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Manifestation

Minorités et pouvoirs dans le monde anglophone

Lieu : UCBN, Bâtiment de Lettres, Salle LE 161
Début : 20/11/2008 - 09:00
Fin : 22/11/2008 - 18:00
Responsable(s) scientifique(s) : Taoufik DJEBALI (ERIBIA, Caen) / Salah OUESLATI (MIMMOC, Poitiers) / Pierre Guerlain (CREA, Université Paris Ouest, Nanterre La Défense)

En sciences sociales, le pouvoir se caractérise par des processus d'interactions entre les individus au sein de la même société. En s'inscrivant dans la tradition wébérienne, de nombreux auteurs définissent le pouvoir comme la capacité d'un acteur de produire des effets prévus et voulus sur le comportement d'autres acteurs. En sciences politiques, Robert Dahl (dans Qui gouverne ?) fournit une définition devenue aujourd'hui paradigmatique : un individu (seul ou représentant d'une organisation, d'un Etat... ) exerce un pouvoir sur un autre individu, dans la mesure où il obtient de ce dernier des comportements, des actions voire des conceptions que celui-ci n'aurait pas eus sans son intervention. Dahl note, par ailleurs, qu'il existe de nombreux termes pour désigner le même phénomène : le pouvoir, l'influence, l'autorité, le contrôle, la persuasion, la puissance, la force, la coercition, etc.
Cependant, depuis quelques décennies, les relations de pouvoir entre acteurs (groupes, institutions, Etat…), se sont notablement transformées. Ces évolutions sont caractérisées par une métamorphose du pouvoir, par les changements dans les modes d’actions collectives ainsi, et surtout, que par l’émergence de la question des identités sociales et politiques. Dès lors, gouverner implique de plus en plus la mise en rapport des groupes d’intérêt, des institutions et des acteurs de toute nature, chacun possédant sa vision propre, sa rationalité, ses objectifs et sa stratégie.
Les groupes qui s’organisent sur des bases ethniques, raciales ou religieuses, occupent une place de plus en plus prépondérante dans le champ politique et social et tendent à déterminer les termes du débat politique. Cette évolution laisse de moins en moins d’espace aux groupes qui se mobilisent sur la base de revendications à caractère vertical à savoir : justice sociale, lutte contre les inégalités et contre la pauvreté… 
La question qu’on peut se poser est de savoir si l’engagement de ces groupes conduit à renforcer la démocratie et la justice sociale ou risque, au contraire, d’accentuer la fragmentation de la société, voire de créer une forme de « tyrannie des minorités ». On peut aussi se demander si les responsables politiques ne contribuent pas au renforcement de cette tendance en instrumentalisant le sentiment identitaire à des fins électorales. Enfin, cette nouvelle forme de revendication, qui semble occulter les clivages socio-économiques, n’a t-elle pas atteint ses limites et ne conduit-t-elle pas en définitive au maintien de l’ordre établi et d’un statu quo favorable aux élites politiques et économiques que ces groupes étaient censés combattre ?
La problématique du colloque tourne autour de la place du pouvoir dans les rapports conflictuels majorité/minorité, séparatisme/accommodement, intérêt général/intérêts particuliers… dans les pays anglophones.
Le colloque Minorités et pouvoirs se veut pluridisciplinaire, faisant appel à des spécialistes aussi bien en sociologie et sciences politiques, qu’en civilisation, histoire ou anthropologie.

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