Ce séminaire débutera par une présentation des tâches les plus représentatives qui ont été élaborées depuis 1927 pour étudier la flexibilité mentale et son évolution avec l’âge.
Nous détaillerons des tâches d'alternance permettant de déterminer l’effet de la reconfiguration mentale (nécessaire pour alterner entre deux tâches) sur les performances.
Nous abordons en particulier l’implication du langage intérieur dans la capacité à alterner de façon flexible entre différentes tâches.
L’hypothèse est que le langage participe à l’exécution de la reconfiguration mentale en permettant d’activer les informations déterminantes pour la tâche en cours. La méthode la plus commune pour étudier le rôle du langage dans la faculté à alterner entre différentes tâches est la suppression articulatoire, qui vise à empêcher la verbalisation des sujets dans l'exécution des tâches.
Nous confrontons la suppression articulatoire à une méthode consistant à enregistrer l’activité électrique des muscles qui peut accompagner de façon irrépressible le langage intérieur.
Nous développons l'idée que le langage intérieur est un support efficace et privilégié dans la flexibilité mentale, et d'autant plus lorsqu’il s’agit de contrecarrer les effets involutifs liés à l'âge.


