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On recense 15 ouvrages enregistrés dans la base au cours des 14 dernières semaines.

Derniers ouvrages parus

Territoires, lieux et espaces de la révolte, XIVe-XVIIIe siècles

Cliquez pour agrandir l'image Comment le menu peuple de Florence, habitant en périphérie urbaine, est-il monté à l'assaut des beaux quartiers pendant l'été 1378 ? Dans quelle mesure la cartographie de leur équipée est-elle révélatrice des tensions sociales qui animaient la ville ? Lorsque les Napolitains transforment en 1647-1648 leur cité en champ de bataille, quelle construction spatiale du politique mettent-ils en oeuvre ? De quelle façon les rebelles catalans, qui se soulèvent entre 1687 et 1690 contre le roi d'Espagne, ont-ils tenté de maîtriser le territoire de l'insurrection ? Pour quelle raison une révolte urbaine, comme celle du Papier Timbré, est-elle devenue rurale ? Comment s'organise le contrôle policier des grandes villes ? Telles sont, parmi d'autres, les questions que pose cet ouvrage dans le prolongement de la mutation épistémologique engagée par le spatial turn. À l'aide de cartes, de croquis, de gravures et de tableaux, le lecteur est convié à un voyage au coeur des révoltes de la fin du Moyen âge et de l'époque moderne.

sous la dir. de Paloma BRAVO, Juan Carlos D'AMICO

Dijon, Presses universitaires de Dijon, 2017, (Histoires) , 222 p., isbn 978-2-36441-202-6


Maîtres, précepteurs et pédagogues. Figures de l'enseignant dans la littérature italienne

Cliquez pour agrandir l'image L'ouvrage analyse les représentations littéraires de celui qui incarne l'autorité par sa maîtrise de la culture et du langage, l'enseignant, qui a une longue histoire dans la littérature italienne, depuis l'Atlant du Roland Furieux en passant par les pédagogues des comédies du XVIe s. et les précepteurs du XVIIIe s. (Parini, Il giorno), les maîtres d'école du roman du XIXe s., jusqu'aux fréquentes variations sur le thème dans la littérature du XXe s. Si le premier est un sage, aux facultés supérieures voire magiques, le précepteur de la comédie n'est qu'une caricature, comme le pédagogue vaniteux et pédant du XVIIIe s. Puis le maestro se transforme en figure du malheur : suspendu dans une position ambiguë, entre maître et serviteur, il suscite la suspicion des autres ; plein d'ambitions frustrées, il ne dispose que de sa culture et de son talent pédagogique pour tenter d'échapper à son rôle subalterne. Pour le XXe s., entre autorité reconnue ou contestée, les exemples retenus sont nombreux : G. Mosca, Ricordi di scuola ; L. Mastronardi, Il maestro di Vigevano ; N. Ginzburg, Lessico famigliare ; la lettre à Gennariello des Lettere luterane de Pasolini, etc.

sous la dir. de Stefano LAZZARIN, Agnès MORINI

Bern, Peter Lang, 2017, (LEIA, Liminaires-Passages interculturels, vol. 38) , 472 p., issn 1660-1505, isbn 978-3-0343-2105-1


L'Occident vu de Russie. Anthologie de la pensée russe de Karamzine à Poutine

Cliquez pour agrandir l'image À cheval sur l'Europe et l'Asie, qui l'envahirent à plusieurs reprises, sans héritage gréco-romain ou catholique, occidentalisée de force (dans ses couches supérieures) par Pierre le Grand qui, au début du XVIIIe siècle, « perça » une « fenêtre sur l'Europe », la Russie a fait de son rapport à l'Occident non seulement une question géopolitique, mais aussi existentielle et philosophique : il en va de son identité nationale, de son organisation sociale et politique, de son « âme » ou de sa « civilisation », et du lien de celle-ci avec les « valeurs universelles » des Lumières. Dès le début du XIXe siècle, écrivains et penseurs russes débattent, et se divisent, sur les voies du développement de la Russie : faut-il protéger la Russie du poison européen de l'athéisme et de la dépravation (M. Magnitski, 1820), sauver l'Europe de la décadence (A. Kraïevski, 1837), ou devenir des Russes d'esprit européen (V. Biélinski, 1841), et suivre le même chemin que l'Europe occidentale, en nous gardant de ses erreurs (N. Dobrolioubov, 1859), pour ensuite la rattraper et la dépasser comme le voulaient les bolcheviks ? La « révolution conservatrice » actuelle, qui se développe en réaction à la perestroïka, avec son anti-occidentalisme, la dénonciation de la décadence de l'Occident « pourri », le rejet du modèle libéral-démocratique pour une voie russe originale, ou eurasienne (A. Douguine, 2011), ne peut être comprise sans remonter aux débats de la première moitié du XIXe siècle, qui restent d'une étonnante actualité. Sans équivalent dans quelque langue que ce soit, cette anthologie, avec ses nombreux textes traduits pour la première fois en français, ses notices de présentation qui la rendent accessible au grand public, son absence de parti pris, permettra d'avoir du rapport intellectuel ou idéologique de la Russie à l'Occident une vue étendue et approfondie (140 auteurs, qui reflètent beaucoup mieux une réalité complexe et variée que les quelques dizaines de noms auxquels on se réfère d'habitude). Sur plus de deux siècles, on pourra suivre l'évolution d'idées antagonistes issues d'une part des Lumières françaises (droits de l'homme, État de droit, démocratie, principe individuel, cosmopolitisme), d'autre part du romantisme allemand (génie national, individualité nationale, idéalisme), et la permanence de mythes historiosophiques qui fondent l'altérité de la Russie et sa mission salvifique ou régénératrice. Cet ouvrage, préfacé par Georges Nivat, est nécessaire à tous ceux qui s'intéressent à la Russie présente ou passée ou qui veulent suivre le destin des idées européennes sur le sol russe.

Michel NIQUEUX

Paris, Institut d'études slaves, 2017, (Bibliothèque russe, n° 134) , 790 p., isbn 978-2-7204-0545-7


Sociologie d'un génie de la poésie chantée : Brassens

Cliquez pour agrandir l'image Alors qu'il incarnait l'anti-idole par excellence et que ses textes sont souvent exigeants, Brassens a eu de très nombreux admirateurs - de diverses idéologies et de toutes les classes sociales. Il a vendu soixante millions de disques. Toutes sortes de raisons font de Brassens un phénomène social tout à fait singulier : les multiples reprises et versions de ses chansons, y compris dans les dizaines de langues de ses traductions ; le nombre impressionnant d'établissements ou de rues portant son nom ; la diversité des chanteurs-poètes ayant repris ses textes ou composé une chanson en son honneur ; les sites et les fort actives associations qui lui sont dédiés ; la masse des ouvrages et biographies - à peu près deux cents livres - écrits sur lui ; son succès tant sur les ondes, 35 ans encore après son décès, que dans les manuels scolaires, etc. Cet essai considère Brassens comme un analyseur social tant de la diversité des publics que de la complexité culturelle de la société. Loin d'altérer la subtilité du verbe, d'affaiblir l'enchantement de ses textes ou de réduire l'explication du phénomène Brassens à un ensemble de déterminations et de processus, le livre éclaire et restitue cette "magie" qu'est la rencontre d'un artiste et d'un public. A la fois sociologique, historique et anthropologique, cet ouvrage offre au lecteur une immersion empathique dans l'univers de Georges Brassens lui-même. L'auteur renvoie aux différentes facettes du chanteur poète : l'observateur (quasi-sociologue) de sa société, le littéraire mêlant le merveilleux à un fantastique aux accents surréalistes, le contestataire anarchiste mais serein - engagé et dégagé à la fois - et, enfin, le transgresseur de normes, moraliste à son corps défendant

Salvador JUAN

Lormont, Éditions Le Bord de l'eau, 2017, 220 p., isbn 978-2-35687-482-5


Totalitas. Aux origines d'un concept

Cliquez pour agrandir l'image Totalitas est un terme tardif de la langue latine, datant probablement du XIIesiècle, qui ne traduit ni l'idée de « toutes les choses » (« ta panta » des Grecs - traduit par « omnia »), ni son « ensemble » (« to pan - universitas rerum »), ni le « tout structuré » (« to holon - totum »). Quand il fait son apparition dans la langue philosophique, il traduit spécifiquement le concept néoplatonicien de « holotes », qui chez Proclus ne signifie pas seulement l'essence d'un tout structuré comme tout (sens qu'utilise Aristote), mais un tout d'une telle simplicité qu'en son sein aucune partition n'est possible. C'est cette acception néoplatonicienne que Guillaume de Moerbeke et Jean Sarrazin désignent par le terme de totalitas dans leurs traductions de Proclus et de Denys l'Aréopagite. Le concept permet aux scolastiques de pallier une déficience de la méréologie antique pour résoudre un certain nombre de problèmes métaphysiques (comme celui de la présence de l'âme au corps) et théologiques (comme celui de la présence de Dieu au monde, de sa simplicité ou du dogme trinitaire). Ce numéro des Cahiers de philosophie de l'université de Caen ouvre ainsi une autre histoire du concept de totalité, où celui-ci n'est réductible ni au problème du tout ni au problème de l'universalité.

sous la dir. de Maud POURADIER

Cahiers de philosophie de l'Université de Caen, n° 53, Caen, Presses universitaires de Caen, 2016, 176 p., isbn 978-2-84133-842-9


François d'Assise à l'écran

Cliquez pour agrandir l'image François d'Assise est sans doute le saint qui a fait l'objet du plus grand nombre de portraits cinématographiques : une vingtaine de films du début des années dix jusqu'à nos jours. De la critique d'ordre figuratif et esthétique des stéréotypes que la culture a imposés dans Les Onze Fioretti de François d'Assise (Francesco, giullare di Dio, 1950) de Roberto Rossellini aux images d'Épinal du François d'Assise de Michael Curtiz (Francis of Assisi, 1961), de l'image du révolté contestataire du François d'Assise de Liliana Cavani (Francesco di Assisi, 1966) à celle plus politique de Pier Paolo Pasolini dans Des oiseaux, petits et gros (Uccellacci e uccellini, 1966), le cinéma offre un large éventail de représentations du Saint et de l'héritage franciscain dont l'actualité s'inscrit dans un dialogue avec le présent. L'esthétique cinématographique elle-même s'imprègne aussi de franciscanisme dans certains films de Federico Fellini ou de réalisateurs contemporains comme Michelangelo Frammartino.

sous la dir. de Yann CALVET, Brigitte POITRENAUD-LAMESI

Double jeu, n° 13, Caen, Presses universitaires de Caen, 2016, 141 p., isbn 978-2-84133-843-6


La dynamique sociale des subjectivités en cancérologie

Cliquez pour agrandir l'image Pour beaucoup, le cancer constitue une expérience qui bouleverse le rapport à soi et aux autres, à la vie et à la mort, au passé et à l'avenir. Résolument intime, cette maladie grave n'en est pas moins inscrite au coeur de notre vie sociale. Aux prises avec une médecine de haute technicité appelant de ses voeux l'humanisation de ses pratiques, l'épreuve du cancer mobilise constamment la subjectivité des soignés comme des soignants. Rédigé par des sociologues et des anthropologues, cet ouvrage explore ces manières dont les subjectivités sont mises en jeu, façonnées et reprises, violentées et protégées, isolées et partagées au cours des traitements. Les travaux présentés prennent appui sur de solides enquêtes empiriques menées dans des contextes variés (consultations hospitalières, éducation thérapeutique, essais cliniques, soins palliatifs, associations de patients, etc.). Sont ainsi alimentées des thématiques transversales telles que les ambivalences du principe d'autonomie dans les soins, les élaborations morales des malades, de leurs proches et des professionnels ou encore les enjeux subjectifs des innovations biomédicales.

sous la dir. de Benjamin DERBEZ, Natasia HAMARAT, Hélène MARCHE

Toulouse, Erès, 2016, (Cancers & psys) , 184 p., isbn 978-2-7492-5297-1


S'émanciper, oui, mais de quoi ?

Cliquez pour agrandir l'image Faut-il s'émanciper de tout ? Non seulement des puissances ou des tutelles qui nous dominent, mais aussi ? pourquoi pas ? ? de notre famille, de nos traditions, des rôles si pesants que nous avons à jouer dans la vie sociale, des solidarités qui nous aliènent, de notre corps qui nous entrave, de nous-même enfin ? Après tout, n'est-ce pas ce que nous suggèrent en ligne d'horizon le néolibéralisme et son avant-garde, le transhumanisme ? Dès lors n'est-ce pas, paradoxalement, de l'idée d'émancipation qu'il nous faudrait nous émanciper ? Les contributions réunies dans ce numéro plaident pour une thèse moins radicale et plus opérationnelle : autant il y a des émancipations particulières légitimes à conquérir, autant la perspective d'une Émancipation avec un «É» majuscule se dérobe dès qu'on tente de la fixer. Face à l'épuisement des grands discours politiques de la Modernité et leur incapacité à articuler ces émancipations singulières, les luttes sociales risquent d'avoir du mal à trouver une boussole. Mais voilà qui confère une mission enthousiasmante aux sciences sociales, tant elles devront contribuer à l'avenir, par leur puissance d'analyse, à l'émergence de nouvelles grammaires émancipatrices.

sous la dir. de ALAIN CAILLÉ, Philippe CHANIAL, Federico TARRAGONI

Revue du MAUSS, n° 48, Paris, La Découverte, 2016, 280 p., isbn 978-2-7071-9223-3


Lyon et les nouveaux romans (XVIe siècle)

Cliquez pour agrandir l'image Le présent numéro de RHR consacre le succès de la journée "Lyon et les nouveaux romans de la Renaissance", laquelle s'est tenue le 23 janvier 2016 en partenariat avec le Musée des Beaux-Arts de Lyon qui l'a accueillie en marge de l'exposition "La Renaissance à Lyon, Arts et humanisme" (23 octobre 2015 - 25 janvier 2016). Il souhaite mettre en lumière certains de ce que l'on peut appeler à juste titre, quoique de façon anachronique, ces « nouveaux romans ». L'enquête adopte pour champ d'exploration les productions éditoriales de Lyon entre 1501 et 1600. Elle tire parti du matériau accumulé sur les textes publiés dans la ville à la Renaissance dans le cadre du programme « ELR » (Éditions lyonnaises de romans du XVIe siècle [1501-1600]) de l'association RHR, dont ont déjà résulté la mise en ligne d'une base collaborative et la publication de deux numéros de revue. Cinq des huit articles sont issus de communications présentées lors de cette journée. Trois autres, résultats pour certains d'une longue maturation et renouvelant de façon décisive les données longtemps admises par la critique sur la localisation d'éditions, se prêtent aussi au jeu de considérer les romans inventés à Lyon, seconde ville du royaume et le troisième centre européen d'imprimerie après Venise et Paris, au XVIe siècle.

sous la dir. de Pascale MOUNIER

Réforme, Humanisme, Renaissance, n° 82-83, Lyon, Association d'études sur la Renaissance, l'Humanisme et la Réforme, 2016, 252 p., issn 1771-1347


Soulèvements, révoltes, révolutions dans l'Empire des Habsbourg d'Espagne, XVIe-XVIIe siècle

Cliquez pour agrandir l'image Les révoltes qui secouèrent les possessions des Habsbourg d'Espagne entre les débuts du XVIe siècle et la fin du siècle suivant offrent à l'historien une moisson de témoignages émanant des révoltés qui employèrent divers moyens d'expression et de communication pour légitimer leur action et manifester leurs aspirations en usant de références choisies. Les modalités de l'écrit (sermons, libelles, chroniques...) et de l'image (affiches, graffiti...), les pratiques cérémonielles (funérailles, serments...) et les formes d'expression plus traditionnelles comme les fêtes ou le théâtre constituent autant de pratiques culturelles et de formes de communication que ce volume propose d'étudier afin d'analyser ces mouvements longtemps considérés comme « sans voix » et de percevoir leurs racines communes et leurs particularités.

sous la dir. de Alain HUGON, Alexandra MERLE

Madrid, Casa de Velazquez, 2016, (Collection de la Casa de Velázquez, n° 158) , 374 p., isbn 9788490960554


Le Télémaque, n° 50, Numéro spécial

Cliquez pour agrandir l'image Ce numéro spécial contient un ensemble de contributions pour célébrer le vingtième anniversaire de la revue. Les articles sont d'horizons très divers et, dans ce numéro, ne concernent pas un domaine de recherche spécifié comme c'est l'usage dans les dossiers des numéros ordinaires.

sous la dir. de Alain VERGNIOUX

Caen, Presses universitaires de Caen, 2016, 165 p., issn 1263-588X, isbn 978-2-84133-827-6


Au coin des rues de Saint-Lô. Essai d'odonymie saint-loise

Cliquez pour agrandir l'image Durant de longues années, des membres de l'université inter-âges de Saint-Lô ont consacré leur temps libre à la recherche de l'origine des noms des rues et des lieux-dits de leur ville. D'abord seuls, puis sous la direction d'un linguiste confirmé, Stéphane Laîné, ils ont fouillé les archives anciennes et récentes pour retrouver les dénominations passées, les changements intervenus au cours des siècles, les tendances qui ont présidé au choix des noms des artères. Au coin des rues de Saint-Lô est un ouvrage original et novateur, qui met pour la première fois en application une typologie odonymique conçue par un chercheur du CNRS, Pierre-Henri Billy. C'est aussi un livre de découverte, facile à feuilleter, qui permettra au grand public de mieux connaître Saint-Lô à travers l'histoire des noms de ses voies. Voici un livre qui propose une promenade savante et divertissante au lecteur...

sous la dir. de Stéphane LAINÉ

Caen, Presses universitaires de Caen, 2016, (Instrumenta) , 141 p., carte, isbn 978-2-84133-748-4


Acteurs et action. Perspectives en didactiques de l'histoire et de la géographie

Cliquez pour agrandir l'image Ancré dans le champ des didactiques de l'histoire et de la géographie, l'ouvrage analyse les situations d'enseignement-apprentissage par le prisme de l'action didactique. Il cherche à cerner les processus en jeu lorsque les professeurs proposent aux élèves des situations empreintes d'un certain degré d'incertitude, afin que ces derniers appréhendent la situation d'incertitude qui est celle des acteurs du monde. La première partie éclaire l'action didactique à partir de l'appropriation par les élèves de situations qui leur sont proposées sur le mode de la rupture avec les fonctionnements classiques en histoire et en géographie. Centrée sur les professeurs, la deuxième partie en donne l'image d'acteurs incertains, loin de celle de meneurs qui se joueraient aisément des contraintes. Et parmi ces incertitudes, celles qui sont produites par les élèves se révèlent les plus délicates à gérer, soulignant ainsi l'indissociable relation entre enseignement et apprentissage. La troisième partie souligne les difficultés à faire construire en géographie l'idée que les individus puissent être appréhendés comme des acteurs de la société dans laquelle ils vivent, alors même que l'usage du terme d'acteur s'est fortement répandu dans cet enseignement. Articulant études de cas et synthèses, l'ouvrage engage à développer les recherches en didactiques de l'histoire et de la géographie, du côté des conditions de possibilité d'une prise de distance des acteurs, professeurs et élèves, avec les cultures disciplinaires scolaires.

sous la dir. de Sylvain DOUSSOT, Jean-Francois THEMINES

Caen, Presses universitaires de Caen, 2016, (Symposia) , 339 p., isbn 978-2-84133- 835-1


Le cinéma italien d'aujourd'hui entre film politique et film engagé

Cliquez pour agrandir l'image En ce début de XXIe siècle, la production cinématographique en Italie connaît un vrai renouveau, qui a attiré l'attention du public et de la critique. Dans la grande tradition qui a fait de la réflexion sur le politique et sur l'engagement des caractères structurants du cinéma italien, une nouvelle génération de cinéastes s'est montrée capable de réinventer le langage cinématographique pour cerner les personnages politiques et démasquer les visages du pouvoir. Leur attention s'est aussi portée sur les changements qui ont transformé le pays : la violence urbaine, l'emprise des médias, les processus de marginalisation et d'exclusion, l'immigration et l'impossibilité de l'intégration. Ce numéro de Transalpina s'inscrit dans une perspective résolument moderne, qui met en évidence la volonté des réalisateurs d'aujourd'hui de suivre la leçon des grands maîtres du cinéma engagé, tout en innovant pour trouver de nouvelles formes narratives. Grâce à l'approfondissement des questions émergentes, les études ici réunies explorent la relation qui s'est établie entre la politique, la réalité sociale et le cinéma, dans un contexte nouveau et vivant.

sous la dir. de Mariella COLIN, Rossella GIARDULLO

Caen, Presses universitaires de Caen, 2016, (Transalpina, n° 19) , 256 p., isbn 978-2-84133-839-9


Cultures et urbanités : Cuzco - Lisbonne - Tokyo - Rio de Janeiro - Rome - Berlin - New York - Paris

Cliquez pour agrandir l'image Cet ouvrage, issu du colloque international "Cultures et Urbanités à l'Epoque Contemporaine", cherche à élucider la portée de la culture sur la construction du lien entre la ville et ses habitants. Les auteurs nous offrent chacun une réflexion particulière sur la nature de la relation entre la culture et l'urbanité à partir de leurs domaines scientifiques et de leurs horizons géographiques européen, américain et latino-américain.

sous la dir. de Emilio-Fernando ORIHUELA-EGOAVIL, Geneviève VILNET

Paris, L'Harmattan, 2015, 256 p., isbn 978-2-343-05919-8


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