L’enseignement de la sociologie à la Faculté des Lettres et sciences humaines de Bordeaux (1930-1946).
Cette conférence a été enregistrée durant le colloque, consacré aux sociologues sous Vichy, qui s'est tenu à l'IMEC les 11 et 12 octobre 2010. Durant l'occupation de la France par les troupes nazies, des changements ont affecté la sociologie française. Changement parmi le personnel : les chercheurs juifs étaient frappés d'interdiction professionnelle ; changement quant aux contenus, par une réorientation vers des thématiques eugéniques, folkloristes ou communautaires.
Jean-Paul Callède est docteur en sociologie, chargé de recherche au CNRS, membre du Groupe d'Etude des Méthodes de l'Analyse Sociologique de la Sorbonne.
Résumé de la communication
De la vocation d’enseignant à l’appel de la vie publique. Du déclin de la discipline à sa dislocation ?
À la Faculté de Bordeaux, faisant suite à des décennies fastes ou favorables, un certain déclin de la sociologie, en termes de visibilité nationale et de publications, s'amorce en 1930, avec le départ à la retraite de Gaston Richard, qui avait succédé à Émile Durkheim au début de l'année 1902-03. Pour avoir pris leurs distances vis-à-vis de l'École durkheimienne, devenue l'École française de sociologie, les représentants de cette « autre École bordelaise » n'ont pas démérité. Mais à la fin des années 1930, que reste-t-il de cette autre école sociologique? Quels sont les facteurs qui permettent d'expliquer le déclin de la sociologie à Bordeaux jusqu'à sa quasi dislocation ?








