Jacques Rivette à la lettre

Lieu : MRSH
Début : 08/11/2017 - 15:30
Fin : 09/11/2017 - 12:00
Responsable(s) scientifique(s) : D. Vasse - J. Wolkenstein

Après Eric Rohmer (en 2014) et François Truffaut (en 2016), ce sera au tour de Jacques Rivette d’être à l’honneur des journées d’études que l’Université de Caen Normandie et le LASLAR consacrent au rapport des cinéastes de la Nouvelle Vague à la lettre. Autre figure éminente de cette génération de critiques aspirant à joindre leur plume éclairée à une nouvelle pratique du cinéma à la veille des années 60, Jacques Rivette a durant toute son œuvre nourri une passion pour la littérature et les pistes scripturales, puisant son inspiration aussi bien chez Balzac que chez Henry James, chez Goldoni aussi bien que chez Emily Brontë. Chez lui, la lettre - papier ou esprit - est toujours là, prête à frapper plusieurs fois, sous la porte ou sous le tapis, comme un coup de dés qui relance les vies. Code secret, rébus, sentence ou déclaration enflammée, la lettre rivetienne tient autant du jeu que du mystère, instrument malin qui participe du petit complot sous le nom duquel Rivette aimait désigner ce qu’est un film de fiction.

Axe « Ecritures de l’image »

 

1ère journée : mercredi 8 (15h30 à 18h) et jeudi 9 (10h à12h) novembre 2017 : « Jacques Rivette : l’écrit à la trace » (amphi MRSH). Elle sera consacrée aux rôles multiples de la lettre et de l’écrit dans les films de Jacques Rivette. Plus généralement, elle portera sur ce qui, dans l’acte d’écrire ou de déposer de l’écrit, relève d’une résolution ou d’un dévoilement dans le champ de la fiction ou de la réflexion sur les films. Critique aux Cahiers du cinéma dans les années 50, Rivette, célèbre pour son style aigu et tranchant, cherchait déjà à élucider par écrit les problèmes, éthiques et esthétiques, que pouvait poser le cinéma. L’écriture comme moyen de résoudre une énigme tout en la suscitant, en faisant peu à peu apparaître les contours jamais sûrs de ses signes, c’est aussi ce qu’on retrouve dans beaucoup de ses fictions dédaléennes, souvent marquées du sceau de l’indiscernable. Cette journée accueillera des interventions sur la période critique de Jacques Rivette, sur ses articles, ses choix de cinéphile et ses théories. Mais aussi sur la place et la fonction accordées à l’écrit sous toutes ses formes dans l’espace de création de ses films (au cœur des récits comme dans l’étape d’écriture du scénario).

Au Café des images à 20h : projection du Pont du Nord de Jacques Rivette (1981), suivie d’une rencontre avec Jean Narboni, critique et spécialiste de Jacques Rivette.

 

2de journée : mercredi 29 (15h à 18h) et jeudi 30 (10h à 12h) novembre 2017 : « Jacques Rivette et les influences littéraires » (amphi MRSH). Elle sera consacrée aux adaptations et à l’influence de ses écrivains fétiches (voir plus haut) sur l’écriture de ses scénarios. Influence directe ou indirecte, revendiquée ou inconsciente, centrale ou diffuse, intégrale ou partielle. Il s’agira de porter la réflexion sur les méthodes de transposition ou d’assimilation de textes littéraires à l’échelle d’une inspiration toujours sensible aux chemins de traverse et aux risques de la réécriture.

Au cinéma Lux à 19h : projection de Ne touchez pas la hache de Jacques Rivette (2007).

 

 

 


 

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