majeure aux structures des Xe, XIe et du début du XIIe siècle, de telle sorte que nos connaissances en la matière demeurent fortement lacunaires. Deux thématiques majeures structurent l'exposé. La première traite du bâti et de ses caractéristiques morphologiques et fonctionnelles, au sein des espaces qui lui sont dédiés. Les huit phases de construction et d'occupation rendent compte de la mise en oeuvre progressive des fortifications et des diverses maisons nobles et annexes, qui jonchent le site. Complétées par un examen du mobilier, elles éclairent le sens de l'évolution et aident à en décrypter les ressorts. Intrinsèquement liée à la précédente, la seconde thématique élargit la focale. Elle est centrée sur l'étude des liens entre château et pouvoirs à grande et à petite échelles. Au niveau hexagonal, c'est de la genèse de la principauté « champenoise » dont il est question, et du rôle qu'y joue, à sa modeste échelle, Montfélix du Xe au XIIe siècle. Au niveau microrégional et local, la publication traite de l'impact du château et de sa châtellenie dans la structuration des hommes et de l'espace puis, à partir du XIIIe et plus essentiellement des XIVe et XVe siècles, est abordée la question de ces pôles d'habitat que l'on qualifiait jadis de « villages désertés » ; une appellation qui ne convient plus guère. [source : site éditeur]

Annie RENOUX

Caen, Presses universitaires de Caen, 2018, (Publications du Centre de Recherches Archéologiques et Historiques Médiévales (CRAHAM)) , 456 p, isbn 978-2-84133-879-5


L'IRA et le conflit nord-irlandais

Cliquez pour agrandir l'image En 2005, la plus vieille armée secrète du monde, l'IRA (Armée républicaine irlandaise), déposait les armes et déclarait la fin de sa guerre contre les Britanniques. En quittant la scène, elle permettait à la société irlandaise de revenir sur ce qu'avait véritablement représenté cette armée de l'ombre qui a ponctué l'histoire du XXe siècle d'événements tragiques, tant par leur violence que par leur dimension émotionnelle puissante. Des hommes et des femmes ont tué, torturé et violenté leurs contemporains, qu'ils soient Irlandais, Britanniques ou autres. Ils ont assassiné des indicateurs, fait disparaître des civils, fait exploser des bombes en pleine ville, et leur violence s'est souvent retournée contre eux. Ils ont toutefois aussi protégé une population qui se sentait abandonnée par les autorités, qui ne savait à qui s'en remettre lorsqu'elle se sentait en insécurité. Ils sont morts aux mains de leurs nombreux ennemis, tombant sous les balles des soldats britanniques ou des forces de l'ordre nord-irlandaises, exécutés par les gouvernements des deux côtés de l'île, périssant des suites de grèves de la faim dans les prisons du Nord et du Sud. Pourtant, leur but ultime, la réunification de l'Irlande, n'a toujours pas été atteint. À travers l'analyse historique et politique de l'IRA, ce livre étudie les enjeux de toute guerre asymétrique : politiques et législations antiterroristes, fonctionnement et stratégies de mouvements politiques violents, mais aussi mécanismes de tout processus de paix, et conditions nécessaires pour permettre une transition de la guerre à la paix. Il apporte un éclairage essentiel sur ce territoire postcolonial que constitue l'Irlande du Nord, théâtre du conflit le plus long qu'ait connu l'Europe au XXe siècle, et enjeu essentiel des négociations sur le Brexit. [source : site éditeur]

Agnès MAILLOT

Caen, Presses universitaires de Caen, 2018, (Quaestiones) , 346 p., isbn 978-2-84133-875-7


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