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Dernière modification le 12/10/2020

Céline JOUIN

Maître de conférences

Membre de l'équipe Identité et subjectivité

fonctions actuelles :

• Maître de conférences en philosophie politique et philosophie du droit à l'Université de Caen Normandie depuis 2011

• Co-responsable pédagogique du Master de Philosophie à l'Université de Caen Normandie depuis 2016, avec Jérôme Laurent depuis 2020

• Secrétaire de rédaction des Cahiers de philosophie de l'Université de Caen depuis 2011

domaines de recherche :
philosophie du droit, philosophie politique, philosophie hégélienne et post-hégélienne

cursus :
Thèse de philosophie soutenue à l'Université de Rennes-1 en  2009, Droit international, épistémologie et idéologie chez Carl Schmitt, dirigée par Catherine Colliot-Thélène.
Études à l'ENS de Fontenay-Saint-Cloud et de Lyon ainsi qu’à Nanterre et à la Humboldt-Universität de Berlin

Enseignement / formation

Cours d’agrégation 2020-2021
Le commun.


La recherche d’alternative à la civilisation capitaliste et la lutte contre la monopolisation de l’accès à certaines catégories de biens par des fractions de la population se fait depuis quelques temps sous le nom de la reconquête du « commun». Les revendications autour du commun apparues dans les mouvements altermondialistes et écologistes ont pris pour référence l’ancien termes anglais de « commons » désignant les terres que les anciens droits coutumiers permettaient d’utiliser collectivement (« communaux ») dans les campagnes européennes, avant qu’une vague de « mise en clôture » (enclosures) des terres ne viennent les transformer en propriété privé. Dans la recherche récente, ce phénomène historique de privatisation des communs a fait l’objet d’une intense réflexion théorique de la part d’historiens (E. P. Thompson), d’économistes (E. Ostrom), d’écologistes (G. Hardin), mais aussi de philosophes (Negri, Hardt, Dardot). Dans ce cours, nous partirons des théories récentes des communs et du commun, dont le grand intérêt est d’avoir réintroduit la question de la propriété au cœur de la question politique. Nous examinerons les usages du concept de « bien commun », catégorie de l’éthique et de la politique depuis l’Antiquité, qui est un concept clé du républicanisme classique mais aussi des canonistes et des légistes. Nous étudierons les théories de l’appropriation du droit naturel moderne, de Grotius à Locke (qui légitiment la propriété privée) et le communisme (qui la met en cause). Nous réfléchirons au rapport du « commun » et du « public », du « commun » et de l’« universel » ainsi qu’aux usages des notions de « communauté » et de « communication ». En effet, le commun ne renvoie pas seulement à des biens, mais aussi à des connaissances, langages, images, codes, affects et réseaux de communication qu'une société produit de manière collective.

Cour de philosophie du droit. M.3PH91
Licence 3
La représentation politique

Le peuple sait-il ce qu’il veut avant d’être représenté ? Est-il présent hors de la représentation ? Pourquoi le gouvernement des modernes s’est-il de plus en plus identifié au gouvernement représentatif ? La représentation politique n’est-elle qu’une « technique » ou un expédient pour permettre l’expression politique du grand nombre ? Ou trahit-elle un renoncement de la politique des modernes à l’idée d’un peuple réel et présent ?

Dans ce cours, nous enquêterons sur la genèse de la représentation politique moderne en tenant compte des dimensions théologiques, philosophiques et juridiques de celle-ci. Nous repartirons des débats théologiques du début du Moyen Âge liés à l’eucharistie (dans lesquels la repraesentatio signifie « rendre présent »). Nous nous demanderons pourquoi les pères fondateurs du gouvernement représentatif distinguaient ce gouvernement de la démocratie. Nous montrerons qu’on ne peut réduire la question de la représentation à celle du parlementarisme qui n’en est qu’une des formes historiques possibles.


M.1PH61 CM Philosophie générale 2 Licence 1
L’histoire


Dans ce cours on analysera la façon dont la modernité pense le temps historique : l’effacement des prophéties et des attentes de la fin du monde, la dissociation de l’histoire sainte, de l’histoire humaine et de l’histoire de la nature et l’avènement d’un temps ouvert.
Une attention particulière sera accordée au tournant qu’a représenté la philosophie de l’histoire de l’idéalisme allemand à partir de la f in du XVIIIe siècle.

 


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