Lucien Goldmann dans les années 60 : l'intelligence des paradoxes

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Geneviève Mouillaud-Fraisse, auteur
Structure de recherche associée à la MRSH : CERReV
Enregistrement : 16 sept. 2009 - Durée : 33mn27s - Réalisation : CEMU
Lieu : IMEC, Abbaye d'Ardenne

Cette communication a été donnée dans le cadre du colloque international intitulé "La personnalité et l'oeuvre de Lucien Goldmann" qui s'est déroulé à l'IMEC du 14 au 16 septembre 2009.

Geneviève Mouillaud-Fraisse a travaillé au CNRS avec Lucien Goldmann durant les années 60, puis a enseigné la littérature française à l'Université de Provence jusqu'en 1994. Elle a notamment publié : Le Rouge et le Noir de Stendhal : le roman possible (Larousse, 1973) ; La cause des oies, texte "carnavalesque" en collaboration avec Anne Roche (Les lettres nouvelles-Maurice Nadeau, 1978) ; Les fous cartographes, littérature et appartenance, L'Harmattan, 1996.

Résumé de la communication

Lucien Goldmann parlait d'oeuvres "de grand format" et les définissait, quand c'était des classiques, par leur écho durable à l'échelle  historique (pari humaniste sur les postérités) puis, quand il s'est tourné vers des auteurs contemporains, par des critères internes, en premier lieu la "cohérence". Or  cette cohérence était généralement celle d'un paradoxe. Paradoxe tragique explicite de la vision pascalienne; paradoxe plutôt nommé contradiction, dont la dialectique suppose la présence pour le dépasser au futur; paradoxe, sous l'adjectif "problématique", du héros de roman dans son rapport aux valeurs et au monde, etc. Geneviève Mouillaud-Fraisse essaie d'en repérer les principales variantes dans Le Dieu Caché et Pour une sociologie du roman.