Dans les débats d’actualité les notions d’ « héritage » et de « patrimoine » sont souvent liées. En général l’héritage peut être défini comme un passé dont le présent et le futur doivent tenir compte dans l’élaboration de leurs projets : Ce peut être l’héritage tout simple qu’on assume, qu’on refuse, ou qu’on se dispute à plusieurs.On peut penser au patrimoine culturel mondial, sites, objets, lieux qu’on tente de protéger de la destruction/disparition ; mais en immobilisant ce passé, ne contredit-on pas l’accélération de l’histoire qui caractérise la modernité ?L’héritage génétique, lui, implique une espèce de programmation intérieure dont personne ne peut se libérer, qui nous lie à un passé très lointain.L’héritage écologique, dans la plupart des cas, provient de l’action humaine, avec des conséquences souvent négatives, jusque dans un futur très lointain. Le débat sur la tradition et sur la modernité recoupe quelquefois la question de l’héritage, mais il importe de ne pas les confondre. Le colloque se propose de considérer l’héritage, dans l’histoire de la littérature française, à la fois comme un code auquel on ne peut pas échapper et comme un modèle qu’on a accepté, soit parce qu’il l’a fallu, soit parce qu’on l’a choisi afin de définir sa propre spécificité ou de trouver son style à soi.Les axes de recherche seront donc principalement : © L’héritage comme problématique, soit familiale, soit sociale et anthropologique, dans les textes, notamment fictifs © L’héritage littéraire et culturel, le modèle qu’on accepte, qu’on réélabore ou qu’on refuse
Accepter ou refuser l'héritage
Lieu :
MRSH
Début :
19 mai 2011 - 09:00
Fin :
20 mai 2011 - 18:00
Responsable(s) scientifique(s) :
F. WILD - F. MEIER


