Une histoire relique ou un retour d'expérience ? La contribution de l'historien au risque littoral de submersion
Structure de recherche associée à la MRSH : Villes et sciences sociales Date : 27 nov. 2012 Lieu : MRSH Durée : 95:47 | ![]() |
Cette conférence a été donnée dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire "Villes" de la MRSH, consacré en 2012-2013 aux Villes et la mer.
Emmanuel Garnier est historien du climat et des risques (Institut Universitaire de France, Université de Caen) et actuellement French Government Overseas Fellow invité à l'Université de Cambridge. Il dirige ou collabore à plusieurs projet français (Agence Nationale de la Recherche, Institut de Recherche pour le Développement, Fondation de France) et internationaux (Britanniques et européens FP7).
Pour en savoir plus :
Résumé de la communication
Ce travail tente de prouver l'intérêt pour l'assureur d'une approche historique consacrée aux tempêtes et aux cyclones entre 1500 et nos jours. Les exemples de la France, de l'Europe et de l'Océan Indien montrent que ces événements extrêmes sont en réalité des facteurs de permanence historique et que les archives peuvent être très utiles pour estimer leur sévérité. Dans cette perspective, une simulation du coût actuel de la tempête atlantique de mars 1937 est réalisée. Elle révèle que les sociétés littorales de cette époque étaient nettement plus résilientes. Enfin, l'étude prouve que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la vulnérabilité a augmenté plus rapidement que l'aléa tempête, notamment depuis les années 1990 avec l'urbanisation croissante des littoraux.








