Créer des possibles en débordant le(s) cadre(s): (re)composition et indépendance du mouvement social

Lieu : Maison de la Recherche en Sciences humaines de Caen Normandie - Salle des Actes (SH 027)
Début : 22/03/2019 - 17:00
Fin : 22/03/2019 - 19:00

Au programme :

  • Le Collectif des Féministes Révolutionnaires, membre du Front Social Paris.

  • Théo Roumier (Les Utopiques et Solidaires) à l'initiative de l'appel "On bloque tout !"

  • Fabrice Tanguy (SUD CT et Solidaires 14), l'un des porte-parole du Front Social Caen-Calvados.

Avec le surgissement des « gilets jaunes » cet automne mais aussi avec l'affirmation de « cortèges de tête » toujours plus fournis lors des manifestations récentes contre les lois et ordonnances portant sur le travail, les formes prises par les luttes sociales semblent vouloir assumer une radicalité croissante dans l'action collective, qu'il s'agisse de l'occupation de l'espace public, du blocage des voies de communication ou de secteurs stratégiques de l’économie, de la dégradation ou destruction de symboles du capitalisme ou de l’État... 

Par ailleurs, ces luttes tendent à émerger hors des cadres organisationnels traditionnels, que l'on songe à l'utilisation des réseaux sociaux dématérialisés (1ers appels contre la loi sur le travail ou le mouvement des « gilets jaunes ») ou à la multiplication de collectifs (tels que le Collectif des Livreurs Autonomes de Paris ou le Collectif des Féministes Révolutionnaires) et de coordinations (telles que les Fronts Sociaux ou les Espaces de Convergence des Luttes). 

Enfin, si des revendications classiques, réformistes ou révolutionnaires, sont toujours aussi présentes, il semble que se diffuse un de l'ordre social contemporain, s’appuyant sur des pratiques démocratiques radicales inscrites dans la vie quotidienne et sur une critique des rapports de domination (classe, genre, « race ») saisis dans leur imbrication. Dépassant le clivage entre société et environnement, ces perspectives de l’émancipation intègrent de plus en plus l’impératif écologique, à l’image des récentes grèves pour le climat.

Dans ce contexte social et politique instable tout autant qu’effervescent, nous avons souhaité faire dialoguer, dans cette séance du Séminaire Pratiques et Pensées de l’Émancipation, des militant.e.s de syndicats ou de collectifs autour du thème de la (re)composition et de l’indépendance du mouvement social.

Comment s’organisent aujourd’hui les mobilisations collectives ? Et selon quelles logiques ? Quels sont les mots d’ordre et les modes d’action qui permettent de rassembler, de faire converger des secteurs aux trajectoires sociales différentes ? Quels rapports entretiennent ces initiatives organisationnelles vis-à-vis de la sphère politique institutionnelle ? 

Telles sont quelques unes des questions abordées avec les intervenant.e.s, avant d’ouvrir une discussion plus large avec le public.

 

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