Nouvelles technologies, imaginaire et créativité
CCSTI
Cette conférence a été filmée le 6 décembre 2011 dans le cadre du séminaire annuel « Changements institutionnels, risques et vulnérabilités sociales », au programme du Master recherche de Sociologie de l'Université de Caen. Initié dans les années 1990, ce séminaire est actuellement dirigé par Salvador Juan, professeur de sociologie à l'Université de Caen.
Laurent Chicoineau est issu des sciences humaines et sociales (sciences et techniques de la communication). Il a fait ses débuts dans le journalisme, et notamment comme chroniqueur scientifique à la radio. Il est aujourd'hui directeur du Centre de Culture Scientifique et Technique de Grenoble, ainsi que professeur associé à l'Institut de la Communication et des Médias de l'université Stendhal.
Durant les années 60 ont émergé des mouvements d'éducation
populaire ayant pour principe l'éducation tout au long de la vie ainsi que le
partage des savoirs culturels, artistiques, scientifiques et techniques. C'est à
partir de cette dynamique qu'a été créée, en 1968, la Maison de la Culture de
Grenoble. Cette dernière accueille, depuis 1979 le CCSTI (Centre de Culture
Scientifique, Technique et Industriel). Ce centre a pour objectif, au-delà de la
diffusion de la culture scientifique et technique, de traiter de problèmes à
controverse et de favoriser les débats publics, en particulier et récemment sur
les nanotechnologies. Afin d'interpeler le citoyen, différentes expérimentations
ont été mises en place. Dans cette conférence, Laurent Chicoineau fait un retour
sur expérience de quatre d'entre elles.
Les débats publics accueillent une
catégorie de population déjà initiée à la réflexion citoyenne. A l'inverse, les
expositions touchent un public large. Mais si elles restent uniquement
pédagogiques et didactiques, elles ne poussent pas suffisamment le citoyen à une
interrogation réelle sur la question des nanotechnologies, de ses enjeux et de
ses impacts.
Les porteurs du projet de popularisation des nanotechnologies
ont alors imaginé une approche par le sensible. Ils ont mis en public les
nouvelles technologies avec la collaboration d'artistes tels qu'Ez3kiel ou la
compagnie Scolène. Le résultat fut positif car le public s'est senti
personnellement concerné par la technologie.
La culture scientifique et
technique nous concerne tous. Il est donc essentiel d'intégrer le public sur ces
questions.
Mathilde Heinrich







