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Dernière modification le 12/01/2017

Jean-Louis LENHOF
0231566246
 jean-louis.lenhof@unicaen.fr
Bureau SH 006

Maître de conférences en histoire contemporaine

Membre de l'équipe HISTEMÉ (Environnement & Sociétés)

Membre du pôle Espaces maritimes, sociétés littorales et interfaces portuaires

Éléments biographiques

Biographie

-1979 : DEUG de Philosophie (Université de Dijon)

-1980 : admissible à l’ENS de la rue d’Ulm

-1982 : maîtrise d’histoire contemporaine, Université de Dijon, sous la direction de Pierre Lévêque ; titre du mémoire : Dijon à la veille de la Première guerre mondiale : étude sociale et économique des fortunes (1 vol.)

-1982 : CAPES d’Histoire-Géographie

-1983-1985 : professeur d’histoire-géographie au Lycée La Condamine, à Quito (Équateur)

-1985-1988 : professeur d’histoire-géographie dans divers établissements de l’enseignement secondaire en Bourgogne et en Haute-Normandie

-1988-1991 : professeur d’histoire-géographie à l’École Normale d’Instituteurs de l’Orne (à Alençon)

-1989 : agrégation externe d’Histoire

-1991 : DEA d’histoire contemporaine, Université de Caen, sous la direction de Gabriel Désert ; titre du mémoire : Alençon au début des années 1880 : étude d’histoire sociale quantitative (1 vol.)

-1991-1993 : Inspecteur de l’Éducation Nationale, circonscription (primaire) de Mortagne-au-Perche (Orne)

-1993-1998 : professeur d’histoire-géographie à l’IUFM de Basse-Normandie, centre d’Alençon ; et également chargé de cours en histoire contemporaine à l’Université de Caen

-1998 : Doctorat d’Histoire (nouveau régime), Université de Caen, sous la direction de Dominique Barjot ; titre de la thèse : Quand se tissait la ville des classes moyennes : impasses industrielles et réussites sociales en Alençon au XIXe siècle (4 vol.)

-Depuis 1998 : maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Caen (Centre de Télé-Enseignement Universitaire puis Centre d’Enseignement Multimédia Universitaire)

-Depuis 2003 : co-responsable (avec Christophe Boutin, professeur agrégé de droit public) du pôle pluridisciplinaire « Espaces maritimes, sociétés littorales et interfaces portuaires » de la MRSH de Caen.

-Depuis octobre 2010 : responsable de l'axe Environnements maritimes, littoraux et portuaires

-Depuis mars 2011 : membre (élu) du Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

Thèse

Quand se tissait la ville des classes moyennes : impasses industrielles et réussites sociales en Alençon au XIXe siècle.

Doctorat d’Histoire (nouveau régime), Université de Caen, sous la direction de Dominique Barjot, 1998, 4 vol.

 Il s'agit d'un travail d'histoire urbaine, portant sur une ville moyenne : Alençon (chef-lieu de orne). La démarche s'appuye notamment sur des "registres de population" qui rendent compte du "mouvement" des habitants. Entre 1820 et 1914, la population a peu augmente, malgré de forts courants migratoires. Et l'urbanisation du territoire communal a nettement progresse.
En outre, Alençon a connu a la fois la prospérité industrielle et la désindustrialisation. Deux produits hérités des temps "proto-industriels", la toile de chanvre et la dentelle à l'aiguille, ont donne lieu, dans le cadre d'une fabrication partiellement modernisée, a un bel exemple de développement industriel "dual". Les "agents" industriels locaux se sont laisses enfermer dans des impasses qui expliquent l'échec final, après 1880 : ce travail est une contribution au débat sur la désindustrialisation de la Basse-Normandie au XIXe siècle.
Une des principales raisons de l'échec de la transition industrielle à Alençon a été la structure sociale : les deux manufactures dispersées étaient conçues comme socialement nécessaires. En même temps que l'artisanat, et que la fonction commerciale de la ville (qui finalement les a relayées au moment de la désindustrialisation), elles ont contribue a l'instauration d'un certain "bonheur social" : réduction des écarts sociaux et recul de la précarité, augmentation des effectifs des classes moyennes, proportion croissante de "rentiers" chez les personnes âgées, mobilité sociale ascendante, le tout fonde sur une culture de la réussite par l'entreprise.
Les années 1880-1900, avec la "tertiarisation" de la société et l'arrivée des nouvelles classes moyennes (salariées), dont l'objectif n'était pas de s'enraciner dans la ville, ont vu le déchirement d'un tissu social dont la solidité a dure autant que l'industrie de la toile de chanvre.

 

HDR

- Soutenance prévue d’une Habilitation à Diriger des Recherches en histoire contemporaine (préparée sous la direction de Dominique Barjot, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Paris IV - Sorbonne) :

Le social dans l’économique : problématique de la modernisation et de la gestion de la main-d’œuvre dans l’industrie textile et dans le transport maritime au XIXe siècle

– titre général, incluant une étude originale intitulée « Windjammers ». Gestion de la main-d’œuvre et utilisation optimale de l’outil nautique à bord des derniers voiliers de commerce au long cours, 1880-1940.

 


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