Accueil

Page personnelle de Marie François

Marie FRANCOIS

0685360947
 marieceline1978@yahoo.fr
Salle sh 203/204
Site web : http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/annuaire/2188289

Docteur en géographie

Membre associé de l'équipe ESO-Caen

Membre du pôle Risques, Qualité et Environnement Durable

THÈMES DE RECHERCHE ET MOTS CLÉS

Ressources hydriques, foncier, conflits d’usages, politiques publiques, acteurs (agricoles et urbains), discours, stratégies individuelles et collectives, espaces ruraux/urbains, Méditerranée rive Nord/Sud.

 

Docteure en Géographie de l'Université de Caen Basse-Normandie

Docteure en Aménagement du Territoire et Environnement de l'Université de Saragosse (Espagne)

 

EAU ET DEVELOPPEMENT EN ESPAGNE

POLITIQUES ET DISCOURS

Les exemples de l'Aragon et de la Région de Murcie

 

Thèse soutenue le 4 décembre 2009 à l'Université de Caen Basse-Normandie

- Mention très honorable avec les félicitations du jury à l'unanimité (France)

- Mention sobresaliente con laude por unanimidad (Espagne)

 

MEMBRES du JURY ESPAGNOL

Francisco CALVO GARCIA-TORNEL, Professeur, Département de Géographie, Faculté des Lettres, Université de Murcie (rapporteur)

Ana CASTELLO PUIG, Professeur titulaire, Département de Géographie et d'Aménagement du Territoire, Faculté des Sciences Humaines et de l'Éducation (Huesca), Université de Saragosse

Luisa Maria FRUTOS MEJIAS, Professeur, Département de Géographie et d'Aménagement du Territoire, Faculté de Philosophie et Lettres (Saragosse), Université de Saragosse

Alia GANA, Directrice de recherche au C.N.R.S, Université Paris X

Robert HÉRIN, Professeur Émérite, U.F.R. de Géographie, Université de Caen (co-directeur)

 

MEMBRES du JURY FRANÇAIS

Francisco CALVO GARCIA-TORNEL, Professeur, Département de Géographie, Faculté des Lettres, Université de Murcie (rapporteur)

Alia GANA, Directrice de recherche au C.N.R.S, Université de Paris X (rapporteur)

Robert HÉRIN, Professeur Émérite, U.F.R. de Géographie, Université de Caen (co-directeur)

Francisco Javier MARTINEZ GIL, Professeur, Département des Sciences de la Terre, Université de Saragosse (co-directeur)

 

Télécharger la thèse au format PDF:

http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/45/95/92/PDF/these_tome_I.pdf

 

Axes de recherche

Ressources hydriques, foncier, conflits d’usages, politiques publiques, acteurs (agricoles et urbains), discours, stratégies individuelles et collectives, espaces ruraux/urbains, Méditerranée rive Nord/Sud.

Résumé de thèse

 

Pour développer le pays et répondre aux demandes agricoles, urbaines, touristiques et industrielles, l'Espagne a mis en place une politique basée sur la construction et la gestion d'ouvrages hydrauliques (barrages-réservoirs, transferts d'eau entre bassins hydrographiques, etc.). Cette politique, qui a permis le développement économique de certaines régions agricoles ou touristiques, a généré des problèmes sociaux et environnementaux : expropriation de villages submergés par les retenues d'eau, dévastation d'écosystèmes, surexploitation des eaux souterraines ou encore dégradation qualitative des ressources hydriques. Appuyé par les lobbies agricoles, de la construction, de l'immobilier et du tourisme, le modèle de développement, qui vise à accroître rentabilité et profits est fondé sur une augmentation de l'offre en eau, quelles qu'en soient les conséquences sociales, économiques, territoriales, environnementales.

Développement durable, gestion de la demande eau, économie d'eau, pénurie d'eau, sécheresses, etc. sont, en Espagne, des thèmes d'actualité. Les discours des politiques, des acteurs du secteur économique et les interventions des médias leur font une large place. Qu'en est-il dans la réalité ? La société espagnole se détourne-t-elle du modèle consumériste et de la rentabilité à tout prix ? Jusqu'à quel point le développement peut-il justifier l'exploitation, parfois la surexploitation, des ressources hydriques ?

Afin de répondre à ces interrogations, ont été choisis deux espaces d'étude : l'Aragon et la Région de Murcie. Ces deux régions illustrent de façon extrême, parfois même caricaturale, les enjeux que suscitent la gestion et la relation à l'eau.

 

Mots clés : Espagne, Aragon, région de Murcie, eau, gestion de la demande, politique de l'offre, infrastructures hydrauliques, agriculture irriguée, processus urbano-touristique, modèles de développement, discours, médias, conflits.

 

Indexation Rameau

- Eau -- Politique publique

- Gestion des ressources en eau - Espagne

- Eau - Langage politique - Espagne

- Eau - Dans les medias -- Espagne

- Développement économique -- Aspect de l'environnement - Espagne

- Eau en agriculture - Aragon (Espagne)

- Tourisme - Aspect de l'environnement - Murcie (Espagne)

- Conflits sociaux  - Aragon (Espagne)

- Conflits sociaux  - Murcie (Espagne)

 

Résumés de mémoires universitaires

 

FRANÇOIS Marie, 2003, L'émergence d'une nouvelle culture de l'eau en Espagne ? Contribution à la question urbaine de l'eau, mémoire de DEA, Université de Caen, sous la direction de Robert Hérin, 131 p.

 

L'Espagne, dont la politique de l'eau est basée sur une gestion d'ouvrages hydrauliques, semble subir une transformation lente et difficile depuis la deuxième moitié des années 1990. Cette transformation tend vers une gestion de la ressource et de la demande. Les éléments déclencheurs de cette tendance semblent être la sécheresse de 1992-1995 et l'intégration européenne, plus particulièrement la politique européenne en matière de gestion de l'eau. Ces facteurs soulèvent un débat important sur la question de l'eau, portant principalement sur les thèmes des transvasements entre bassins, du prix et des marchés de l'eau et sur le rôle de l'État.

Le modèle espagnol de gestion fondé sur une augmentation de l'offre quelles qu'en soient les conséquences (sociales, économiques, environnementales) se trouve de plus en plus critiqué. Cependant, dans les faits, le changement de ce modèle hydraulique ne semble pas réel. Les exemples de la réticence des pouvoirs publics sont multiples, ne serait-ce que l'actuel projet de transfert d'eau du Rhône à Barcelone et le Plan Hydrologique National approuvé par le parlement espagnol en 2001.

Cette étude a pour but de réaliser une analyse de ces transformations en matière de gestion de l'eau au niveau urbain. Mais pourquoi le thème de l'eau et pourquoi l'espace urbain ? Parce que l'eau est une préoccupation majeure des sociétés, elle devient de plus en plus un enjeu de conflits économiques, politiques et sociaux. L'eau, qui a un rôle important dans la structuration des rapports sociaux, intègre pour son étude plusieurs sciences et plusieurs objets. Elle est un révélateur des inégalités sociales. La ville quant à elle, dont la population continue de croître, implique une demande en eau de plus en plus importante C'est un espace qui exprime clairement la répartition socio-spatiale de ces inégalités. En outre, l'analyse des conséquences des changements dans les modes de gestion de l'eau sur les populations urbaines et le fonctionnement de la ville est un thème fondamental dans nos sociétés actuelles. Nous avons choisi d'analyser ces questions au niveau européen après avoir effectué ma maîtrise au Venezuela sur le thème de l'inégal accès à l'eau potable des populations urbaines. Notre choix se tourne particulièrement sur la situation espagnole où l'eau, comme dans de nombreux pays méditerranéens, est un pilier fondamental de la société.

Le questionnement s'articule autour d'une problématique centrale : peut-on parler de l'émergence d'une nouvelle culture de l'eau en Espagne ?

Notre interrogation est double : quelles sont les modifications qui apparaissent dans la manière de gérer l'eau en Espagne ? Ces transformations, impulsées par le mouvement Nouvelle Culture de l'Eau, ont-elles un réel impact sur la société espagnole ?

L'intérêt du projet est de permettre une connaissance plus précise de cette nouvelle culture de l'eau au niveau local par l'analyse du fonctionnement des services urbains de l'eau et d'assainissement et par l'analyse des attentes des populations, de leurs comportements et de leurs pratiques, afin, de faciliter une meilleure gestion de la ressource hydrique. Ainsi, si nous devions définir notre étude en quelques mots, nous utiliserions les mots suivants : nouvelle culture de l'eau ; ville ; gestion de l'eau ; politique communautaire ; politique espagnole de l'eau ; conflits politico-économiques ; impacts sociaux, territoriaux, économiques et environnementaux ; comportements ; participation de la population.

 

- FRANÇOIS Marie, UHEL Mathieu, 2002, L´inégal accès à l´eau potable dans l´espace urbain de Maracaibo. Le contexte d´un pays en développement : Le Venezuela, mémoire de maitrise, Université de Caen, sous la direction de Jean-Marc Fournier, 198 p.

 

Le thème des inégalités, qu'elles soient sociales ou spatiales, est récurrent dans nos sociétés actuelles. La ressource en eau, vitale pour le développement des êtres vivants, n'échappe pas à cette situation et nombreuses sont les populations qui n'en ont pas accès. Le Venezuela, pays en développement, exprime ces inégalités d'accès à l'eau où les classes sociales défavorisées sont exclues de ce service. C'est dans la ville, centre administratif, politique, économique et social qu'on peut observer cette dynamique inégalitaire.

La ville de Maracaibo, située au nord-ouest de l'État de Zulia est une ville pétrolière au climat semi-aride et chaud qui, pour approvisionner sa population, utilise les eaux fluviales grâce à un système de barrages nommé système de Tule-Manuelote. Maracaibo possède une croissance urbaine particulière caractérisée par un développement dual. C'est-à-dire qu'une partie de la ville est constituée d'installations régulières, c'est la ville formelle, et qu'une autre partie est constituée d'installations irrégulières, c'est la ville informelle. Mais ce qui en fait une ville particulière c'est la prédominance des installations irrégulières appelées aussi barrios (65 % de la population).

Les populations composant la ville informelle n'ont pas accès à ce service d'eau et les populations de la ville formelle doivent faire face à la vétusté des installations et à un système de rationnement. Afin de pallier les déficiences du service d'eau potable et d'assainissement, les populations développent des pratiques compensatoires dans lesquelles le facteur socio-économique accentue la ségrégation socio-spatiale. Les populations défavorisées doivent faire face à un accès irrégulier mais surtout de mauvaise qualité où les pratiques développées ne sont pas viables sur le long terme voire même être dangereuses pour leur environnement et leur santé. Cependant, cette situation de la ville de Maracaibo n'est pas récente. Elle est la résultante de facteurs multiples qui interagissent sur les modalités de gestion de la ressource.

À Maracaibo, deuxième ville du Venezuela par son poids démographique et économique, la ressource hydrique ne manque pas mais sa répartition, par le biais du service public, est «excluante» entre les différentes classes de la société et les différents secteurs de l'espace urbain. Dans cette métropole, le secteur privé a, depuis peu, fait son entrée dans la gestion de l'eau. À Maracaibo, comme dans de nombreuses autres villes d'Amérique latine et du monde, cet inégal accès à l'eau est lié à différents facteurs que sont la culture, le niveau social et économique de la population mais aussi au facteur politique. Tous ces éléments sont liés les uns aux autres et ont des conséquences sur l'environnement matériel et social. C'est dans ce sens que le problème de la gestion de l'eau est systémique.

Tout cela nous a amené à nous poser trois questions fondamentales. Tout d'abord, nous nous sommes interrogés sur les différents facteurs influençant la dynamique inégalitaire d'accès à l'eau. Quels sont-ils et comment agissent-ils ? Puis, nous nous sommes demandés si la dynamique actuelle, c'est-à-dire la rupture avec la gestion publique de l'eau et l'entrée du secteur privé, ne va pas accentuer les inégalités d'accès à l'eau. Ces changements vont-ils permettre le développement des zones dites «rentables» au détriment des zones à faible niveau socio-économique ? Enfin, la troisième interrogation concerne les stratégies des populations afin de pallier le manque ou l'inexistence d'accès à l'eau. Quelles sont ces stratégies en fonction des différents niveaux socio-économiques et socioculturels ?

 

 


N.B. : chaque page personnelle est rédigée sous l'entière responsabilité de son auteur.