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Dernière modification le 31/01/2017

Gaël EISMANN
 gael.eismann@unicaen.fr

Maître de conférences en histoire contemporaine

Membre de l'équipe HISTEMÉ (Paix & Conflits - Cultures & Transmissions)

Éléments biographiques

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Diplômes et concours :

Doctorat d’histoire, décembre 2005
Agrégation d’histoire et Capes d’histoire-géographie, 1996
Diplôme d’Etudes Approfondies, 1994
Maîtrise de Sciences-Politiques, 1993
Maîtrise d’histoire, 1992

Activité pédagogique et expérience professionnelle

2007-2008 : Maître de conférences à l’université de Caen

2007-2006 :
- Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche à l’Université de Caen
- Lauréate d’une bourse de recherche post-doctorale décernée par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

2006-2004 :
- Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche à l’Université de Paris X-Nanterre.
- Lauréate d’une bourse de recherche décernée par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

2004-2003 :
- Lauréate de la Bourse de recherche francophone décernée par l’Institut Historique Allemand de Paris (IHAP).

2003-2001 :
- Détachée auprès du CNRS en qualité de Chargée de recherche 2ème classe à l’IHTP (Institut d’Histoire du Temps Présent).

2001-1996:
Professeur agrégé dans l’enseignement secondaire

 

Thèse

La politique de ”maintien de l’ordre et de la sécurité” conduite par le Militärbefehlshaber in Frankreich (Commandant Militaire Allemand en France) et ses services, 1940-1944.

Sous la direction du professeur Jean-Pierre Azéma.
Date de soutenance : 5.12.05
Lieu de soutenance : IEP de Paris

     La mémoire collective et savante a longtemps perpétué l’image d’une administration militaire ayant pratiqué en France occupée une politique d’occupation « correcte ».
     La politique de « maintien de l’ordre et de la sécurité » conduite par le MBF au cours de la première année d’occupation montre pourtant que les dispositions prises par le MBF durant cette première phase d’occupation, alors unanimement qualifiée de paisible, jettent très tôt les bases d’une politique répressive implacable. L’été 1941 n’en marque pas moins une rupture décisive dans l’histoire de la politique de « maintien de l’ordre et de la sécurité » du MBF, matérialisée par les exécutions massives d’otages civils puis par les premières déportations. Le recours à des formes de représailles auxquelles la France avait jusqu’alors échappé, coïncide par ailleurs avec une intégration croissante de l’appareil répressif français au dispositif répressif allemand, avec la participation plus active des forces de l’ordre allemandes aux investigations policières, ainsi qu’avec le durcissement des pratiques judiciaires des tribunaux militaires allemands. En dépit du transfert des pouvoirs de police à un HSSPF en France occupée au printemps 1942, les services du MBF continueront par ailleurs à participer au contrôle de la vie publique et de l’appareil administratif français, aux opérations « militaro-policières » menées contre les zones réputées « infestées de bandes terroristes », ou encore à la répression judiciaire des oppositions.
     Ce travail a donc permis de mettre en évidence, dans son évolution, l’élaboration, par l’appareil d’occupation du MBF, d’une stratégie globale de « maintien de l’ordre et de la sécurité », oscillant entre séduction, pression et répression, pour juguler toute forme d’opposition à la puissance occupante. Ce faisant, il est apparu qu’il fallait reconsidérer les responsabilités du MBF et de ses services dans les violences allemandes commises en France pendant l’occupation. Le MBF a en effet joué un rôle autrement plus moteur dans la répression des oppositions qu’on ne l’a longtemps écrit. La mise au jour des articulations entre les différentes facettes de la politique de « maintien de l’ordre et de la sécurité » du MBF a par ailleurs permis d’affiner, de nuancer ou de corriger la périodisation communément admise en matière de répression allemande en France.

Publication de la thèse

Eismann G., Hôtel Majestic. Ordre et sécurité en France occupée (1940-1944), Paris, Tallandier, 2010, 591 p.

Le rôle joué par le Commandant militaire allemand en France (MBF), qui siégeait à l'Hôtel Majestic à Paris, dans l'élaboration d'une stratégie globale de maintien de l'ordre et de la sécurité dans la France occupée.

 


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