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Posté le 16/06/2014 3784 lectures

Évolution des perceptions et des discours sur l’industrie. Impensés, promesses et controverses

Armand Hatchuel

Cette conférence a été donnée dans le cadre du colloque intitulé L'industrie, notre avenir qui s'est tenu au Centre Culturel International de Cerisy du 3 au 10 juin 2014, sous la direction de Pierre VELTZ et Thierry WEIL.

Actes du colloque

L'industrie, notre avenir

Posté le 20/05/2014


3387 lectures

Onomastique scandinave en Normandie : mythes et réalités

Stéphane Laîné (25/04/2014)

Cette conférence a été enregistrée dans le cadre du 44e symposium de NORNA (comité nordique de coopération pour la recherche onomastique), en collaboration avec le Centre Franco-Norvégien en Sciences Sociales et Humaines à Paris, l’OFNEC et le CRISCO (pour la coopération scientifique). Ce colloque a eu pour thème principal les noms de...

Posté le 05/02/2013 5109 lectures

André Pézard traducteur de Dante ou le choix inactuel et délibéré de l’archaïsme

Viviana Agostini Ouafi

 

L'exploration des fonds de l'IMEC (Institut Mémoires de l'Édition Contemporaine) fait l'objet depuis plusieurs années de travaux de l'Équipe de Recherche Littératures, Imaginaires et Sociétés (ERLIS) de l'Université de Caen Basse-Normandie. Dans le cadre de ces explorations, nous avons lancé en 2012, avec la Société d'Études des Pratiques et Théories en Traduction (SEPTET), le projet « Les traductions de l'IMEC ». Ce projet, qui aboutira en 2015 à un colloque international intitulé « Les grands traducteurs de l'IMEC », vise à valoriser les fonds des traducteurs déposés dans ces archives situées près de Caen, dans le magnifique cadre de l'Abbaye d'Ardenne.

Notre intervention ouvre la série des rencontres sur les traductions de l'IMEC avec un sujet complexe et contrasté. Pour l'italianisme français et pour la traductologie italo-française, le fonds d'André Pézard provenant du Collège de France est remarquable non seulement pour la qualité de ses études sur l'œuvre de Dante mais aussi pour les nombreux brouillons de traduction et pour leurs mises au net dactylographiées qui y sont déposés : en explorant ce fonds on pénètre dans le laboratoire du plus important spécialiste et traducteur français de Dante au XXe siècle. Ce traducteur est d'autant plus singulier qu'il propose en 1953 une traduction modernisante du prosimètre de la Vita Nuova, à savoir agréable à lire et écrite dans une prose française contemporaine élégante, et qu'il la retraduit en entier en 1965 pour l'édition complète des œuvres en italien et en latin de Dante. Cette seconde réécriture est archaïsante, et les poèmes cette fois-ci ont un rythme précis (sonnet étudié ici au plan génétique : Piangete, amanti...) : la compréhension d'une telle traduction exige la collaboration active du lecteur. Les stratégies traductives d'A. Pézard ont entièrement changé de 1953 à 1965 et il assume un tel choix dans une introduction méta-traductive d'une grande clarté. Le traducteur se fait théoricien de la traduction illustrant et défendant sa propre démarche. Quelle est la position de la traductologie française face à cette stratégie de traduction privilégiant les phénomènes d'intertextualité qui relient l'ancien français à l'ancien toscan, ce dernier métamorphosé par le génie de Dante dans le vulgaire illustre du sì ? Comment a-t-on accueilli une traduction de la Divine Comédie soumise à la scansion du décasyllabe, césuré à la quatrième, ou à la sixième, et à la dixième syllabe (6+4 ou 4+6), pour reproduire le rythme de l'hendécasyllabe italien ? Les critiques de Georges Mounin, d'Antoine Berman et d'autres vis-à-vis de ces choix traductifs montrent que, au-delà des querelles finalement contingentes opposant les sourciers aux ciblistes, une conception modernisante de la traduction s'impose comme allant de soi : indépendamment de la poétique et de la langue de l'auteur traduit, toute réécriture doit plaire au lecteur et lui faciliter la tâche de la lecture. Il s'agit d'un processus d'uniformisation où le plurilinguisme de l'original devient dans le texte d'arrivée monolingue, où l'expérimentalisme scripturaire subit une normalisation linguistique : ce qui confirme la place presque toujours subalterne et périphérique de la traduction, y compris en France, dans le polysystème littéraire d'accueil. Comme l'affirme George Steiner, derrière toute traduction il y a avant tout une conception précise de la langue traduisante. Celle d'André Pézard, humble élu du Collège de France, nous paraît une conception philologique courageuse car non conformiste. Ce n'est pas le Dante poète intemporel de l'émotion post-romantique qu'il propose dans un français « linguistiquement correct » à ses lecteurs de 1965 mais le Dante qu'il a appris à connaître par son étude assidue (sa première édition critique de la Vita nuova date de 1931) : un poète médiéval riche et complexe dont la poésie, assez difficile d'accès même aujourd'hui aux Italiens, constitue la synthèse, et le dépassement, de la culture occidentale de son époque. C'est ce dialogue des langues et des cultures dans l'espace européen médiéval que Dante a exploité et poétiquement remotivé, en prenant aussi exemple des modèles littéraires prestigieux de France. André Pézard veut faire résonner l'écho de ces modèles dans sa traduction. Pourquoi devrait-il exclure de cet espace et de ce dialogue interculturel les archaïsmes de l'ancien français ? Quelle est la place des langues d'oc et d'oïl et de la philologie dans la culture française d'aujourd'hui ? Par sa poétique archaïsante, intertextuelle et musicale de la traduction de Dante, l'italianiste et médiéviste André Pézard a déjà répondu à ces questions. Il a aussi convoqué et bien averti son lector in fabula. Toute stratégie de traduction est d'après nous légitime, qu'elle soit modernisante ou archaïsante, pourvu qu'elle indique et motive ses choix de traduction et qu'elle reste cohérente dans la pratique à ses principes.

Viviana Agostini-Ouafi

Posté le 14/10/2011 4743 lectures

Variation phonologique dans deux francophonies distinctes : le Mali et la Louisiane

Chantal Lyche

Professeur de linguistique française à l'université d'Oslo (Norvège), Chantal Lyche est spécialiste de phonologie. Elle mène actuellement, avec une équipe d'universitaires français, une grande enquête scientifique consacrée à la prononciation du français en France et dans la francophonie : le projet PFC (Phonologie du Français Contemporain, http://www.projet-pfc.net/).

Auteur de nombreux ouvrages et articles sur ce sujet, elle vient de...

Posté le 13/10/2011 4109 lectures

Le français régional de Normandie, une variété autonome ?

Chantal Lyche

Professeur de linguistique française à l'université d'Oslo (Norvège), Chantal Lyche est spécialiste de phonologie. Elle mène actuellement, avec une équipe d'universitaires français, une grande enquête scientifique consacrée à la prononciation du français en France et dans la francophonie : le projet PFC (Phonologie du Français Contemporain, http://www.projet-pfc.net/).

Auteur de nombreux ouvrages et articles sur ce sujet, elle vient de...

Posté le 30/01/2012 5028 lectures

La nominalisation : fait de langue ou fait de style ?

Véronique Magri-Mourgues

Cette communication a été enregistrée dans le cadre du

Posté le 30/01/2012 6415 lectures

Faits de langue, de discours et de style. Etude à partir des définitions de psychomécanique.

Marie-Corinne Baron Vermoyal

Cette communication a été enregistrée dans le cadre du 2e Colloque de l'Association Internationale de Stylistique organisé par le LASLAR du 7 au 9 novembre 2011, qui s'est tenu à la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de l'Université de Caen Basse-Normandie.

Marie-Corinne Baron est actuellement doctorante à l'université de Paris-IV...

Posté le 21/06/2010 4958 lectures

Lexicographie bilingue : enseignement de l’italien et traduction dans deux grammaires italiennes écrites en français

Viviana Agostini Ouafi

Cette communication a été présentée dans cadre du séminaire « Réflexions autour des dictionnaires bilingues et multilingues » de l'équipe ERLIS, sous la responsabilité d'Anne-Marie Gresser et d'Élisabeth Ridel, qui s'est déroulé à l'abbaye d'Ardennes (IMEC) le 28 mai 2009.

Viviana Agostini-Ouafi est Maître de Conférences au département d'italien de l'Université de Caen Basse-Normandie où elle enseigne...

Posté le 16/10/2013 4009 lectures

Melody as a Bearer of Radical Ideology. “The Coney Warren” and its Successors

Gérald Porter

Cette communication a été enregistrée dans le cadre du colloque international Cultures orales, histoires et mémoires des révoltes et contestations populaires en Europe, XVe-XVIIIe siècles organisé par le Centre de Recherches en Histoire Quantitative (CRHQ-UMR 6583 CNRS) de l'Université de Caen Basse-Normandie, avec la participation de la British...

Posté le 03/10/2013 4137 lectures

Esthétique interculturelle, esthétique de l’interculturel

Alexis Nuselovici (Nouss)

Cette conférence a été donnée dans le cadre du colloque intitulé Penser et agir pour l'interculturel qui s'est tenu au Centre Culturel International de Cerisy du 23 au 27 septembre 2013, sous la direction de Issa ASGARALLY et Isabelle ROUSSEL-GILLET.

Actes du colloque

Interculturel... Enjeux et...

Posté le 23/09/2013 4442 lectures

Logique d'itinéraire ou comment entrer dans un chantier

François Jullien

Cette conférence a été prononcée dans le cadre du colloque intitulé Des possibles de la pensée. L'itinéraire philosophique de François Jullien qui s'est tenu au Centre Culturel International de Cerisy du 14 au 21 septembre 2013, sous la direction de Françoise GAILLARD et Philippe RATTE.

Actes du colloque

Des...

Posté le 12/09/2013 4760 lectures

Camus, l'artiste

Anne Prouteau

Cette introduction générale a été prononcée dans le cadre du colloque intitulé Camus l'artiste qui s'est tenu au Centre Culturel International de Cerisy, du 17 au 24 août 2013, sous la direction de  Sophie BASTIEN, Anne PROUTEAU et Agnès SPIQUEL.

Actes du colloque

Camus, l'artiste

Sophie...

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